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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 08:52

 

Texte de Serge Toussaint

 

La fraternité semble inscrite au cœur même du vivant. Dans la nature, elle est un facteur d’évolution, les espèces les mieux adaptées n’étant pas les plus agressives mais les plus solidaires, celles dont les individus s’associent entre eux, voire entre espèces différentes pour s’entraider. Chez les humains, la fraternité est avant tout liée au sentiment profond d’une maternité commune, mais de tout temps elle a été menacée par la rivalité. De nos jours, le sens de la solidarité tend à disparaître. La fraternité ne peut pas être imposée par une loi, une volonté de l’État, elle doit venir de nous, de nos capacités de compréhension, d’amour et de fraternité, qu’il est temps de réveiller pour ne pas tomber dans la barbarie.

 

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 08:21

 

 

 

 

 

Par Serge Toussaint

 

 Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

La question majeure qui se pose à propos du hasard est de savoir s’il existe ou non, que ce soit en ce qui concerne l’origine de l’univers et de la vie sur Terre, ou à propos de ce qu’il advient dans l’existence de chacun d’entre nous et du devenir de l’humanité dans son ensemble. Nombre de scientifiques font du hasard (et de la nécessité) un facteur déterminant en toute chose et considèrent qu’il est omniprésent. À l’inverse, les mystiques ont tendance à dire qu’il n’existe pas. Qu’en est-il exactement ?

 

le hasard dans l’univers

Comme la plupart des Rose-Croix, je pense que le hasard n’existe pas, en ce sens que tout effet procède d’une cause. Pour reprendre l’exemple de l’univers, il est le résultat d’un processus d‘autant plus admirable qu’il repose sur des lois qui font l’admiration des savants, notamment des astrophysiciens. Dès lors, comment penser que la Création est due au hasard ou à un concours de circonstances, de même que l’apparition de la vie sur Terre ? Étant donné que l’on « juge un arbre à ses fruits », il paraît évident que l’une et l’autre sont les effets d’une Cause transcendantale, c’est-à-dire d’une Intelligence prodigieuse que les spiritualistes assimilent à Dieu.

 

Qu’en est-il maintenant du hasard dans l’existence humaine ? D’un point de vue rosicrucien, tout individu vient au monde dans un pays et une famille que son âme a choisis avant même de s’incarner, sachant qu’elle y trouvera les conditions générales qui contribueront le mieux à son évolution spirituelle. Au fur et à mesure qu’il grandit, il en vient à appliquer de plus en plus son libre arbitre et à forger lui-même son destin. Ainsi donc, au-delà des apparences et contrairement à l’opinion courante, ce n’est pas le hasard qui fait que telle personne naît à tel endroit, à tel moment, dans tel milieu… Naturellement, cela ne veut pas dire qu’elle est destinée à vivre définitivement dans le pays où elle est venue au monde.

 

Le hasard dans l’existence humaine

Tout au long de notre vie, nous faisons des choix qui conditionnent notre existence, tant sur le plan personnel que familial, social, professionnel, etc. Considérer que tout ce qui nous arrive d’heure en heure, de jour en jour et d’année en année est dû au hasard, reviendrait à admettre que nous n’avons pas le libre arbitre et que nous ne pouvons pas influer sur notre avenir. Or, nous sommes en grande partie responsables de ce que nous pensons, disons et faisons au quotidien, et par là-même, de ce qu’il advient dans notre existence, en négatif comme en positif.

 

S’il est vrai que la vie de chacun d’entre nous est conditionnée en grande partie par ses propres choix, elle comporte néanmoins une part de ce que nous appelons « hasard », en ce sens qu’elle comporte des situations, des événements, des rencontres, etc., qui n’ont apparemment aucun lien direct avec ce que nous avons pu penser, dire ou faire. Lorsque cela a une connotation négative, on parle de « fatalité » ; lorsque cela a une connotation positive, on parle de « providence ». Mais dans les deux cas, cela ne doit rien au hasard, car il y a nécessairement une cause, une origine, une raison, une explication à ce qui nous arrive, même si c’est apparemment malgré nous.

 

En conclusion, je dirai que le hasard n’existe aux yeux des hommes que parce qu’ils ne peuvent comprendre, ni toutes les causes des événements qui jalonnent leur existence, ni toutes celles des phénomènes qui se produisent dans la nature, et encore moins celles qui sont à l’œuvre dans l’univers. Et dans nombre de cas, il faut voir en lui ce qu’Albert Einstein en a dit, à savoir « le chemin que Dieu emprunte lorsqu’Il veut rester anonyme ».

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-du-hasard

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 09:44

 

Par Serge Toussaint | Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

Comme on le sait, le coronavirus, appelé aussi covid 19, a fait son apparition en Chine, dans la ville de Wuhan, vers la mi-décembre 2019. Selon la version officielle, ce serait un pangolin ou une chauve-souris qui l’aurait transmis à l’homme sur un marché. Une autre source non officielle postule qu’il serait parti d’un laboratoire construit dans cette ville en 2003, dans lequel des recherches étaient entreprises sur les coronavirus, famille de virus dont certains sont mortels. Il appartient à chacun de se faire son opinion à ce sujet, et je me garderai bien d’alimenter toute polémique ; il y en a déjà suffisamment. Cela dit, il est évident que certains scientifiques œuvrant dans le domaine médical jouent les « apprentis sorciers » et sont préoccupés davantage par les profits que peuvent générer leurs « découvertes » que par les questions d’éthique et de sécurité. On peut dire la même chose à propos du nucléaire, qui constitue un danger réel pour le monde entier, sans parler des déchets radioactifs qui ont une durée de vie de plusieurs centaines de milliers d’années et dont on ne sait que faire.

 

Indépendamment de son origine, cette pandémie a révélé une évidence : le monde n’est désormais qu’un seul pays. Parti de Chine, le coronavirus a parcouru la planète en faisant fi des frontières. Si l’on peut comprendre que certains pays aient fermé les leurs (trop tard ?) dans l’espoir de freiner la propagation entrante ou sortante du virus, cela n’en a mis aucun à l’abri. Quoi qu’il en soit, le retour au nationalisme dans un futur proche, voire à l’isolationnisme, comme certains le réclament avec vigueur, ne permettrait pas d’empêcher un nouveau fléau de ce genre de se répandre sur l’ensemble de la planète (au mieux, cela ralentirait son expansion), mais il renforcerait les égoïsmes individuels et collectifs, et donc les risques de conflits. De mon point de vue, la mondialisation, malgré ses faiblesses et ses dérives, est plutôt une bonne chose, car elle rapproche les êtres humains et contribue à la paix entre les peuples. Néanmoins, il faudrait en changer les fondements politiques et économiques, et faire en sorte qu’elle soit un vecteur de mieux-être pour tous, ce qui suppose qu’elle soit fondée sur la coopération et non sur la compétition.

 

La « Positio Rose-Croix »

De toute évidence, la pandémie à laquelle le monde est confronté doit conduire tous les gouvernements et tous les peuples à s’interroger profondément sur l’état du monde, ce que les dirigeants de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix ont fait en 2001, il y a près de vingt ans, à travers la « Positio Rose-Croix ». Dans le prologue, il est dit ceci : « L’humanité est à la fois troublée et désemparée. Les progrès immenses qu’elle a accomplis sur le plan matériel ne lui ont pas vraiment apporté le bonheur et ne lui permettent pas d’entrevoir le futur avec sérénité : guerres, famines, épidémies, catastrophes écologiques, crises sociales, atteintes aux libertés fondamentales, autant de maux qui contredisent l’espoir que l’homme avait placé dans son avenir. » S’ensuit dans ce Manifeste une réflexion générale sur la situation du monde (en 2000-2001) dans des domaines aussi divers que l’économie, la politique, la science, la technologie, la religion, l’art, la morale… D’une manière générale, il en ressort que si l’humanité veut s’ouvrir à un bel avenir, elle doit prendre pour devise : « Ecologie – Humanisme – Spiritualité », thème de « L’Appellation Rose-Croix », publiée par l’A.M.O.R.C. en 2014.

 

La conséquence la plus dramatique de la pandémie est le nombre de personnes qui sont décédées prématurément et qui ont plongé autant de familles dans la peine et le désarroi, d’autant que les funérailles ont été réduites dans tous les pays à leur plus simple expression. Un autre effet très négatif est la fermeture parfois définitive d’un grand nombre d’usines, d’entreprises, de sociétés, de commerces et autres pôles d’emplois et d’activités, ce qui va conduire des millions de personnes à perdre leur emploi et à rejoindre des millions d’autres dans la précarité. C’est toute une économie qu’il va falloir reconstruire, mais ce peut être l’occasion de tenir compte des erreurs du passé et de mettre en place un nouveau « modèle », au sens le plus vertueux du terme. Fondée jusqu’à présent sur la « croissance », elle n’a eu de cesse d’inciter les populations à consommer toujours davantage, de manière à produire toujours plus. En application de ce dogme, on a délocalisé, machinisé, robotisé, développé à l’excès l’intelligence artificielle…, ce qui a déshumanisé la société, l’a fragilisée et l’a rendue encore plus inégalitaire. Quant à l’argent, il n’a peut-être jamais autant été un agent de cupidité et de corruption, au mépris des valeurs éthiques les plus élémentaires.

 

Les effets positifs de la pandémie

Mais la pandémie a eu aussi des effets positifs : de nombreuses personnes se sont recentrées sur elles-mêmes et se sont posé des questions existentielles : la vie a-t-elle un sens ? Qu’en est-il de la mort ? Avons-nous une destinée ? Que penser de la fatalité ?… Par ailleurs, beaucoup ont pris conscience de la fragilité du monde et de l’état de folie dans lequel il se trouve depuis trop longtemps. Sans parler du dévouement et de l’abnégation du personnel médical et paramédical, on a vu réapparaître des attitudes et des gestes qui étaient depuis longtemps en voie de disparition : courtoisie, gentillesse, patience, entraide, sourire, compassion… Sur le plan écologique, les émissions de gaz à effet de serre et de particules fines ont chuté. Les forêts ont respiré librement le temps d’un printemps, et des millions d’arbres n’ont pas été coupés. La pêche étant quasiment à l’arrêt, les coraux et les fonds marins se sont quelque peu reconstitués. Les fleuves, les mers et les océans ont pu se « reposer » et se « ressourcer ». La flore et la faune ont bénéficié d’un répit bénéfique dans la plupart des pays, etc. La preuve nous est ainsi donnée que si elle le veut vraiment, l’humanité peut diminuer l’impact négatif qu’elle a sur la nature et lui permettre de se régénérer. Il suffit de lui en donner le temps.

 

L’Apocalypse

On a parlé de l’« Apocalypse » à propos de la pandémie. Si besoin est, rappelons que dans la Bible, ce terme désigne le récit que Jean l’Evangéliste fait de la fin du monde. Il est pour moi évident que ce récit est allégorique et ne se rapporte pas à la situation actuelle de l’humanité. Ce qu’elle vit depuis quelques mois n’a donc rien d’apocalyptique, au sens biblique du terme ; il ne s’agit pas non plus d’un Châtiment divin, comme certains le prétendent. Cela dit, nous pouvons espérer et souhaiter que cette épreuve collective soit « un mal pour un bien » et donne lieu à des prises de conscience et des changement salutaires qui marqueront le début d’un autre monde, d’un monde nouveau, fondé sur ce que les êtres humains peuvent exprimer de meilleur sur les plans individuel et collectif. Alors, le mot « Apocalypse » prendra tout son sens, puisqu’il veut dire littéralement « Révélation ». Mais pour qu’il en soit ainsi, il faut qu’ils se livrent à une profonde introspection, n’oublient pas ce qui est arrivé, et cessent de se comporter eux-mêmes comme des coronavirus à l’égard de notre planète. Sinon, il est évident que de nouvelles catastrophes sanitaires, scientifiques, nucléaires ou technologiques se produiront, avec encore plus de conséquences dramatiques.

 

À n’en pas douter, on va vouloir, dans les prochaines semaines et les prochains mois, trouver les responsables de la pandémie, de sa propagation, des décès qu’elle a provoqués… La « chasse aux sorcières et aux boucs émissaires » a déjà commencé sur internet et dans certains médias, non sans arrière-pensées politiques, idéologiques, corporatistes, complotistes, opportunistes et autres. Les révisionnistes en tous genres vont s’employer à refaire l’histoire de cette pandémie et à expliquer à qui voudra les lire et les écouter ce qu’il aurait fallu faire et ne pas faire, dire et ne pas dire, pour qu’elle n’arrive jamais, soit endiguée rapidement et fasse beaucoup moins de victimes, voire aucune. En ces temps où l’on aime tant polémiquer et donner son avis, souvent de façon anonyme sur les réseaux sociaux, rien n’est plus tentant que de refaire ce qui, pourtant, ne peut plus être changé. Tous pays confondus, il est évident que des erreurs plus ou moins graves ont été commises à différents niveaux et dans divers domaines, et qu’il faudra en tirer des leçons pour l’avenir. Mais ne sommes-nous pas tous en partie responsables de la situation actuelle du monde ? N’avons-nous pas nous-mêmes à changer dans notre manière de penser et de nous comporter ?

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-du-coronavirus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 09:44

 

 

Texte par Serge Toussaint,

 

 Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

La notion d’Amour universel, si chère aux Rosicruciens, correspond à deux concepts différents mais complémentaires. En premier lieu, elle se rapporte à l’Amour que toutes les religions et toutes les traditions ésotériques attribuent à Dieu, quelle que soit la conception que l’on en ait. En second lieu, elle désigne l’idéal vers lequel tout individu devrait tendre, à savoir aimer tous les êtres humains (sans aucune distinction de race, de nationalité, de culture, de classe sociale et de religion pour ceux qui en suivent une), mais également les animaux et la nature en général. Si la première approche a une connotation religieuse ou spirituelle, la seconde correspond à un objectif que tout humaniste peut se donner, même s’il n’est pas spiritualiste. Il lui “suffit” pour cela de considérer que l’humanité entière ne forme qu’une seule et même famille.

Aucun croyant ne peut prouver que « Dieu est Amour ». C’est là un acte de foi, une conviction intérieure. En réponse à cette conviction, un athée dira que si c’était vraiment le cas, il n’y aurait ni guerre, ni maladie, ni souffrance, ni injustice, ni mal en ce monde. Ce à quoi on pourrait rétorquer que ce n’est pas Dieu qui crée les guerres, fait preuve de malveillance, se comporte de façon injuste, viole les lois naturelles…, mais l’homme lui-même en raison d’une application négative de son libre arbitre. On pourrait ajouter que l’amour existe dans la nature. Pour s’en convaincre, il suffit de songer à cet instinct qui conduit la plupart des animaux à prendre grand soin de leur progéniture, au point d’aller jusqu’à se sacrifier pour la protéger des prédateurs. Songez également à la manière dont un animal de compagnie se comporte à l’égard de son maître ! Quiconque a un chien, un chat… ne peut douter de l’affection que celui-ci lui porte.

 

S’il est un fait que les religions considèrent que Dieu est Amour, elles enseignent que si l’homme vit sur Terre et connaît tant d’épreuves et de souffrances, c’est en raison du « péché originel » commis à l’aube des temps par Adam et Ève. Alors qu’Il leur avait interdit de manger le « fruit de l’arbre » (une pomme dans la Bible), ils bravèrent cette interdiction, ce qui leur valut d’être châtiés du paradis et de perdre à jamais l’état de bonheur et de félicité qui était le leur. Et si l’on en croit la Genèse, l’humanité actuelle est toujours sous le joug de ce Châtiment, ce qui expliquerait les malheurs et les vicissitudes qu’elle connaît depuis ses origines. Est-ce là une preuve d’amour et de miséricorde ? Une contradiction interpelle même les croyants. En effet, comment comprendre et admettre qu’un Dieu aimant et miséricordieux puisse Se montrer à ce point injuste et rancunier envers Ses créatures ?

 

Au regard de l’Ontologie rosicrucienne, l’humanité n’est pas et n’a jamais été sous le joug d’un « péché d’originel ». Par ailleurs, Dieu n’a rien d’un Être anthropomorphique susceptible de Se montrer injuste et rancunier. Il s’agit plutôt d’une Intelligence impersonnelle et absolue, d’une Énergie universelle et intemporelle. À un “moment” que l’on ne peut situer dans le temps (puisque celui-ci n’existait pas), cette Intelligence éprouva le désir et le besoin de partager la Sagesse qui Lui est propre avec des créatures. C’est ainsi qu’Elle matérialisa l’univers à travers le Big Bang (le « Fiat Lux » dans la Bible) et insuffla en lui une Âme dite universelle, et à travers elle l’essence même de la Vie. Commença alors ce que les mystiques en général et les Rosicruciens en particulier appellent l’« Évolution cosmique ». Sur Terre, ce processus à la fois cosmogonique et cosmologique opère à travers les règnes minéral, végétal, animal et humain.

 

D’un point de vue rosicrucien, l’émergence de la Création, et par extension l’apparition de la vie sur Terre et de l’humanité elle-même, ne furent en aucun cas la conséquence d’un Châtiment divin, mais au contraire d’un acte d’Amour que l’on peut qualifier à juste titre d’« universel », car concernant toute la Création. Dans l’absolu, l’être humain est donc le fruit de cet Amour ; mieux encore, l’âme qui l’anime en est imprégnée, ce qui explique pourquoi tout individu a besoin d’aimer et d’être aimé pour s’épanouir et être heureux. C’est aussi pour cette raison que nous sommes virtuellement capables de ressentir l’Amour universel et de l’exprimer à travers nos jugements et notre comportement. Cela suppose de donner à notre vie une orientation, sinon spiritualiste, du moins humaniste.

 

 

https://www.blog-rose-croix.fr/

 

 

 

« Santé de l’âme, santé du corps. »

 

Texte d’un rosicrucien faisant parti de l’ U.R.C.I.

(L’université Rose-Croix Internationale)

 

« Il faut bien que le corps exulte », disait si bien Jacques Brel ; car en effet, l’expression du corps est un élément indispensable à l’équilibre et à l’harmonie de l’être incarné.

On connait mieux aujourd’hui, le « poids » de l’esprit sur la santé de notre organisme.

Mais quel élément à la plus grande influence sur notre esprit : le conditionnement culturel ou la volonté de l’âme ?

L’habitude ou bien le libre arbitre ? C’est en effet le type d’équilibre que nous installerons entre le corps, l’esprit et l’âme qui déterminera le mieux « qui » nous sommes, et définira le chemin que nous avons choisi de parcourir. Le tandem corps-esprit est aujourd’hui mieux connu des Occidentaux qui découvriront demain qu’il s’agit en fait d’un triumvirat au sein duquel l’esprit devra, finalement, redonner le pouvoir à l’âme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 08:35

 

Texte de Serge Toussaint

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

La grande majorité des scientifiques s’accordent à dire que le réchauffement climatique n’est plus une hypothèse, mais une réalité. Les mesures régulières effectuées dans ce domaine montrent que les températures moyennes ont augmenté de plusieurs degrés sur l’ensemble de notre planète. C’est ce qui explique notamment que la calotte glaciaire se réduit d’année en année et se fractionne en d’énormes icebergs dérivants, et que nombre de glaciers fondent graduellement, certains étant même en voie de disparition.

 

Parallèlement à ce réchauffement avéré, chacun est à même de constater que les catastrophes naturelles se multiplient sur tous les continents, avec son lot de cyclones, de tempêtes, d’intempéries, d’inondations, de sécheresse, etc. Malheureusement, tous ces désordres naturels ont des conséquences dramatiques sur les populations et font de plus en plus de victimes, sans parler des dégâts matériels qui se chiffrent à des coûts exorbitants. J’ajouterai, et l’on n’y pense pas suffisamment, qu’ils ont des conséquences désastreuses sur la flore et la faune. En effet, combien d’animaux sauvages et domestiques disparaissent chaque fois dans des souffrances terribles ?

 

 

Pour la plupart des scientifiques, il ne fait aucun doute que les désordres naturels qui se succèdent sur l’ensemble de la planète sont la conséquence du réchauffement climatique. La majorité d’entre eux pense également que ce réchauffement est, sinon provoqué, du moins accéléré par l’activité humaine, notamment par l’émission de gaz “à effet de serre“, la déforestation excessive, la pollution des sols et des océans, etc. En toute hypothèse, l’homme aurait donc une grande part de responsabilité dans l’élévation des températures à la surface du globe et, parallèlement, dans la multiplication des intempéries.

 

 

Certes, quelques scientifiques ne partagent pas cette analyse et affirment que le réchauffement climatique comme les désordres qui l’accompagnent résultent de causes purement naturelles, indépendantes de l’activité humaine. Selon eux, ce réchauffement et ces désordres s’inscrivent dans l’évolution de la Terre, à l’instar des changements qu’elle a connus depuis qu’elle existe et dont certains correspondent à des âges géologiques et climatologiques. En supposant que ces quelques scientifiques aient raison, je pense néanmoins que dans le doute, nous ne devrions pas nous abstenir de mettre un terme à tous les maux que nous faisons subir depuis trop longtemps à notre planète, et qui ne peuvent qu’entraîner des réactions de sa part.

 

 

Les choses étant ce qu’elles sont, la sauvegarde et la préservation de la Terre devrait être une cause à laquelle tous les gouvernements et tous les peuples devraient souscrire. En effet, il semble évident que si l’humanité persiste à ne pas la respecter et à l’exploiter jusqu’à l’extrême, il viendra nécessairement un moment où elle deviendra invivable pour la plupart des êtres humains. Et contrairement aux générations passées, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. C’est pourquoi l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix a publié dernièrement un « Plaidoyer pour une écologie spirituelle ».

 

http://www.blog-rose-croix.fr/20110520a-propos-du-rechauffement-climatique/

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 08:58

Université Rose-Croix internationale

 

Qui était Socrate ? Il fut un Maître de sagesse Qui révéla aux Grecs que l’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre.

Menant une vie exemplaire, enseignant la vertu et prêchant l’exemple.

 

Socrate se promenait sur l’Agora et exhortait ses concitoyens à s’enquérir du Vrai, du Beau, du Juste et du Bien ; il les invitait notamment à examiner s’il est juste et raisonnable de se conduire ou d’agir de telle ou telle manière.

 

Mais Socrate, initiateur ironique et bienveillant, exhortait surtout ses concitoyens à «  prendre souci de leur âme ».

 

 

Il cherchait, en effet, à parvenir à une connaissance en intériorité ; c’est pourquoi il fit sienne la maxime inscrite au fronton du temple d’Apollon à Delphes :

« Connais-toi toi-même »

 

www.urci.org

 

 

Vidéo Le sablier du temps

 

Mettre le son S.V.P.

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 08:47

 

Texte de Serge Toussaint

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

Dans le langage courant, il est assez fréquent d’entendre dire à propos d’une personne que « c’était son destin » de rencontrer tel individu, de mener telle carrière, de vivre telle épreuve, de mourir de telle façon, etc. Chaque fois, on sous-entend par là qu’il devait en être ainsi pour cette personne, indépendamment de son comportement, de ses choix et de sa volonté. Vu sous cet angle, le mot « destin » renvoie à l’idée de prédestination et laisse entendre que certains événements marquants de notre vie, heureux comme malheureux, positifs comme négatifs, sont prédéterminés.

 

 

Dans ma compréhension, le destin n’est en aucun cas une négation du libre arbitre. D’une manière générale, il correspond au futur que tout être humain se crée lui-même par sa manière de penser, de parler et d’agir. C’est ainsi que de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année, nos choix et le karma qui en résulte conditionnent ce que sera notre existence à venir. Dans la plupart des cas, le « fabuleux destin » de telle personne ou le « destin tragique » de telle autre ne doit rien au hasard, mais a un lien de cause à effet avec ce qu’elles ont fait dans leur vie. Si je précise « dans la plupart des cas », c’est parce que l’on ne peut exclure totalement une part de fatalité dans certains drames.

 

Dans le langage courant, les mots « destin » et « destinée » sont souvent employés comme synonymes. D’un point de vue mystique, ils n’ont pas la même signification. En effet, si le premier désigne l’avenir que tout être humain se crée au cours de son existence par les choix qu’il fait et le karma qui en résulte, le second correspond à l’état de sagesse que tout individu est destiné à atteindre à l’issue de son évolution spirituelle. Nous pouvons comparer cet état au sommet d’une montagne symbolique. Que nous en soyons conscients ou non, nous cheminons tous vers ce sommet. Ce qui varie entre nous, c’est le temps (plus ou moins long) que nous mettrons pour y parvenir, et les conditions (plus ou moins heureuses) dans lesquelles ce cheminement se déroulera.

 

Conformément aux explications précédentes, nous ne choisissons pas notre destinée ; celle-ci fait partie intégrante du Plan divin et consiste, pour tout être humain, à atteindre l’état de sagesse, c’est-à-dire à exprimer la perfection latente et virtuelle de son âme, dans sa dimension la plus divine. Eckartshausen a bien résumé cela : « Avancer vers la perfection ; voilà le vrai bien. Et le vrai bien, c’est le but de notre destinée. »

 

Étant donné que l’on ne peut accéder à un tel état en une seule vie, il en faut plusieurs pour y parvenir, d’où la doctrine de la réincarnation, à laquelle adhèrent la plupart des Rosicruciens. Précisons en effet que cette doctrine n’est pas un dogme dans l’A.M.O.R.C. et que chacun est libre d’y souscrire ou non.

 

 

Comme on peut le comprendre, plus une personne est évoluée spirituellement, plus son destin se confond avec la destinée commune à tous les êtres humains. Sa manière de penser, de parler et d’agir est alors de plus en plus conforme aux lois naturelles, universelles et spirituelles, de sorte que ses jugements et son comportement sont de plus en plus empreints de sagesse. Parvenue à ce niveau de conscience, sa vie est celle, sinon d’un Maître, du moins celle d’un Initié de haut rang. Pour reprendre l’analogie précédente, elle est très proche du sommet de la montagne de la Réalisation. Dès lors, elle a une vision des choses qui transcende celle du commun des mortels. Dans le Bouddhisme, on dit qu’elle a atteint l’état de « Arhat » ou de « Bodhisattva ». Dans le Rosicrucianisme, on parle de l’état de « Rose-Croix ».

 

https://www.blog-rose-croix.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 10:31

 

 

Serge Toussaint

 

 

Contrairement à la Franc-maçonnerie, à laquelle il est parfois comparé, l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix est peu connu du public. Quant à ceux qui en ont entendu parler, ils ont tendance à penser qu’il s’agit d’un mouvement ésotérique ancré dans le passé et quelque peu « déconnecté » du monde actuel. Certes, sur le plan historique, il remonte au début du XVIIe siècle, et même à l’Égypte antique sur le plan traditionnel. Mais depuis son apparition, il a toujours été en adéquation avec son époque. Mieux encore, il est admis par les historiens de l’ésotérisme que les Rose-Croix ont souvent été précurseurs.

 

Depuis 1909, début de son cycle actuel d’activité, l’AMORC s’inscrit dans cette lignée. Autrement dit, il ne se limite pas à transmettre l’enseignement dont il a hérité du passé et qu’il ne cesse d’enrichir, notamment au moyen des travaux effectués au sein de l’Université Rose-Croix Internationale. Régulièrement, il publie également des textes à caractère sociétal, tant sur son site internet (www.rose-croix.org) que dans des journaux et des revues de premier plan. À titre d’exemple, la « Déclaration rosicrucienne des devoirs de l’Homme » fut reproduite dans Le Monde en 2005.

 

Comenius ne fut pas le seul personnage éminent à faire partie de l’ordre de la Rose-Croix ; d’autres, au cours de l’Histoire, en ont été membres ou furent en contact étroit avec lui. À titre d’exemple, ce fut le cas de Francis Bacon, Michael Maier, Robert Fludd, Élias Ashmole, René Descartes, Baruch Spinoza, Isaac Newton, Wilhem Leibniz, Benjamin Franklin, Goethe, Novalis, Nicolas Roerich… Tous ces penseurs et philosophes ont en commun d’avoir oeuvré à l’élévation des consciences et à l’amélioration de la condition humaine. L’AMORC compte toujours des personnalités éminentes dans divers domaines du savoir et de la culture, mais leur affiliation étant confidentielle, il ne m’appartient pas de révéler leur identité.

 

Dans le même ordre d’idée, l’AMORC réunit des membres appartenant à toutes les religions, mais également des personnes qui n’en suivent pas, notamment chez les jeunes. S’il en est ainsi, c’est parce qu’il n’est lié et ne se rattache à aucune d’entre elles, ce qui est mon cas également. À ce sujet, et contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, la Rose-Croix, son symbole, ne se rapporte pas au christianisme : la croix représente le corps physique de tout être humain, à l’image de la forme qu’il prend lorsque l’on se tient debout, les jambes serrées et les bras tendus à l’horizontale. Quant à la rose, placée au centre, elle symbolise son âme en voie d’évolution. Dans l’absolu, vous conviendrez certainement que tout spiritualiste pourrait faire sien ce symbole, tant il est universel et intemporel.

 

Avec mes meilleures pensées,

 

Serge Toussaint

 

 

 

VIDEO : Hymne à la fraternité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 09:43

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

Pourquoi un tel sujet, qui a priori n’a rien de philosophique ou de mystique ? Tout simplement parce que j’ai toujours éprouvé une certaine aversion à l’égard de la grossièreté et de la vulgarité, et qu’elles me semblent de plus en plus présentes dans la vie courante. Et si elles étaient jadis l’“apanage” d’individus plutôt “rustres” et associaux, ce n’est plus le cas de nos jours.

 

De plus en plus de personnes instruites, cultivées, occupant un rang social “élevé”, exerçant une profession “intellectuelle”, se montrent grossières et (ou) vulgaires dans leur manière de parler et d’agir, ce qui me semble très regrettable.

 

Qu’en est-il donc de la grossièreté ? D’une manière générale, c’est l’attitude qui consiste à manquer de finesse, notamment dans sa façon de parler. Au risque de paraître quelque peu puéril, c’est dire beaucoup de “gros mots” et de jurons lorsque l’on s’exprime, que ce soit en petit comité ou en public. Certaines le font “naturellement”, par habitude de langage ; d’autres le font délibérément, afin de choquer et de provoquer ; d’autres encore pensent que cela fait “d’jeuns”, ce qui, de mon point de vue, est une insulte à l’intelligence des jeunes et à leur discernement.

 

Si la grossièreté se limite généralement au langage, la vulgarité, quant à elle, inclut la gestuelle, le comportement et les centres d’intérêt. Elle est à la fois indélicatesse, impudeur, mauvais goût, muflerie, impolitesse, trivialité, obscénité… Lorsqu’elle est profondément ancrée chez un individu, elle traduit généralement une personnalité qui manque d’élévation morale, de finesse, d’élégance, de délicatesse, de distinction… Être vulgaire, que ce soit par tempérament, par provocation ou par opportunisme, c’est faire preuve d’une certaine indignité et d’un certain avilissement.

 

S’il y a des personnes grossières et (ou) vulgaire par tempérament (c’est là un constat et non un jugement), il y en a aussi, comme je l’ai dit précédemment, qui s’adonnent délibérément à la grossièreté et (ou) à la vulgarité. Et parmi elles, certaines, hélas, sont très en vue : journalistes, animateurs, politiques, chroniqueurs, sportifs, chanteurs, humoristes… Chaque fois qu’elles le font, je ne peux m’empêcher de le déplorer intérieurement, car elles donnent un mauvais exemple aux jeunes générations et banalisent une manière de parler et d’agir qui contribue à l’abaissement du sens moral. Si ces personnes ont des enfants, est-ce là ce qu’elles attendent d’eux dans leur manière de se comporter ?

 

Au risque de paraître trop rigide ou trop prude, je pense sincèrement que la grossièreté et la vulgarité avilissent les mœurs. Bien sûr, il peut arriver à tous de “déraper” et de se montrer un tant soit peu grossier, voire vulgaire, lors d’un moment d’égarement, car personne n’est parfait. Mais en faire une mode, un élément distinctif, un moyen de provocation ou un “fonds de commerce” me semble affligeant et navrant. Tout aussi affligeante et navrante me semble la complaisance d’un grand nombre d’individus à l’égard de tels comportements, car je pense que le langage employé dans la vie courante reflète l’état d’esprit et le niveau de conscience de la société en général.

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-la-grossierete-et-de-la-vulgarite/

 

 

 

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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 09:29

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

Tous ceux qui s’intéressent au mysticisme ont entendu parler des Esséniens, et même ont lu des livres les concernant. Certains sont très bien documentés et donnent des informations intéressantes à leur sujet, notamment sur le plan historique ; d’autres sont fantaisistes et s’inscrivent le plus souvent dans la mouvance “new age”. La littérature rosicrucienne a toujours accordé une place importante aux Mystères esséniens, et ce, bien avant que nombre d’auteurs s’en emparent. À titre d’exemple, dans un livre intitulé «La vie mystique de Jésus», publié en 1926 (soit plusieurs années avant la découverte des Manuscrits de Qumrân), Harvey Spencer Lewis, fondateur de l’A.M.O.R.C., livre de nombreuses explications sur la Fraternité essénienne, ses origines, son enseignement, son idéal, etc.

 

Pourquoi l’étude des Mystères esséniens (incluse dans l’un des degrés de l’A.M.O.R.C.) présente-t-elle autant d’intérêt pour les mystiques comme pour les historiens ? Parce qu’elle met en évidence un fait très important : Jésus fut membre de la Fraternité essénienne, comme le fut Jean-le-Baptiste et d’autres personnages clés du Christianisme naissant. Cela veut dire que cette religion dite «révélée» a émergé en fait d’un courant de pensée qui existait depuis déjà longtemps. J’ajouterai que la première communauté essénienne venue à l’existence est apparue, non pas en Israël, mais en Égypte, sur les bords du lac Moeris, vers 1300 avant l’ère chrétienne.

 

C’est depuis ce pays qu’elle a essaimé vers Israël à partir du IXe siècle avant la naissance de Jésus.

 

 

Rappelons que c’est en 1947 que furent découverts “par hasard” les Manuscrits de Qumrân, nom de cette localité en Israël, située dans le désert, à proximité de la Mer morte. On sait qu’une communauté essénienne vivait non loin du site de la découverte, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, celle-ci ne suivait pas strictement les règles de vie communautaire auxquelles ces Manuscrits se réfèrent. Pour prendre une analogie, un livre de bibliothèque rapportant la manière dont les gens vivaient en Normandie au début du XXe siècle ne veut pas dire que ceux qui l’habitent de nos jours vivent toujours de cette manière. Par ailleurs, certains historiens ont confondu les Esséniens de Qumrân avec les Zélotes qui vivaient à Massada, et dont le mode de vie était quelque peu extrémiste.

 

 

D’après les textes dont nous disposons à la Grande Loge de l’A.M.O.R.C., la communauté de Qumrân était en charge des archives accumulées au cours des siècles par les Esséniens, depuis leur apparition en Égypte. À un moment donné, elle crut bon devoir les mettre en sécurité dans un endroit extérieur au monastère qu’elle occupait. Naturellement, ses membres les plus érudits connaissaient le contenu de ces archives mais, répétons-le, cela ne veut pas dire pour autant que les Esséniens de Qumrân suivaient à la lettre les préceptes indiqués dans les fameux Manuscrits. En fait, elle s’en démarquait sur de nombreux points et avait ses propres règles de vie, et même sa propre doctrine.

 

 

 

L’une des pratiques les plus marquantes des Esséniens était le baptême. Cette pratique, qui fut rendue populaire par Jean le Baptiste et à laquelle Jésus lui-même souhaita se soumettre, fut reprise par l’Église chrétienne. Nous savons également que les Esséniens croyaient en la réincarnation. Malheureusement, cette doctrine, qui faisait partie à l’origine de l’enseignement chrétien, fut remplacée au VIe siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople, par le dogme de la «Résurrection de la chair». Personnellement, je le regrette, car ce dogme n’a aucun fondement ontologique et donne plus d’importance au corps physique qu’à l’âme qui l’anime et évolue à travers lui. La communauté essénienne était connue aussi pour l’intérêt qu’elle accordait à la guérison, intérêt que l’on retrouve chez les Rosicruciens. Mais c’est là un autre sujet…

 

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-des-esseniens/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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