Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 15:40

 

 

 

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques années, on entend parler, à travers des livres et des sites Internet, de la «loi d’attraction». Les explications données varient en fonction des auteurs, et selon les cas, ont une connotation plutôt religieuse, plutôt new âge ou plutôt spiritualiste, voire mystique. Il ne m’appartient pas de commenter ces explications, chacun étant libre d’y adhérer ou non, tout ou partie. Cela étant, et contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes qui semblent découvrir l’existence de cette loi, elle n’a rien de nouveau dans son essence. Ce qui l’est, c’est sa dénomination.

 

 

Au regard de la philosophie rosicrucienne, ce que l’on appelle «loi d’attraction» est la synthèse d’une loi (le karma) et d’une faculté (la création mentale). Le karma, appelé également «loi de compensation», opère de telle manière que chacun récolte (attire) tôt ou tard ce qu’il a semé, en positif comme en négatif. Cela veut dire que notre destin est en grande partie conditionné par ce que nous pensons, disons et faisons au quotidien, ce qui implique notre libre arbitre. Si je précise «en grande partie», c’est parce qu’il nous arrive d’être confrontés à des épreuves qui ne sont pas karmiques, mais qui sont dues au fait qu’il est impossible de vivre sur Terre sans jamais être éprouvé. À l’inverse, on peut connaître des moments de bonheur qui ne résultent pas de notre comportement, mais d’un heureux concours de circonstances.

 

 

Quant à la création mentale, il s’agit de la faculté qui consiste, au moyen de la visualisation, à créer mentalement ce que nous souhaitons voir se réaliser (attirer) dans notre vie. La méthode à suivre est enseignée aux membres de l’A.M.O.R.C. dès le début de leurs études, de sorte qu’ils l’utilisent régulièrement pour orienter leur vie aussi positivement que possible. Cela étant, il serait mensonger de laisser supposer qu’il suffit de vouloir que telle ou telle chose de positif nous arrive pour que cela se produise effectivement. En effet, il faut le mériter karmiquement. Par ailleurs, on doit agir en conséquence, car chacun connaît l’adage «Aide-toi ; et le ciel t’aidera».

 

 

Conformément aux explications précédentes, la loi d’attraction désigne plutôt le principe selon lequel tout être humain peut “attirer” dans sa vie des événements conformes à ses désirs les plus chers, mais ce, dans les limites du karma positif et négatif qu’il se crée lui-même par les choix qu’il fait. Cela suppose, non seulement d’utiliser le pouvoir créateur de la pensée, mais également de s’évertuer à bien penser, bien parler et bien agir au quotidien. Quiconque parvient à concilier ces deux exigences a toutes les chances de vivre heureux, sachant que le bonheur est une quête de chaque instant.

 

 

 

Dans son expression la plus élevée, la loi d’attraction correspond à la loi d’amour. Dans la matière, c’est cette loi qui conduit les atomes à s’attirer pour former des molécules, qui s’attirent à leur tour pour former les substances matérielles. Dans les règnes végétal et animal, elle suscite l’attirance entre les polarités mâle et femelle, afin que les espèces puissent se reproduire. Elle œuvre également à travers le règne humain, où elle génère, non seulement l’attraction entre les sexes, mais également et peut-être surtout entre les personnalités, et même les âmes. En fait, elle est sur Terre l’expression de l’Amour universel, cette Force extraordinaire qui est à l’origine de toute la Création et qui, au-delà des apparences, l’anime et la maintient.

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-loi-d-attraction/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 11:08

 

 

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

De mon point de vue, la gentillesse est une qualité, au même titre que l’humilité, la générosité, la tolérance, etc. Malheureusement, la société a tellement perdu ses repères moraux que cette qualité est considérée de nos jours, sinon comme un défaut, du moins comme une faiblesse. C’est ainsi qu’elle est perçue, au mieux comme de la naïveté, au pire comme de la niaiserie. Aux yeux de nombreuses personnes, il est même devenu anormal, pour ne pas dire suspect, d’être gentil. Cela traduit le “durcissement” qui s’est produit dans les rapports humains au cours des dernières décennies.

 

 

Qu’est-ce que la gentillesse ? D’une manière générale, c’est l’attitude qui consiste à être aimable et sympathique dans ses relations avec autrui, étant entendu que cette amabilité et cette sympathie ne doivent pas être feintes, mais sincères. C’est aussi être serviable et attentionné, c’est-à-dire attentif et non pas indifférent aux autres. En fait, la gentillesse inclut en elle-même de nombreuses qualités qui facilitent la vie en société et la rendent plus agréable. Imaginez ce que serait le monde si les gens étaient gentils les uns envers les autres…

 

 

D’année en année, le sentiment d’insécurité et l’individualisme qui prévalent dans la société ont rendu la gentillesse encore plus suspecte. Alors qu’elle devrait susciter de bons sentiments chez ceux qui en bénéficient, et même une certaine reconnaissance de leur part, elle donne lieu à de la suspicion quand ce n’est pas de l’agressivité. Aux yeux de beaucoup, le fait d’être gentil cache nécessairement quelque chose “de louche”, d’où le sentiment de méfiance à l’égard d’une personne gentille. À défaut de voir en elle quelqu’un de naïf, on la soupçonne d’être hypocrite ou intéressée.

 

 

À propos de naïveté, je n’y vois pas l’expression d’un manque d’intelligence. Bien souvent, les personnes que l’on dit ″naïves″ ont le tort, si j’ose dire, de ne pas voir le mal et de ne pas être suspicieuses à l’égard d’autrui. En règle générale, elles sont confiantes et bienveillantes de nature, ce qui est positif en soi. De ce fait, elles sont enclines à être gentilles, non seulement avec leurs proches, mais également avec les autres en général. Ce sont donc de bons voisins, de bons collègues de travail, de bons amis. C’est précisément ce que les Rosicruciens s’efforcent d’être dans la vie courante.

 

 

Naturellement, être gentil(le) ne veut pas dire tout accepter et tout tolérer, car il y a des comportements inacceptables et intolérables. Tel est notamment le cas de ceux qui portent atteinte à l’intégrité et à la dignité de la personne humaine. De même, cela ne consiste pas à “tendre la joue gauche si on nous frappe sur la joue droite”, mais plutôt à ne pas alimenter les rapports de force et à ne pas répondre à la violence par la violence. Quoi qu’il en soit, il serait bien de réhabiliter la gentillesse et d’en faire le fondement des relations entre citoyens.

 

 

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-la-gentillesse/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:15

 

 

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

On entend souvent dire que «la santé est le bien le plus précieux qui soit», ce qui est vrai. Lorsque l’on a le privilège de se sentir bien et de ne souffrir d’aucune maladie ni d’aucun trouble physique ou mental, la vie elle-même semble meilleure, et ce, malgré les vicissitudes qu’elle comporte nécessairement. C’est là une évidence dont beaucoup parmi nous n’ont pas suffisamment conscience, à tel point que c’est souvent après avoir été malade que nous mesurons combien il est appréciable d’être en bonne santé et de ne pas souffrir, ne serait-ce que physiquement.

 

 

Il est vrai que nous ne sommes pas tous égaux en matière de santé, en ce sens que certains héritent à la naissance d’un meilleur patrimoine génétique que d’autres, d’où une vitalité plus grande, un système immunitaire plus actif, une force mentale plus puissante, une aptitude à guérir plus développée, etc. Autant de facteurs qui rendent moins vulnérables aux maladies. Cela étant, on ne peut nier que notre manière de vivre a une grande incidence sur notre santé. En effet, nous savons tous que boire trop d’alcool, fumer, se droguer, mal se nourrir, ne pas faire suffisamment d’exercice, ne pas s’accorder le repos voulu, etc., favorise nombre de maladies, ce qui engage en grande partie notre libre arbitre.

 

 

Un autre facteur trop souvent négligé altère notre santé : les pensées négatives. Par «pensées négatives», il ne faut pas entendre uniquement celles que l’on génère sous l’effet de la jalousie, de l’envie, de la colère, de la rancune ou de la haine. Elles incluent également celles qui sont liées aux peurs, aux craintes et aux angoisses, mais également au pessimisme et au défaitisme. Cela s’explique par le fait que de telles pensées s’apparentent à des ondes elles-mêmes négatives, qui affectent donc négativement nos cellules, nos glandes endocrines, nos organes et nos fonctions vitales. Par ailleurs, elles perturbent l’harmonie générale de notre corps, ce qui nuit à l’ensemble de notre métabolisme.

 

 

De ce qui précède, il en résulte que le meilleur moyen de nous maintenir en bonne santé consiste à avoir une bonne hygiène physique (alimentation, exercice, sommeil, etc.,) mais également mentale. Cela suppose de nous évertuer à entretenir autant que possible de bonnes pensées, de belles émotions et de nobles sentiments. De plus en plus de médecins admettent d’ailleurs ce fait et considèrent qu’«un bon moral» est un facteur important de guérison. J’ajouterai que c’est également et peut-être surtout un élément fondamental dans la prévention des maladies. Or, chacun sait qu’il «vaut mieux prévenir que guérir».

 

 

Au risque de vous étonner, je pense également que la spiritualité est un facteur essentiel, non seulement pour se maintenir en bonne santé, mais également pour se guérir de nombreuses maladies. Naturellement, cela ne veut pas dire qu’elle se suffit à elle-même, au point de ne pas recourir à la médecine ou à la chirurgie. Ce serait là une attitude irresponsable. Cela étant, admettre l’existence d’énergies spirituelles en nous et dans la nature, et prendre le temps de s’harmoniser régulièrement avec ces énergies, contribuent nécessairement à notre bien-être physique et mental. Ceci est tellement vrai que certains médecins ont intégré l’usage de la prière et de la méditation dans leur protocole.

 

 

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-la-sante/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 17:48

 

 

 

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’un de ses écrits, Épictète a déclaré : «La nature nous a donné une seule langue mais deux oreilles, afin que nous écoutions deux fois plus que nous ne parlons». Force est de constater que la plupart des gens parlent beaucoup plus qu’ils n’écoutent. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que tout être humain, sous l’impulsion de son ego, c’est-à-dire de son «moi je», a tendance à vouloir monopoliser la parole lors d’un échange avec d’autres personnes. Souvent, cette tendance atteint son paroxysme lorsqu’il est en désaccord avec son interlocuteur, car il éprouve alors le besoin de le contredire et de lui prouver qu’il a tort.

 

 

Très rares sont les personnes qui savent écouter l’autre et lui laissent le temps de s’exprimer pleinement. Elles s’empressent généralement de l’interrompre et de reprendre la conversation à travers ce qui s’apparente à un monologue. Dans ces conditions, l’échange est difficile, voire impossible, car chacun s’emploie plus ou moins consciemment à faire valoir son point de vue, parfois sans même essayer de comprendre celui de l’autre. Dans les cas extrêmes, ce non-échange peut donner lieu à un rapport de force mêlant violence verbale et invectives. Nous avons tous eu l’occasion d’assister à ce genre de situation, que ce soit dans la vie courante ou lors de débats diffusés à la radio, à la télévision ou sur internet.

 

 

D’une manière générale, notre aptitude à écouter les autres est fonction de notre capacité à maîtriser notre ego lors d’une discussion. Une telle chose n’est pas aisée, car il est dans sa nature de vouloir s’exprimer, imposer ses idées, convaincre qu’il a raison, attirer l’attention, etc. L’écoute va donc de pair avec l’humilité, vertu qui, précisément, se caractérise par la retenue, la courtoisie et le respect de l’autre. Si vous connaissez parmi vos relations des personnes qui ont éveillé cette vertu, vous aurez certainement noté qu’elles écoutent plus qu’elles ne parlent et ne cherchent pas à monopoliser la parole. Tout en étant ouvertes à la discussion, elles favorisent le dialogue et l’échange.

 

 

En règle générale, les personnes qui savent écouter sont également celles qui prennent régulièrement le temps de s’intérioriser et d’être à l’écoute de leur âme, de leur personnalité profonde. Elles ont intégré le fait qu’il faut s’efforcer de parler à bon escient et que le silence est parfois plus évocateur que les mots. Autrement dit, elles appliquent cette maxime connue de tous les Rosicruciens : «Si ce que tu t’apprêtes à dire n’est pas plus beau que le silence, abstiens-toi de parler». Cela suppose d’écouter l’autre avec l’intention de le comprendre et, si l’on prend la parole, de réfléchir préalablement à ce que l’on va dire.

 

 

Mais l’écoute ne se limite pas à «écouter l’autre» ; elle consiste également à «être à son écoute», c’est-à-dire à lui prêter attention. Si faire preuve d’humilité est une vertu, être attentionné l’est tout autant : penser aux autres, se préoccuper de leur bien-être, les aider si besoin est, leur rendre service, sont autant de marques d’intérêt à leur égard et contribuent à rapprocher les individus. À l’inverse, l’indifférence les éloigne les uns des autres et désagrège le tissu social, avec tout ce qui en résulte en termes d’exclusion.

 

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-ecoute/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 16:07
A propos de l’espérance de vie

 

 

 

Textes de Serge Toussaint

 

 

 

 

 

 

Par définition, l’espérance de vie est la durée moyenne d’une vie humaine à une époque donnée. On estime qu’elle était de 19 ans à la préhistoire, de 25 ans dans l’Antiquité grecque et romaine, de 30 ans au Moyen-âge et à la Renaissance, de 35 ans aux XVIIIe et XIXe siècles. Au début du XXe siècle, les femmes vivaient en moyenne 60 ans et les hommes 50 ans, et en ce début de XXIe siècle, respectivement 80 ans et 70 ans. D’une manière générale, on peut donc constater que l’espérance de vie n’a cessé de s’accroître au cours du temps, notamment depuis la seconde moitié du XXe siècle.

 

 

 

Comment expliquer que les êtres humains n’ont cessé de vivre toujours plus longtemps au cours du temps ? D’une manière générale, c’est d’une part en raison de l’amélioration sans cesse croissante de l’hygiène, et d’autre part grâce aux progrès constants de la médecine et de la chirurgie. Jadis, on buvait de l’eau croupie, on mangeait des aliments avariés, on vivait dans des milieux insalubres, on ne se lavait pas ou pas assez, les habitations étaient mal chauffées… Par ailleurs, les médecins étaient aussi rares que mal équipés, et leurs connaissances étaient beaucoup plus limitées que de nos jours.

 

 

Cela étant, certains spécialistes sont inquiets et laissent entendre que l’espérance de vie, qui n’avait cessé de croître jusqu’à présent, est en voie de régression et pourrait à nouveau diminuer au cours des prochaines décennies. Selon eux, les générations actuelles se nourrissent mal ou mangent une nourriture de mauvaise qualité, ne font pas assez d’exercice, consomment trop d’alcool et de drogues diverses, vivent dans un environnement de plus en plus pollué, sont continuellement exposées au rayonnement électromagnétique émis par les ordinateurs, tablettes et autres smartphones… Autant de facteurs et d’éléments qui portent atteinte à leur santé.

 

 

De nos jours, il est un fait que de nombreuses personnes, dans les pays dits développés, vivent “en forme” jusque quatre-vingts ans et plus. Mais lorsqu’on y regarde de plus près, on constate qu’elles ont généralement en commun d’avoir bénéficié d’une bonne hérédité et d’avoir toujours eu une bonne hygiène de vie. Beaucoup d’autres meurent prématurément, victimes de maladies dont le nombre ne cesse d’augmenter, je pense en particulier aux divers cancers et aux troubles cardiovasculaires. Que dire également des cas de plus en plus nombreux de dépressions et autres “burn out” ? Assurément, le monde actuel est très loin de remplir les conditions voulues pour que l’espérance de vie continue à augmenter pour tous les êtres humains.

 

 

Sans vouloir nier les progrès de la médecine et de la chirurgie, et par là même leur apport à la santé et au bien-être, je m’interroge néanmoins sur les dérives des grands laboratoires pharmaceutiques, qui semblent beaucoup plus préoccupés par les profits financiers exorbitants qu’ils tirent de la vente des médicaments et des vaccins, que par la santé réelle des gens. Au risque de sembler quelque peu trivial, ils donnent souvent l’impression que les maladies sont leur “fonds de commerce”, au point même, peut-être, d’en inventer. Ce qui est avéré, c’est que nombre de produits qu’ils mettent sur le marché n’ont pas d’autre effet que celui qu’on leur prête (placebos), et que certains causent des effets secondaires désastreux et nuisent à l’espérance de vie.

 

 

https://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-esperance-de-vie/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 19:39

 

 

 

 

 

Texte de Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une lettre ouverte aux animaux, alors qu’ils ne savent pas lire ! Quelle idée a priori saugrenue. Mais qui sait ? Peut-être sont-ils capables de comprendre au-delà des mots ce que nous pensons et disons d’eux. Et si vous admettez que l’homme lui-même est un animal, certes hors du commun, alors cette lettre s’adresse aussi bien à vous qu’à eux à travers vous. Je vous invite donc à en prendre connaissance avec ouverture d’esprit et à en faire un support de réflexion…

 

 

 

Du fait qu’ils ont le sentiment d’être supérieurs à toutes les autres créatures, les êtres humains ont tendance à penser que la Terre leur appartient et qu’ils peuvent user de la nature comme bon leur semble, sans rendre de comptes aux règnes dits “inférieurs”. Ils oublient que les premiers hominidés sont apparus il y a environ dix millions d’années, alors que les animaux vivent sur notre planète depuis des centaines de millions d’années. Ils en étaient donc les premiers occupants, et ce sont eux qui ont contribué, de concert avec le règne végétal, à faire d’elle un milieu propice à la vie humaine. Cela veut dire qu’ils ont en quelque sorte préparé notre venue, et que nous leur sommes redevables de l’habiter.

 

 

Avant de poursuivre, il me semble utile de rappeler brièvement les grandes étapes qui ont marqué l’évolution de la vie sur Terre. D’après les scientifiques, elle est apparue dans les mers et les océans il y a environ 4 milliards d’années, sous formes d’êtres unicellulaires. Puis elle s’est développée graduellement et a donné naissance à des créatures de plus en plus élaborées : amphibiens, reptiles (dont les fameux dinosaures), oiseaux, mammifères, puis premiers hominidés, depuis le ramapithèque (il y a environ dix millions d’années), jusqu’à l’homo sapiens (il y a environ 300.000 ans), espèce à laquelle nous appartenons, en passant par l’homme de Cro-Magnon, l’homme de Néandertal, etc. L’humanité résulte donc d’un très long processus évolutif qui doit beaucoup aux animaux, pour ne pas dire à l’animalité, au sens le plus noble du terme. C’est ce qui explique pourquoi l’être humain, dans son développement embryonnaire puis fœtal, reproduit les grandes étapes que la vie a suivies au cours de son évolution.

 

 

 

Dès lors que l’humanité est apparue sur notre planète, elle a été tributaire des animaux qui la peuplaient : d’abord pour se nourrir et se vêtir, puis, après en avoir domestiqués, pour se déplacer, transporter des charges, labourer le sol, etc. Sans eux, les êtres humains n’auraient pu ni survivre, ni améliorer leurs conditions de vie comme ils l’ont fait tout au long de l’histoire. Mais plutôt que de leur être reconnaissants et de les respecter, ils en sont venus à les considérer comme des choses mises à leur disposition par la nature, voire par Dieu lui-même. Notons que cette attitude ne fut pas le propre des gens les plus rustres et les moins instruits ; à toutes les époques, des penseurs allèrent en ce sens, ce qui montre à quel point cette infériorisation de l’animal était gravée dans les esprits.

 

 

 

Outre le fait que les animaux contribuent directement ou indirectement à notre nourriture, nombre d’inventions bénéfiques à l’humanité nous ont été inspirées par eux : les bateaux, les sous-marins, les avions, les hélicoptères, les parachutes, les radars, les sonars, le tissage, etc. En effet, c’est bien souvent en les observant et en imitant leur savoir-faire que nous en sommes venus à nous déplacer dans les airs, sur l’eau et au fond des océans, mais également à créer des machines, des appareils et des outils qui ont permis aux êtres humains de progresser dans le domaine de la technologie. Vus sous cet angle, ils sont nos maîtres, et nous avons encore beaucoup à apprendre d’eux, tant ils sont ingénieux dans leur manière de se déplacer, de trouver leur nourriture, de se guérir, de construire leurs abris, etc.

 

 

 

Certes, et fort heureusement, il y a toujours eu des personnes, toutes races, toutes nationalités et toutes classes sociales confondues, qui ont respecté et aimé les animaux, sauvages comme domestiques. De tous temps, certaines se sont consacrées à les protéger, à les soigner et à les faire mieux connaître. Rappelons qu’il existe une Déclaration universelle des droits des animaux, officialisée en 1978 sous l’égide de l’U.N.E.S.C.O., et que de nombreuses associations ont été créées au cours des dernières décennies dans le but d’œuvrer à la protection animale ; de toute évidence, il faut les soutenir. De son côté, l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix a publié en 2005 une Déclaration des devoirs de l’Homme, où l’on peut lire :

 

«Tout individu a le devoir de respecter les animaux et de les considérer véritablement comme des êtres, non seulement vivants, mais également conscients et sensibles».

 

 

Comme vous le savez, les animaux ont subi et subissent encore la bêtise, l’ignorance et la cruauté des hommes. Depuis les souffrances qui leur sont infligées dans le cadre de pratiques magico-religieuses fondées sur la superstition, jusqu’à celles qui leur sont imposées au nom d’une conception archaïque de la science, sans parler de ceux que l’on abat pour en consommer la chair ou faire de leur peau de luxueuses parures, ils sont des millions à mourir chaque jour dans des conditions plus barbares les unes que les autres. Et si j’admets que l’homme puisse s’impliquer dans la régulation du règne animal afin d’éviter que certaines espèces ne prolifèrent, je ne comprends pas que l’on puisse chasser par plaisir, au point d’élever du gibier destiné à être “lâché” dans la nature la veille de telle ou telle battue. Que dire également de la chasse à courre !

 

 

Les pratiques magico-religieuses auxquelles je viens de faire allusion concernent notamment les rites au cours desquels on égorge des animaux qu’on laisse se vider de leur sang, afin de conjurer un sort ou d’en jeter un, d’éloigner un mauvais esprit ou de se l’adjoindre, d’obtenir le soutien des forces du mal ou de les repousser, etc. Il y a également ceux que l’on sacrifie pour obtenir les faveurs de Dieu lui-même. Pourtant, quelle que soit la conception que l’on ait de Lui, il devrait sembler évident à tout croyant qu’aucun sacrifice de ce genre ne peut Lui plaire, et qu’Il désapprouve toute souffrance infligée inutilement aux animaux.

 

 

 

Est-ce à dire que certaines souffrances subies par les animaux sont utiles ? Non. Disons plutôt qu’il y a des raisons qui justifient que l’on en tue et d’autres non. Au risque de vous étonner, je ne suis pas choqué par le fait que l’on en sacrifie pour se nourrir, car je pense que cela peut répondre à un besoin physiologique et fait partie de l’ordre naturel des choses. À l’état sauvage, nombre d’animaux en tuent d’autres pour se nourrir. On peut le déplorer, mais c’est ainsi. C’est même une nécessité pour éviter la prolifération de certaines espèces, dont la survie serait alors menacée par manque de nourriture ou d’espace vital. La prédation fait donc partie des lois qui permettent à la nature de se réguler et de se régénérer. Dès lors, on peut comprendre que l’homme lui-même tue des animaux pour se nourrir.

 

 

Malheureusement, et comme vous le savez, les animaux que l’on tue à des fins alimentaires sont trop souvent abattus d’une manière cruelle, de sorte qu’ils souffrent “inutilement”. Le faire en prenant soin qu’ils ne soient pas stressés et ressentent un minimum de souffrances, voire aucune, devrait être une obligation morale et légale. Par ailleurs, il faudrait impérativement que tous les animaux concernés soient élevés au plus près de la nature et, le moment venu, transportés dans les meilleures conditions possibles. Vous conviendrez certainement que s’il en était ainsi dans tous les pays du monde, un très grand pas serait franchi dans le respect de la vie animale. De même, comment ne pas être choqué lorsque l’on sait qu’environ 25 % des animaux abattus ne sont pas consommés, mais livrés à l’incinérateur ?

 

 

Précédemment, j’ai évoqué également les souffrances imposées aux animaux «au nom d’une conception archaïque de la science». Cela concerne évidemment ce que l’on désigne sous le nom d’«expérimentation animale» ou de «vivisection», sans parler des «tests en cosmétique». De telles pratiques sont aussi inutiles que barbares : inutiles, parce que la manière dont l’animal martyrisé réagit est dans la très grande majorité des cas non transposable à l’homme ; barbares, parce que les expériences pratiquées lui causent un stress et des souffrances extrêmes dont nous devrions avoir infiniment honte. Mais là encore, il faut être réaliste : il est parfois nécessaire de faire certaines opérations sur des animaux avant de les pratiquer sur les êtres humains. Ce doit être tout à fait exceptionnel et, dans ce cas, il est impératif de veiller à ce qu’ils souffrent le moins possible, comme on est censé le faire lorsque l’on opère une personne dans un hôpital ou une clinique.

 

 

Que dire également des animaux que l’on tue ou mutile partout dans le monde, sous prétexte que leur chair, leurs nageoires, leurs cornes, leurs os, leur queue, leur bile ou toute autre partie de leur corps sont aphrodisiaques, augmentent la force physique, rendent plus intelligents, accroissent la durée de vie, guérissent le cancer ou le sida, et autres aberrations. Comme il est triste et affligeant de voir que des millions de personnes, et même des milliards, croient encore en de telles superstitions et participent ainsi au massacre et à la mise en captivité d’espèces animales souvent rares et vulnérables. Malheureusement, il faudra beaucoup de temps pour leur faire comprendre que ces croyances n’ont absolument aucun fondement et que leur caractère “traditionnel” est une imposture. Dans cet ordre d’idée, comment peut-on apprécier les corridas, les combats de coqs, et autres “traditions” barbares ?

 

 

La question de savoir si les Rosicruciens sont végétariens m’est souvent posée, notamment en conférence. La réponse est : «certains oui ; d’autres non». Dans ce domaine comme dans tous ceux qui concernent la vie privée, l’A.M.O.R.C. laisse ses membres totalement libres de leurs choix. Certains consomment de la viande ; d’autres non. J’ajouterai que le végétarisme n’est pas une nécessité pour mener une quête spirituelle et n’est pas un critère d’évolution en la matière. C’est ce qui fit dire au Maître Jésus, pour ne citer que lui, que «ce n’est pas ce qui entre dans sa bouche qui souille l’homme, mais ce qui en sort» (à travers les mots qu’il dit). La plupart des végétariens que je connais le sont, soit parce que cela convient mieux à leur santé, soit parce qu’ils prennent ainsi position contre les mauvais traitements infligés aux animaux, ce que l’on ne peut que respecter et approuver. Sans pour autant militer en faveur du végétarisme, je pense que l’humanité aurait tout intérêt à réduire sa consommation de viande, ne serait-ce que pour des raisons écologiques.

 

 

 

Après ces considérations générales, je souhaiterais aborder un aspect plus mystique de la condition animale. Contrairement à ce que pensent la majorité des gens, y compris parmi ceux qui aiment et respectent les animaux, ils ne forment pas un règne fondamentalement distinct du règne humain. D’un point de vue rosicrucien, ils sont, à l’instar des êtres humains, des véhicules de l’Âme universelle et de son attribut majeur : la Conscience universelle, telle qu’elle s’exprime sur Terre à travers toutes les créatures vivantes. C’est pourquoi, à des degrés divers et sous des formes différentes, ils sont sensibles et intelligents. Pour s’en convaincre, il suffit de songer à la manière dont ils se protègent des prédateurs, trouvent leur nourriture, chassent leur proie, construisent leur nid, agencent leur tanière, élèvent leurs petits, etc. Très souvent, on attribue cela à leur instinct. Mais en fait, ce que l’on appelle «instinct» n’est autre que l’expression de la Conscience universelle à travers les animaux.

 

 

À propos des animaux les plus évolués, il ne fait pour moi aucun doute qu’ils possèdent une âme qui en est venue à s’individualiser au fil du temps. Il en est ainsi de ceux qui vivent au contact direct des hommes, tels les chiens, les chats, les chevaux, les ânes et autres animaux domestiques, mais également des singes, des éléphants, des baleines, des dauphins et autres animaux sauvages. Tous ont en commun d’être conscients, non seulement de leur environnement, mais également d’eux-mêmes. En cela, la conscience de soi n’est pas l’apanage des êtres humains, même s’il est indéniable qu’elle est particulièrement éveillée chez eux, au point qu’ils sont capables de raisonner, d’analyser, d’imaginer, d’extrapoler… (Ce qui est probablement le cas des animaux les plus évolués), mais également et peut-être surtout de réfléchir sur eux-mêmes et sur leur condition.

 

 

Si vous faites partie des personnes qui ont un chien, un chat ou un autre animal dit de compagnie, je ne doute pas que vous ayez acquis la certitude qu’il a conscience de lui-même et, comme on le dit familièrement, qu’il ne lui manque que la parole. Mieux encore, vous avez pu constater qu’il possède un “sixième sens” qui lui permet de ressentir les ambiances et les états d’âme de ceux et celles qui vivent à ses côtés. Lorsque j’étais enfant, nous avions un chien que j’aimais beaucoup et qui, de toute évidence, m’aimait aussi. Lorsqu’il m’arrivait d’être triste ou mélancolique, il venait me voir et me regardait dans les yeux, comme pour me réconforter. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il s’agissait là d’une communion spirituelle, d’un échange d’âme à âme. De même, certains animaux perçoivent nos états pathologiques et cherchent à y remédier de diverses manières.

 

 

Tout comme la conscience de soi, l’amour n’est en aucun cas l’apanage de l’être humain. Indépendamment de l’exemple personnel que je viens d’évoquer, nous avons tous lu ou entendu des récits authentiques qui le prouvent : des chiens qui se sont laissés mourir sur la tombe de leur maître, des chats qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour retrouver leur famille d’adoption, des chevaux qui ont ramené leur cavalier blessé à l’endroit d’où ils étaient partis… Mais on aurait tort de se limiter aux animaux domestiques. Des loups ont élevé des enfants (ce n’est pas une légende), des gorilles ont fraternisé avec des êtres humains (parmi lesquels Diane Fossey), des dauphins ont sauvé des navigateurs, etc. Assurément, les animaux sont capables d’aimer et de faire preuve d’empathie, et même, j’en suis convaincu, de compassion.

 

 

On entend parfois parler de la cruauté de certains animaux, notamment de ceux qui vivent à l’état sauvage. C’est là un non-sens, car aucun d’eux, y compris parmi les prédateurs, ne s’en prend à un autre dans le but délibéré de le faire souffrir. S’il l’attaque, c’est pour se nourrir, se protéger, défendre son territoire ou pour toute autre raison liée à sa survie ou à celle de ses petits. De même, lorsqu’un requin, un crocodile, un ours, un serpent ou autre blesse gravement un être humain ou même le tue, c’est par instinct de prédation ou de défense. En cela, ils peuvent se montrer, non pas cruels, mais dangereux. En fait, seuls les humains sont capables de faire preuve de cruauté envers leurs congénères et les animaux. Cela s’explique par le fait qu’ils disposent du libre arbitre et qu’ils peuvent l’utiliser d’une manière négative, au point de commettre des actes indignes de leur statut.

 

 

Comme la plupart des Rosicruciens, j’adhère à la réincarnation. Autrement dit, je pense que tout être humain possède une âme qui se réincarne régulièrement jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’état de sagesse, but ultime de son évolution spirituelle. En revanche, la métempsycose, qui consiste à croire qu’un être humain peut revivre dans le corps d’un animal pour expier ses erreurs, me semble totalement infondée, ne serait-ce que parce qu’elle est en opposition avec la loi qui prévaut sur Terre et dans l’univers : l’Évolution. À l’inverse, je pense qu’un animal suffisamment évolué peut franchir à un moment donné le stade du règne humain et connaître sa première vie dans ce règne, puis s’y réincarner. Si vous admettez ce principe, alors il se peut que le chien ou le chat qui vous est si familier soit en cours d’humanisation…

 

 

Que l’on en soit conscient ou non, tous les êtres vivants sont interdépendants, non seulement sur le plan biologique, mais également karmique. Cela veut dire qu’en application de cette loi spirituelle, connue également sous les noms de «loi de réaction» ou «loi de compensation», le bien-être de l’humanité est conditionné entre autres par la manière dont elle traite les animaux. Pythagore l’avait parfaitement compris, puisqu’il déclara : «Tant que les hommes continueront à détruire sans pitié les êtres vivants des règnes inférieurs, ils ne connaîtront ni la santé ni la paix. Tant qu’ils massacreront les animaux, ils s’entretueront. En effet, qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour».

 

 

En relation avec les remarques précédentes, je suis convaincu que plus les êtres humains respecteront et aimeront les animaux, plus ils se respecteront et s’aimeront entre eux, car ils s’ouvriront à ce que les mystiques en général et les Rosicruciens en particulier appellent «amour universel». Parallèlement, la médecine et la chirurgie feront de tels progrès que l’une et l’autre, mettant en commun ce qu’elles ont de meilleur et de plus humaniste, parviendront à guérir la plupart des maladies pouvant affecter l’humanité. Je pense en effet qu’en application de la loi karmique, cette fois dans son aspect positif, les êtres humains en viendront à souffrir d’autant moins dans leur chair qu’ils s’emploieront à ne pas faire souffrir les animaux.

 

 

 

Pour clore cette lettre, je vous invite à imaginer que les animaux puissent lui répondre par une «Lettre ouverte aux êtres humains». À votre avis, que nous diraient-ils ? Comment jugeraient-ils notre comportement à leur égard ? Que nous demanderaient-ils ? Que souhaiteraient-ils pour eux comme pour nous ? En songeant à ces questions, ayez à l’esprit que nous aurons peut-être à leur rendre des comptes dans l’au-delà, notamment à ceux qui, comme nous, ont une âme individuelle et participent à l’évolution de la Conscience universelle, telle qu’elle s’exprime sur Terre.

 

 

Dans les liens de l’amour que les animaux attendent de nous,

recevez mes pensées les plus cordiales.

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/lettre-ouverte-aux-animaux/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 20:46

 

 

 

 

 

Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce monde si divisé, y compris entre les fidèles des diverses religions, je soumets à votre réflexion cette «Prière universelle». N’hésitez pas à la partager si vous pensez qu’elle peut éclairer les consciences et contribuer à la paix.

 

 

 

« Dieu de tous les hommes, Dieu de toute vie,

 

Toutes les religions se réfèrent à Toi, mais Tu n’appartiens à aucune.

 

Tous les croyants Te vénèrent, mais aucun ne sait vraiment qui Tu es.

 

On s’adresse à Toi sous des noms divers et variés, mais aucun d’eux n’a Ta préférence.

 

On dit que Moïse T’a vu, que Jésus T’a parlé et que Mahomet T’a entendu, mais pour le commun des mortels, Tu demeures invisible et silencieux.

 

Juifs, Chrétiens, Musulmans et Autres se réclament de Toi, mais Tu ne fais aucune distinction entre eux et n’accorde pas Tes faveurs aux uns plutôt qu’aux autres.

 

Qui que Tu sois, inspire aux croyants comme aux athées des pensées, des paroles et des actions bienveillantes, afin qu’ils expriment le meilleur d’eux-mêmes.

 

Qu’ils s’éveillent à une spiritualité fondée davantage sur la connaissance que sur la croyance, et cultivent entre eux le respect et la tolérance.

 

 

Qu’ils fassent de leur vie une quête de sagesse, et de la sagesse le fondement du bonheur auquel ils aspirent.

 

Qu’ils comprennent que l’humanité est une en essence, qu’ils sont des âmes-sœurs, et qu’ils sont destinés à s’aimer.

 

Qu’ils fassent en sorte que l’harmonie, la fraternité et la paix règnent entre tous les êtres, tous les peuples et toutes les nations.

 

Qu’ils considèrent la nature comme le plus beau des sanctuaires, et les animaux comme leurs frères d’évolution.

 

 

Qu’ils voient dans la Terre un chef-d’œuvre de la Création, dans la Création une émanation du Divin, et dans le Divin la source même de leur existence. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/priere-universelle/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 21:03

 

 

 

 

 

Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par définition, l’instinct est «l’ensemble des comportements animaux caractéristiques d’une espèce, transmis par voie génétique et s’exprimant en l’absence d’apprentissage». Se maintenir en vie, s’enfuir en cas de danger, rechercher sa nourriture, construire un abri, se reproduire, prendre soin de sa progéniture, etc. sont autant d’impulsions instinctives, et donc innées, que l’on retrouve chez la plupart des espèces animales, étant entendu qu’elles s’expriment de façons très différentes. D’une manière générale, ces impulsions sont les acquis de la vie, telle qu’elle a évolué et s’est développée sur Terre depuis son apparition, il y a environ quatre milliards d’années.

 

 

Chez les animaux, l’instinct maternel ne fait aucun doute. Pour s’en convaincre, il suffit de songer à la manière dont les parents, plus généralement la mère, s’occupent de leurs petits, parfois au péril de leur vie : après les avoir mis au monde dans des conditions souvent difficiles, ils les nettoient, les nourrissent, les protègent et les éduquent avec tellement d’intelligence et de savoir-faire que le mot «instinct» en devient presque péjoratif. Comme vous certainement, je suis stupéfait et émerveillé par leur dévouement, ce qui me fait dire que l’amour n’est en aucun cas l’apanage exclusif de l’être humain.

 

 

Comment expliquer que les animaux, y compris ceux qui ne font pas partie des plus évolués, manifestent autant d’intelligence dite “instinctive” ? Au regard de l’ontologie rosicrucienne, c’est parce qu’ils sont l’expression vivante de l’Intelligence divine, de sorte qu’ils sont capables de faire des choses qui transcendent le niveau de conscience qui leur est propre. À titre d’exemples, certains nids d’oiseaux sont de tels chefs-d’œuvre d’ingéniosité que nos meilleurs ingénieurs auraient de grandes difficultés à les réaliser. Que dire également des stratégies utilisées par la plupart des prédateurs pour traquer une proie, qui elle-même use de véritables stratagèmes pour leur échapper ?

 

 

Mais revenons-en à l’instinct maternel. Si son existence ne fait aucun doute chez l’animal, qu’en est-il chez l’être humain ? De mon point de vue, il est évident que cet instinct existe chez la femme et à un degré moindre chez l’homme. Cela s’explique par le fait que l’espèce humaine est issue du règne animal et en intègre nombre de caractéristiques et d’attributs. Certes, l’attitude de certaines mères et de certains pères peut laisser penser le contraire, mais il reste des exceptions en comparaison de toutes celles et de tous ceux qui aiment leurs enfants et font tout ce qui est en leur pouvoir pour les rendre heureux, au prix parfois de sacrifices divers.

 

 

Je n’ignore pas non plus la position de certaines femmes qui pensent et clament que l’instinct maternel n’existe pas, et qu’il correspond uniquement à une vue de l’esprit entretenue essentiellement par les hommes, lesquels utiliseraient cette notion pour justifier leur tendance à vouloir «réduire les femmes à l’éducation des enfants et aux tâches ménagères». Sans vouloir polémiquer, je pense que cette position relève d’une posture idéologique fondée sur un excès de féminisme. En ce qui me concerne, l’instinct maternel est une réalité et fait honneur aux femmes, comme nombre de qualités qu’elles ont et que les hommes n’ont pas nécessairement.

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-instinct-maternel/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 21:39

 

 

 

 

 

Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est fréquent d’entendre dire que nous vivons dans un «état de droit», tout du moins dans les pays démocratiques. Par cette expression, on entend que ces pays sont régis par des lois qui permettent à chacun de saisir la justice et de faire valoir ses droits en tant que citoyen. Elle renvoie également à la «Déclaration des droits de l’homme et du citoyen», promulguée en France en 1789, mais très inspirée de la Déclaration de l’indépendance américaine de 1776. On attribue souvent cette Déclaration dite universelle à la Franc-Maçonnerie de l’époque, mais il s’agit en fait d’une œuvre collégiale à laquelle ont participé des penseurs et des philosophes dont beaucoup n’étaient pas Francs-Maçons.

 

 

Il est légitime, dans une société civilisée, que tout citoyen puisse, non seulement faire appel au droit en cas de nécessité, mais également bénéficier de droits sociaux. Les pays dans lesquels ce n’est pas le cas sont généralement des dictatures liberticides où les dirigeants usent et abusent du pouvoir, et où, au niveau du peuple, règne la “loi du plus fort”. De toute évidence, cette “loi” est l’antinomie du droit et la négation des droits. Et si la démocratie n’est pas exempte de faiblesses et de contradictions, elle demeure à ce jour la forme de gouvernement qui favorise le mieux l’égalité entre les citoyens et la défense de leurs intérêts les plus légitimes.

 

 

Si la notion de droit(s) est fondamentale dans la vie en société, il en est une autre qui l’est tout autant : celle de devoir(s). Or, il me semble évident que celle-ci est la grande absente du débat public et trouve très peu d’écho dans les comportements. Pourtant, si chacun s’acquittait de ses devoirs envers autrui et la société en général, il y aurait peu de droits à revendiquer, car les relations humaines seraient fondées sur le respect de chacun et sur la volonté de privilégier le bien commun. Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait faire de l’éthique le fondement de la vie citoyenne, ce qui suppose un changement radical dans les mentalités.

 

 

D’un point de vue philosophique, la notion de devoir est plutôt fondée sur le «donner», en ce sens qu’elle exige de donner de soi-même au profit de l’autre. À titre d’exemple, se faire un devoir de respecter autrui implique de manifester à son égard le meilleur de nous-mêmes. La notion de droit, quant à elle, est plutôt fondée sur le «recevoir», dans la mesure où quiconque fait valoir tel ou tel droit attend de quelqu’un, d’une institution ou de la société que l’on réponde favorablement à sa demande. Une personne, par exemple, qui revendique le droit à être logée, le fait dans la perspective qu’on lui trouve un logement. Cela étant, «donner» et «recevoir» ne sont pas antinomiques, pas plus que ne le sont les droits et les devoirs.

 

 

 

L’idéal, dans une société véritablement civilisée, est de faire en sorte qu’il y ait un équilibre entre les droits et les devoirs de chacun. À son époque, Pythagore, considéré comme l’un des plus grands législateurs que la Grèce ait connus, le disait déjà. Dès lors que les citoyens en viennent davantage à revendiquer des droits qu’à s’acquitter de leurs devoirs, il en résulte un déséquilibre dans la société et une déliquescence des mœurs. De mon point de vue, le monde en est là aujourd’hui, ce qui explique en grande partie son état actuel. C’est d’ailleurs ce qui a incité les responsables de l’A.M.O.R.C. à publier en 2006 une «Déclaration des devoirs de l’Homme», parue à l’époque dans des journaux et des revues de premier plan.

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-des-droits-et-des-devoirs/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le soleil connaît la recette du bonheur:

 

sans regarder si les gens en profitent ou non,

 

il continue de distribuer sa chaleur et sa lumière.»

 

-Mikhaël Aïvanhov-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 20:54

 

 

 

 

Serge Toussaint

 

 

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la mythologie grecque, Harmonie était la fille d’Arès, dieu de la guerre, et d’Aphrodite, déesse de l’amour, deux divinités de nature opposée. Elle épousa Cadmos, fondateur de Thèbes. On rapporte que les dieux assistèrent exceptionnellement au mariage de ce mortel et de cette déesse, et leur offrirent des cadeaux somptueux, dont une lyre en bois précieux à Cadmos, et un magnifique collier à Harmonie. Selon la légende, celui-ci lui fut dérobé et passa aux mains de multiples personnes, qui toutes connurent des destins tragiques. D’une manière allégorique, on peut voir en cela l’illustration du fait que celui ou celle qui rompt l’harmonie en subit tôt ou tard les conséquences, ce qui fait penser à la notion de karma.

 

 

Indépendamment de son origine étymologique, le mot «harmonie» est défini généralement comme «le rapport heureux entre les parties d’un tout (formes, couleurs, sons, rythmes, etc.), en particulier d’une œuvre artistique». Cette définition résume à elle seule ce que l’art devrait être à travers la sculpture, la peinture, la musique, etc. Or, force est de constater que nombre d’œuvres supposées artistiques ne le sont que de nom, tant elles révèlent une absence totale d’harmonie, au point même que certaines sont disharmonieuses, disgracieuses, discordantes, etc. Vu sous cet angle, l’art me semble indissociable de deux notions complémentaires : l’esthétique et la beauté.

 

 

Une autre définition du mot «harmonie» me paraît intéressante : «État des relations entre des personnes ou dans un groupe humain, qui résulte de l’accord des pensées, des sentiments, des volontés». En application de cette définition, l’absence totale d’harmonie se traduit alors par la discorde et tout ce qu’elle peut générer en termes d’oppositions, de conflits et même de guerres. Si l’on en juge par l’état actuel du monde, nous devons malheureusement reconnaître qu’il est bien loin d’être harmonieux et que les relations entre les individus, que ce soit d’ailleurs à l’intérieur d’un même pays ou entre pays différents, sont plutôt chaotiques. Mais restons confiants : au-delà des apparences, l’humanité évolue graduellement vers l’unité…

 

 

S’il est important de cultiver l’harmonie entre les individus, il est primordial également de la réaliser en nous-mêmes, et ce, sur les quatre plans de notre être : sur le plan physique, en accordant le soin voulu à notre santé ; sur le plan mental, en nous efforçant d’avoir de bonnes pensées ; sur le plan émotionnel, en nous évertuant à entretenir de beaux sentiments ; sur le plan spirituel, en œuvrant à l’évolution de notre âme et en prenant le temps de nous harmoniser régulièrement avec l’idée que nous nous faisons de Dieu. Ce n’est qu’en réalisant l’harmonie sur chacun de ces quatre plans que nous pouvons connaître la paix intérieure, la paix profonde si chère aux Rosicruciens.

 

 

Mais que serions-nous sans la nature ? Non seulement nous lui devons la vie, mais c’est en elle également que réside notre survie. En cela, elle est effectivement la mère de tous les êtres vivants qui peuplent notre planète, mais une mère à laquelle nous sommes liés tout au long de notre existence et dont nous dépendons au quotidien. À l’instar de l’univers, elle est régie par des lois dites naturelles, lesquelles sont fondamentalement constructives. Or, le bien-être auquel nous aspirons dépend également de notre aptitude à respecter ces lois et à vivre en harmonie avec elles. Cela suppose de les étudier, ce que font les membres de l’A.M.O.R.C. à travers l’enseignement qui leur est proposé.

 

 

 

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-harmonie/

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous pouvons être de véritables coopérateurs de l'Evolution.

 

En cela, la connaissance véritable est basée sur la tolérance réelle;

 

de la tolérance réelle vient la compréhension absolue;

 

de la compréhension absolue naît l'enthousiasme pour la paix,

 

qui éclaire et purifie.

 

Nicolas Roerich (1874-1947)

 

Peintre et écrivain.

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0

Présentation

  • : cheminphilosophique
  • cheminphilosophique
  • : Je suis passionnée de philosophie, je partage avec vous ces textes et citations qui font partie de moi.
  • Contact

Bienvenue sur mon blog!

Entrer chez moi, c'est découvrir mes idéaux, mes créations personnelles et d'autres thèmes qui me passionnent.
 

Bonne visite !

 

 

Ce blog a été créé le 22-08-2010 par mon adorable petit-fils Maxime


 

1 NOUVELLE SEPARATION

 

***

hobbies

 

  compteur pour blog