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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 21:19

0 ILLUSION DE L ENNUI ET DE L ACTIVITE

 

Tout commence par cette peur du vide, un ennui qui se déclenche quand ce vide s’approche de notre réalité, je me demande souvent pourquoi y a-t-il cette impulsion qui nous éloigne de la joie du simple silence, du son du vent, du mouvement des nuages, du tremblement délicat des branches d’un arbre qui portent sur elles de milliers de bourgeons prêts à éclore.

 

 

Je regarde un ciel en mouvement et avant qu’une pensée apparaisse tout semblait harmonieux et fluide. Même une tempête, avant que j’en pense quelque chose, a cette harmonie qui lui est propre.

 

 

Tout semble riche et beau, autosuffisant, libre, mais pas pour moi, entre deux moments de silence contemplatif de la vie, voilà que la pensée émerge “oui, tout cela c’est bien beau, mais je dois m’atteler aux choses sérieuses maintenant.” ça ressemble à une fausse justification pour éviter de recevoir les faits présents.

 

 

Face à la perception de ce paysage ou ce visage magnifique, l’espace se crée et un silence guérisseur circule, sauf que je remplis de nouveau ce vide naturel par un conditionnement de peur qui décide d’émerger et de boucher ce vide très rapidement. Il semble me dire :

 

 

“Hé je suis là moi, coucou, regarde-moi, occupe-toi de moi sinon je vais souffrir, être malheureux et mourir, alors fais attention à moi s’il te plaît !”

 

Il me demande de prendre sa voix au sérieux et que je concentre mon attention sur lui pour remplir le cahier des charges de ses désirs et exigences, il me propose ses chemins, ses méthodes et mille et une activités pour atteindre ce qu’il appelle plus ou moins subtilement le bonheur et l’épanouissement, mais il prend juste mon énergie vitale.

 

 

J’ai maintenant l’impression qu’il me fait courir après une fausse promesse simplement pour que je lui permette de vivre, de se nourrir d’émotions, de paroles de peurs cachées sous de multiples masques et de réactions dont il a lui-même établi la structure.

 

 

J’aimerais bien faire la paix avec lui, qu’il me laisse être moi-même et qu’il lâche son contrôle sur mon expérience d’être humain, mais tant qu’il signifiera ce qui est intéressant ou ce qui est ennuyant pour le conduire à la guérison, il me faudra une patience incroyable dans le cadre de son monde d’illusions et de règles limitant la créativité.

 

                              

Dans ma prison, si je suis le créateur de ce qui est intéressant et que cela oriente mes choix, alors j’attire à moi des expériences illusoires qui entraînent des souffrances et amplifie les peurs. Je ne peux alors qu’avoir un rire accompagné de larmes face à ce processus sadomasochiste communément appelé “la norme”.”

 

 

Tu as tendance à constater ces jours-ci que nos deux voix n’en font en réalité qu’une, tu intègres la réalité de l’amour dans ton existence sans la séparer de ton identité, à partir de ce point central d’où émergent toutes les réponses aux questions que tu te poses.

 

 

Ton état d’être du moment présent te permettra d’avoir une réponse plus ou moins honnête à ta vérité en fonction du degré de peur ou de joie que tu laisses passer.

 

 

Je ne suis pas là pour te mettre en garde, te forcer à quoi que ce soit, ni même à t’indiquer ce qu’est le bon ou le mauvais chemin en relation avec l’objectif que tu t’es fixé toi-même.

 

Je suis là simplement pour te montrer ce que tu mets seul sur ton propre chemin et t’empêcher d’accéder à cet espace intérieur qui te permet de toucher à l’essence même de ta véritable identité.

 

 

Te dire qui tu es serait insensé d’un point de vue de la vérité, de l’amour, de l’unité. Quand je le fais malgré tout, tu ne reçois que des mots, des définitions, tu reçois une réponse extérieure, une autorité qui, aussi bienveillante et calme se présente-t-elle, te fais un faux cadeau piégé, une fausse relation d’aide, l’illusion de l’amour.

 

 

Si tu t’attachais à n’importe quelle réponse dans la forme en t’y identifiant, en validant, en justifiant, en organisant les réponses afin qu’elle justifie tes propres opinions sans remettre en question ton connu, tu ne serais alors qu’en train de jouer à la recherche de vérité avec toi-même dans le cadre de ton propre conditionnement.

 

 

Nous sommes donc là tous les deux en train de nous rendre compte que je n’ai rien à te dire. Tu es en train de lâcher ma main, non pas pour nous séparer, mais pour reconnaître notre unité.

 

 

Cette unité se fait dans le choix du doute de ta vision du monde, du lâcher prise des certitudes, de l’ouverture à ses propres réactions, du vide intérieur face à l’accumulation d’informations, de l’attention complète, de la liberté inconditionnelle, de la foi en l’amour, cette seule certitude d’être aimable et capable d’aimer.

 

 

Ce chemin est le moins fréquenté, car c’est celui que tu te caches le plus souvent à toi-même par le bruit de ton monde, la prison matricielle, cet univers holographique que tu as créé tout autour de tes yeux et de ton cœur.

 

http://ascension-spirituelle.fr



 

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