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10 décembre 2022 6 10 /12 /décembre /2022 10:08

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

 

 Coach, Conférencière

 

 

 

Je suis encore étonnée de constater la virulence avec laquelle certaines personnes jugent, critiquent, ridiculisent ou insultent carrément les publications pourtant bienveillantes sur les réseaux sociaux, ou les comportements des voisins, ou les choix personnels des membres de la famille, quand ce n’est pas le caractère de l’une, la taille de l’autre et tutti quanti. J’ai même vu récemment une personne écrire « quelle perversité! » sous un texte qui parlait pourtant d’amour et –je vous le donne en mille – de non-jugement!

En ces temps de chaos et d’éveil individuel et collectif, l’offre pour des soutiens dits spirituels est abondante et variée et beaucoup optent pour ces solutions externes qui semblent pouvoir les rassurer, les inspirer.

Mais c’est bien beau de prier les anges et d’invoquer les Archanges, si nous continuons d’être impatients ou impolis avec la caissière à l’épicerie, ou si nous continuons de critiquer tout un chacun qui ne pense pas comme nous ou ne fait pas comme nous, alors nous n’avons rien compris à la Vie spirituelle et encore moins à l’Amour.

Même en sortant d’un satsang de 5 jours avec Mooji ou Pierre et Gérald, si nous rageons contre la personne qui nous coupe au volant ou contre le manque d’expérience du serveur au restaurant, nous n’avons rien appris.

Ce que nous appelons « la Vie spirituelle » ne reflète pas la Vérité; comme s’il y avait la Vie de tous les jours d’un côté, puis la Vie spirituelle de l’autre, ou comme s’il y avait la vie personnelle d’un bord et la vie professionnelle de l’autre côté.

Mais non! Il y a LA Vie. Partout. Point.

Il ne s’agit pas de séparer nos moments de spiritualité d’avec nos activités quotidiennes. TOUT est spirituel. Tout est une invitation à vivre dans l’Amour. Chaque moment, chaque rencontre, chaque relation est une invitation à se rencontrer. Pas seulement avec des gens qui partagent nos convictions, pas seulement lors de rassemblements de prières ou de méditations, pas seulement lors de notre participation à des événements sur la Conscience, l’Éveil, la Présence mais en tout temps et avec tous.

Le vrai défi est là. Nous pouvons nous croire évolués spirituellement, mais si nous ne tolérons pas les imperfections de l’autre, alors nous ne sommes pas plus évolués que lui. Si nous avons encore des gestes d’impatience, des excès de colères, des jugements gratuits sur les autres, c’est que nous nous confortons dans un rôle où nous nous croyons supérieurs, alors qu’en fait nous ne le sommes pas.

Certes, ce n’est pas évident de ne pas juger et d’agir avec Amour, car notre mental se délecte des jugements qu’il se croit autorisé à prononcer envers les autres comme des condamnations. Mais le mental, ce n’est pas nous. Ce n’est qu’une programmation, un conditionnement, un égrégore de pensées que nous laissons trop souvent mener notre Vie car nous avons oublié Ce que nous sommes vraiment. Chaque jugement est une pensée, et si nous arrivons à la voir, à la capter avant qu’elle ne s’imprègne dans notre mental et que nous la laissons partir sans nous y accrocher, elle n’aura pas de pouvoir sur nous. Ainsi nous vivrons au moins autant dans l’Amour que pendant un satsang ou une soirée de prières.

Bien sûr, cela demande pour le moment une vigilance de tous les instants. Capter ces pensées qui sont moins que la Lumière, voir ces gestes que nous nous apprêtons à poser et qui n’honorent pas la Vie, prendre du recul pour nous observer et voir ce qui a besoin d’être vue en soi, tout cela est la véritable alchimie spirituelle que nous pouvons choisir. Cela demande de l’humilité et du courage de voir tout ce qui est moins que l’Amour en nous, mais c’est ainsi que nous arrivons à vivre dans l’Amour de chaque instant miraculeux de cette Vie si précieuse.

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 10:52

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

Jour après jour, depuis notre adolescence, nous dépensons une quantité phénoménale d’énergie pour des choses sans importance. Gaspiller serait plutôt le mot juste. Nous nous épuisons à courir après des chimères, à lutter contre moulins à vents, à entreprendre des batailles inutiles… et nous nous étonnons d’être épuisés!

Nous gaspillons notre énergie à ressasser le passé, à y repenser, à entretenir dans notre tête un vieux scénario d’un film déjà vu 1000 fois, revisitant sans cesse les mêmes scènes, jouant tous les personnages à la fois, avec des finales différentes où notre ego jubile de se voir attribuer le meilleur rôle.

Nous gaspillons notre énergie à nous inquiéter pour le futur, pour ce qui risque d’arriver à la planète, à notre pays, à notre famille, à nous. Nous nous inquiétons parce que notre mental adore les scénarios catastrophes où il y a toujours des gros méchants et des gentilles personnes, catégorie dans laquelle il se place toujours.

Nous gaspillons notre énergie à tenter de prévoir ou même de savoir ce qui va se passer lors de l’inversion des pôles tout comme du bulletin scolaire de notre enfant. Nous pensons que nous devons tout savoir d’avance pour nous préparer à toute éventualité, comme si cela changeait quoi que ce soit.

Nous gaspillons ainsi notre énergie à lire et à regarder tout ce qui nous tombe sous la main ou les yeux nous rapportant- en faux ou en vrai, on ne le sait plus! – ce qui se passe ici ou ailleurs. Nous perdons un temps précieux, surtout en cette période charnière, devant la télé, l’ordinateur, ou pire encore sur notre portable, pratiquement greffé à notre main du matin au soir, en oubliant de vivre.

Nous gaspillons notre énergie à regarder ce que les autres font, disent, pensent et sont, jugeant, interprétant, prêtant intentions et attention à ce qui ne nous concerne pas.

Nous gaspillons notre énergie à nous plaindre de nos problèmes, réels ou imaginaires, à résister à ce qui est, à vouloir que les choses soient autrement, à tenter d’imposer notre volonté aux autres ou même à la Vie elle-même, à espérer que demain sera mieux qu’aujourd’hui sans réaliser qu’aujourd’hui est toujours tout ce que nous avons.

Nous gaspillons notre énergie à tenter de comprendre ce qui se passe à l’extérieur, à petite et grande échelle, alors que nous ne comprenons même pas ce qui se passe à l’intérieur de nous et que nous y consacrons vraiment peu ou pas d’énergie.

Que d’énergies gaspillées à nous forcer à faire ce que nous n’aimons pas vraiment et à consacrer si peu de temps à faire de ce que nous aimons, ce qui nous fait vibrer, ce qui nous donne de l’énergie!

Nous gaspillons notre énergie à vouloir faire mieux, être plus, changer les autres, projeter une image lisse de notre personnage, ce qui demande des efforts et de l’attention constante pour ne pas que notre « jupon dépasse », pour ne pas que nos zones d’ombre soient apparents aux yeux des autres. Nous mettons tant d’énergie à préserver notre personnage, même si souvent nous ne l’aimons pas vraiment, que nous finissons de gaspiller nos dernières réserves d’énergie pour quelque chose qui n’est même pas le vrai Nous!

Et nous nous étonnons d’être fatigués, épuisés, écœurés ! De ne plus avoir envie de rien faire, de ne plus nous forcer, de ne plus avoir le goût de faire de plans, ni même de maintenir cet Atlas que nous portons à bout de bras depuis trop longtemps.

Et vous savez quoi? C’est parfait ainsi!

Ne forçons plus! Ne dépensons plus notre énergie à vouloir maintenir notre fausse façade, à protéger cette image de nous qui nous fait tant souffrir par son besoin infini de protection, à nous croire en état de survie permanent.

Ce que nous sommes vraiment n’est jamais en état de survie, mais notre mental lui l’est.

Nous sommes de plus en plus nombreux ces temps-ci à vouloir nous arrêter, à faire silence, à créer du vide en nous et autour de nous, non pas pour exclure les autres mais pour nous inclure, nous… peut-être même pour nous rencontrer, pour la première fois de notre vie.

Lorsque l’on s’arrête, qu’on fait silence en soi, qu’on cesse de s’étourdir avec toutes sortes de choses à faire ou de gens à voir, qu’on devient de plus en plus présent à Soi, à Ça qui est là, depuis toujours, on retrouve cette Paix immense que nous sommes, cette Joie infinie que nous sommes…

Et on réalise qu’il n’y a rien à faire, rien à prévoir, rien à protéger, rien à regretter. La Vie s’occupe de tout. La Vie est Tout.

Évidemment, dans ce monde, on doit se nourrir, se vêtir et se loger, cela va de soi qu’un minimum d’actions doivent être faites pour fonctionner dans le quotidien.

Mais on se trompe quand on croit qu’on doit tout prévoir, tout assurer, tout protéger.

Pour beaucoup, la peur de s’arrêter et de faire silence est immense et beaucoup chercheront à se fuir toute leur vie, trouvant toutes sortes de moyens et de justifications pour ne pas se rencontrer.

Et pourtant, c’est la plus belle rencontre que nous puissions faire, c’est la plus importante de notre vie, la seule qui compte : dans ce silence, ce ralentissement presque complet d’activités, cette mise à l’arrêt du mental, se crée tout l’espace en nous pour découvrir que ce que nous sommes vraiment n’a ni début ni fin, que rien ne peut l’altérer ni le blesser, que l’Amour est notre véritable Nature.

Alors, il n’y a plus de gaspillage d’énergie, ni d’épuisement.

Il n’y a que la Vie qui bat, éternellement.

 

www.dianegagnon.net.

 

 

 

 

 

 

La petite voix... Attends-toi au meilleur

 

 

"Vois toujours le bon côté de la vie ! Attends-toi seulement au meilleur, et vois-le advenir ! Ne t'en prends jamais à quelqu'un d'autre pour l'état négatif dans lequel tu te trouves. Tu es ton propre maître ; il ne dépend que de toi de retourner le tableau et de voir ce qu'il y a de l'autre côté. Si tu choisis de voir le côté sombre de la vie, ne t'attends pas à attirer à toi les âmes qui connaissent la joie de la vraie liberté, car qui se ressemble s'assemble. Tu n'attireras à toi que les âmes qui sont dans le même état. Lorsque tu seras en pleine forme et que l'amour coulera de toi librement, tu attireras tout à toi, car tout le monde apprécie une âme joyeuse.

Apprends à élever une personne ou une situation, et ne te laisse jamais engloutir dans les profondeurs du désespoir par l'attitude de quelqu'un d'autre. Tu es ici pour créer la paix, l'harmonie, la beauté et la perfection, et le meilleur de la vie, alors vas-y et fais quelque chose dans ce sens!"

 

Extrait de "La petite voix, méditation quotidienne" d'Eileen Caddy

 

 

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 09:57

 

 

Diane Gagnon –

 

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

   

 

 

ous voulez vous libérer? Lâchez prise! Lâchez prise sur votre histoire, sur vos souffrances, sur vos conflits, vos rancœurs, votre désir d’avoir raison, votre soif de contrôle, vos peurs, votre enfance blessée, vos relations difficiles, vos parents, vos enfants, vos amis, votre patron, vos collègues, vos employés. Tout ce qu’on retient nous retient!

Tant que nous sommes accrochés à nos vieilles blessures et que nous les traînons comme un boulet ou une fatalité, nous ne sommes pas libres et nous rejouons sans cesse des scénarios qui nous ramènent en plein visage cela même que nous tentons de fuir… jusqu’à ce que nous fassions la paix avec ces blessures en voyant ce qu’elles nous ont permis de développer en nous, ou de lâcher en nous.

Tant que nous en voulons à nos parents de ce qu’ils semblent nous avoir fait ou ne pas nous avoir fait, nous restons bloqués à ce stade de notre cheminement émotionnel, l’enfant en nous attendant patiemment que nous revisitions notre histoire afin de finalement comprendre que tout ce qui a été orchestré par la grande sagesse de la Vie a toujours été juste et nécessaire à notre éveil de conscience. Il convient alors de nous offrir nous-mêmes ce que nous estimons ne pas avoir reçu de nos parents ou de prendre soin de ce qui semble avoir été reçu « en trop ».

Tant que nous ne pardonnons pas (et je sais qu’ici beaucoup auront des résistances!), nous restons prostrés dans notre rôle apparent de victime de la personne qui semble nous avoir fait du mal et nous lui donnons du pouvoir sur nos émotions et notre bonheur. Nous ne pouvons avancer sur le chemin de la Paix et de la Joie tant que nous en voulons à d’autres. Et ironiquement, c’est en pardonnant que la Paix et la Joie émergent à nouveau. On ne peut pas vivre notre mission si on blâme les autres : nous devons assumer tout ce que nous vivons. Ce n’est pas se sentir coupable, c’est assumer la leçon qui cherche à être enseignée. Le refus de pardonner est un boulet pire que la blessure qui l’a causé qui ralentit toute votre évolution et qui nous prive d’être heureux.

Tant que nous restons campés sur nos positions, nos idées, nos opinions, notre manière de faire, nous nous privons de toute la richesse de la Vie et de la créativité des autres qui peuvent offrir bien davantage que les petits moules dans lesquels nous recueillons leurs contribution. S’ouvrir aux autres c’est aussi s’ouvrir à la Vie. L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne!

Tant que nous exerçons nos jugements sur les autres, que nous les blâmons pour tout et son contraire, que nous les tenons responsables pour les émotions que nous vivons, nous n’assumons pas pleinement ce que nous sommes et tentons de refiler la facture à la table d’à côté! Tout ce que nous vivons sert notre évolution, sans exception. L’autre est toujours notre partenaire de liberté.

Tant que nous résistons à nos élans intérieurs, nous qui sommes toujours prompts à inventer 1000 excuses pour ne pas suivre ces élans, nous qui rationnalisons, analysons, synthétisons et réfléchissons tant que nous passons à côté du plus important de la Vie, nous manquons d’authenticité envers nous-mêmes car nous renions une partie de nous, soi-disant pour convenir à des normes sociales que d’autres ont créées. Mais quand donc nous mettrons-nous vraiment à l’écoute de ce qui vit en nous, de ce qui vibre en nous et à laisser toute cette abondance d’amour s’exprimer librement à travers ce que nous sommes vraiment, sans avoir peur de déranger ou de déplaire?

Tant que nous résistons à la Vie, nous vivons souffrance après souffrance, oubliant que c’est précisément notre résistance à ce qui est là qui est la cause de nos souffrances. Tant que nous ne disons pas un grand et inconditionnel Oui à la Vie, nous demeurons prostrés dans notre petite vie et exerçons tous les contrôles possibles pour que cela marche à notre façon, oubliant de réaliser que cela ne fonctionne jamais! La Vie a toujours le dernier mot.

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

Pensée de la semaine de

 

 

Matthieu Ricard


Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

 

 

Avant de cultiver l'amour et la compassion, il importe de bien comprendre ce que recouvrent ces deux termes. Dans la tradition bouddhiste, on les considère comme deux aspects d'un même sentiment de bienveillance : l'amour est le désir que tous les êtres soient heureux, et la compassion, le souhait qu'ils soient libérés de la souffrance.

 

 

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 09:21

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

 

Coach, Conférencière

 

 

Tant d’efforts sont longuement déployés pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés ou pire, ceux que d’autres ont fixés pour nous. Beaucoup croient qu’il est impossible « d’avancer » dans la Vie sans d’abord se fixer des objectifs qui, dit-on en management, se doivent d’être réalistes et réalisables, mesurables et quantifiables. Mais avancer pour aller où, puisque nous sommes déjà là, dans le moment présent!

Nous passons ainsi la majeure partie de notre vie à vouloir avoir plus, être reconnus, gravir les échelons, avoir du pouvoir et même changer le monde ou, comme il est courant de l’entendre dans les milieux de « croissance personnelle », devenir une meilleure version de soi-même.

Les objectifs que nous cherchons à atteindre au prix de tant d’efforts et de renoncements deviennent précisément les obstacles à notre bonheur. Ils nous éloignent de ce que nous sommes, ici et maintenant.

Beaucoup veulent changer les choses, améliorer ce monde, se « développer », faire une différence et pour cela, ils sont prêts à fournir tous les efforts nécessaires, omettant de voir à quel point on se renie souvent à force de forcer, de lutter, de « faire » plus, de viser un but jugé respectable par la société. On veut « changer le monde »! Rien que ça!

Vouloir que ça change n’est pas la voie.

Vouloir que ça change, vouloir changer le monde n’est pas la voie. Le monde n’a pas besoin d’être sauvé. Le monde a besoin d’être aimé. Tel qu’il est! Plus difficile, n’est-ce pas?

On passe notre vie à lutter contre la Vie, croyant présomptueusement que NOUS pouvons l’améliorer, niant ainsi que la Vie sait toujours ce qu’elle fait, même si cela nous paraît injuste, cruel, inacceptable. C’est justement dans ces collisions avec la Réalité Ultime que nous finissons par lâcher prise et accueillons ce qui est là. Sans chercher à le changer, sans vouloir l’améliorer, sans tenter d’imposer notre volonté par-dessus celle de la Vie.

Dès que l’on met notre orgueil de côté et que nous renonçons à vouloir que les choses fonctionnent à « notre » façon, une grande et douce Paix s’installe en nous : c’est la fin des luttes pour la survie, pour se protéger, pour courir après plus de choses vaines et inutiles. On comprend enfin que tout est déjà accompli et que c’est la Vie qui décide de tout, pas notre personnage.

L’arrêt des luttes et de la souffrance est dans l’acceptation, l’abandon total, car refuser la souffrance crée encore plus de souffrance. Ces luttes et cette souffrance ont leur origine dans les pensées que nous croyons vraies. Dès que nous cessons de croire nos pensées, nous revenons pleinement dans le moment présent, où tout est parfait, peu importe les apparences qui semblent prétendre le contraire.  Être avec la Vie, être la Vie même, c’est intégrer le fait que toute chose, que nous la jugions bonne ou mauvaise, a sa raison d’être et que tout événement ne vise qu’à nous rappeler Ce que nous sommes, à nous éveiller à Ça.

S’abandonner dans les bras bienveillants de la Vie, dire Oui à ce qui est là, est un point tournant dans notre existence, une révolution personnelle même. Essayez, vous verrez!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 


Matthieu Ricard

 

Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

Prends pour objet de méditation l'ensemble des êtres et applique-toi à mettre en œuvre les quatre attitudes immensurables : l'amour, ou le désir que tous les êtres soient heureux ; la compassion, ou le désir qu'ils soient affranchis de la souffrance ; la joie devant le bonheur d'autrui ; et l'impartialité qui consiste à traiter tous les êtres de manière égale, sans attachement ni rejet.

 

Nous vous souhaitons une belle journée,

 

 

 

 

 

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 09:55

Diane Gagnon - Auteur,

 

 Coach, Conférencière

 

 

Toute notre vie, la société a abondamment valorisé le mental, l’intellect, les connaissances. On nous a dit de nous « battre » pour surmonter les difficultés, de ne jamais lâcher, de tout faire pour atteindre nos objectifs. On a louangé la réussite, l’ego, le succès, les pensées réfléchies, les discours intellectuels. On nous a fait croire que le bonheur résidait dans l’atteinte de nos buts, dans la réussite matérielle, le succès populaire, le sommet de l’échelle. Qu’avec de la volonté, de la persévérance et de l’organisation on peut tout faire!

Mais on avait tout faux.

Beaucoup ont payé de leurs relations familiales, de leur santé, de leur vie de couple, de leur temps et de leurs rêves d’enfants cette fichue réussite. Pour finalement se rendre compte que non, le bonheur ne se trouve pas au sommet de l’échelle, ni dans le nombre de likes, ni dans la notoriété, ni dans la richesse matérielle.

On réalise ainsi un jour que notre mental, nourri trop longtemps, a pris le contrôle de notre vie, de notre créativité, de nos élans, de notre intuition. On finit par comprendre que nos pensées, lorsque nous les croyons, n’améliorent jamais les choses, elles les aggravent. Le mental ne peut pas comprendre la Vie, il est dépourvu de ce qu’il faut pour nous laisser vivre sereinement. Même le mental dit spirituel, qui s’enorgueillit trop souvent de sa prétention infinie, constitue la plupart du temps une fuite de notre réalité intérieure. On écoute ce qu’il y a au-dehors plutôt que de suivre ce qu’il y a à l’intérieur de nous.

Plus nous concédons de l’importance à notre mental et de la crédibilité à nos pensées, plus nous nous éloignons de ce que nous sommes vraiment. Nous ne sommes pas notre mental, nous ne sommes pas ce corps, nous ne sommes pas nos pensées : nous sommes bien plus que ça.

Nous n’avons pas à lutter : tout ce qui apparaît comme une lutte est une invitation à voir ce qui n’a pas encore été vu, ce qui n’a pas encore lâché. Toute cette structure mentale d’organisation, de planification, d’analyse, de jugement est souvent ce qui nous empêche de Réaliser le Soi, de connaitre l’Éveil. Nous sommes trop dans notre tête… et pas assez dans notre cœur.

La meilleure manière de faire taire le mental et de se déprogrammer de tout ce qui nous a été imposé, c’est d’apprendre à se connaître vraiment. Pas connaître notre personnalité. Mais nous rappeler Ce que nous sommes, cette Conscience infinie, éternelle, Unique. Pour cela, le Silence est nécessaire, l’humilité est un atout, le lâcher prise est essentiel et surtout, la Confiance en la Vie Absolue est la pierre angulaire de ce changement de regard.

Le mental ne comprendra jamais ce revirement vers Soi. Espérer une compréhension intellectuelle est le meilleur moyen de rester pris dans les mêmes ornières, les mêmes souffrances. Mais revenir en Soi et se connecter à Ce qui sait, à cette connaissance innée en soi, à cette intuition absolue, c’est déjà vivre plus pleinement que jamais. Moins de mental et plus de Vie! Moins de questions et plus de réponses! Moins de souffrance et plus de joie!

La plus grande guérison est de nous réveiller de ce que nous ne sommes pas. La plus grande Joie c’est de nous éveiller à Ce que nous sommes vraiment : l’Amour, la Paix lumineuse, la Joie Pure!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 08:42

 

Diane Gagnon –

 

 

 Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

Nous avons tous connu un jour ou l’autre cette peur du vide, comme l’impression que le tapis glisse sous nos pieds. La peur d’être seul, la peur du manque conditionne longtemps notre vie, jusqu’à ce qu’un jour, peut-être poussés par la Grâce, nous osons enfin regarder en face cette peur, toutes ces peurs qui relèvent de la peur de la mort, du néant, de l’anéantissement.

Si nous restons au niveau de notre personnage et que nous laissons le mental prendre les commandes, il est évident qu’une angoisse sourde peut émerger : le mental, l’ego a tellement peur de disparaître car il sait qu’un jour ou l’autre il n’exercera plus son influence tyrannique sur Ce que nous sommes. Alors il crée toutes sortes de scénarios de peur et nous plonge en mode protection et survie pendant des années.

Toutefois, si nous accueillons ces peurs, si nous nous laissons traverser par elles et les observons à partir du point de vue plus élevé de la Conscience, nous ne nous sentirons pas menacés, nous n’angoisserons pas car nous voyons que toutes les peurs ne sont que des pensées. Et toutes les pensées finissent par passer.

La peur de vivre d’autres épreuves disparaît car nous reconnaissons alors qu’au sens de la Conscience, il n’y a pas d’épreuves destinées à nous faire souffrir, il n’y a que des aiguillages pour nous ramener à Soi, toujours. Lorsque nous ne voyons pas que la Vie conspire constamment pour nous ramener vers Soi, nous avons parfois un plaisir coupable à raconter tout ce qui semble aller mal dans notre vie, attirant ainsi encore plus d’événements qui nous semblent fâcheux, désagréables, injustes. Mais dès que l’on prend conscience que tout fait partie de l’expérience que nous sommes invités à vivre pour nous rappeler qui nous sommes, nous portons une attention spéciale aux situations qui apparaissent sur notre route, puisqu’elles agissent toutes comme des panneaux indicateurs pour nous ramener sur le chemin de la maison.

La peur du vide vient sans doute du fait que nous ne savons pas encore à quel point le vide est plein de vie! La peur de disparaître est une chimère puisque la Conscience que nous sommes ne meurt jamais. Quand nous retournons notre attention en nous-mêmes, une paix de plus en plus grande s’installe, jusqu’à ce que nous y restions à demeure.

Accueillir ses peurs comme des enfants égarés nous permet de voir à quel point nous vivons dans l’illusion. Bien que nos peurs nous semblent bien réelles, et que les émotions les accompagnant sont vécues dans le corps, on finit un jour par voir que les peurs ne sont que des pensées, fausses, pour la majorité et on les laisse passer sans s’y accrocher.

Faire la paix avec la peur de la mort, sachant que l’on ne meurt pas, apporte un immense sentiment de plénitude. Être libéré de la peur de la mort, c’est l’une des plus grandes libertés qui soient.

Car une fois libéré de cette peur, il émerge un appétit de vivre inouï, effervescent, infini! Une envie de vivre toutes les expériences pour lesquelles l’élan intérieur se présente, sans se demander si cela se fait ou pas. C’est l’Amour de la Vie sous toutes ses formes qui prend le dessus, qui goûte tout de la Vie. La Vie devient à la fois incroyablement douce et immensément intense quand on n’a plus peur. C’est ça, vivre libre!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 10:06

 

 

Diane Gagnon –

 

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, comme la majorité des gens, j’ai travaillé beaucoup, beaucoup. Au point de ne pas avoir de temps pour les passe-temps! Mais depuis quelques années, encore plus depuis quelques mois, tout ce qui vibrait en moi dans mon enfance remonte à la surface avec tellement d’intensité que je ne peux qu’écouter et suivre ces élans du cœur : écriture bien sûr, et peinture, mais aussi harpe, piano, chant, violon, flûte, handpan et aussi culture de potager, de fleurs, etc. Et même comédienne, juste pour le plaisir de jouer! Sans oublier mon nouveau rôle de grand-mère qui fait fondre mon cœur! Tous ces nouveaux aspects dans ma vie étaient pourtant déjà en moi, mais enfouis bien loin sous les responsabilités, les rôles imposés, la survie.

Nous avons tous plein de facettes, plein de talents, plein d’aptitudes, plein de dons : comment se fait-il que nous les oublions pour ne polir qu’un seul ou deux côtés de ce que nous sommes venus incarner ici sur terre?

Plus que jamais, devant ce monde qui semble avoir envie de dériver, nous pouvons explorer avec encore plus d’amour toutes les facettes de la pierre précieuse que nous sommes pour que notre lumière brille encore davantage.

Chaque fois que nous laissons de côté l’une des facettes de ce que nous sommes, nous privons le monde d’une partie de notre lumière. Chaque déni de soi finit par nous rattraper et se manifester sous la forme de maladies, d’accidents, d’événements désagréables.

Nous nous sommes faits mettre dans des petites cases depuis que nous sommes tout-petits avec des étiquettes pour nous rappeler ce que les autres semblaient avoir décidé que nous étions. Pour la majorité d’entre nous, notre « identité » vient du feedback des autres face à nos élans spontanés. Nous sommes devenus sérieux, travaillants, logiques, intellectuels, habiles ou malhabiles, et même forts ou plutôt faibles en fonction de ce que les autres ont dit de nous ou nous ont dit à nous.

Mais ce temps est terminé maintenant. Un jour, tout le monde doit sortir du placard! Le placard dans lequel on nous a rangés, enfermés, définis, programmés. Il est temps d’être pleinement ce que nous sommes sans nous soucier le moins du monde de ce que les autres pensent ou disent de nous. Il est temps d’enlever nos propres chaînes. Depuis si longtemps nous avons cru les autres, il est temps maintenant de croire en soi!

Et si on exploitait toutes nos facettes? Si on (re)découvrait tous nos talents, ceux que nous avons mis de côté, ceux que nous n’avons pas encore explorés et qui attendent impatiemment d’être éclairés? La Vie est un Grand Jeu que nous avons pris trop au sérieux. Faisons le contrepoids à l’ombre en illuminant avantage ce monde avec chaque aspect lumineux de ce que nous sommes. Sans limite. Librement.

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

Texte de Matthieu Ricard

 
Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

La joie est le plaisir sincère qu'on éprouve à la vue

Des perfections d'autrui, accompagné de vœux pour le bonheur de tous.

Elle consiste à se réjouir de ce que chacun a obtenu par lui-même

Et à souhaiter qu'il n'en soit plus jamais privé.

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:46

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

En ce moment charnière de l’humanité, nous sommes appelés plus que jamais à revenir dans notre cœur, à nous tourner vers l’intérieur, à rejoindre cette Paix en Soi que nous sommes.

Depuis presque 12 ans maintenant, je vous écris ici régulièrement, tous les jours les 10 premières années et maintenant plusieurs fois par mois. Ici, tous ces textes sont écrits avec le cœur, de manière totalement inspirée, sans que mon mental n’intervienne, sauf à la toute fin pour corriger les fautes de frappes! Ainsi, ces textes sont conçus pour rejoindre votre cœur et il vaut mieux ne pas les lire ou les analyser avec le mental. Laissez-vous toucher par ce qui vous rejoint et mettez le reste de côté.

Les temps ne sont plus à l’analyse, aux argumentations, aux discussions pour avoir raison. De plus en plus, en accéléré, tout ce qui se déroule constitue une invitation à se rencontrer, en Soi. Ce n’est plus le temps des jugements, des critiques, du mépris et des luttes. C’est le temps de se découvrir pleinement, de laisser tomber les tentatives de contrôle, de faire la paix avec ce qui est et de se laisser traverser par ce qui nous est proposé chaque jour.

Nous devons cesser de vouloir tout comprendre de l’extérieur, et commencer par nous comprendre nous-mêmes. Cessons de vouloir tout apprendre de l’extérieur et découvrons tout ce que nous pouvons apprendre de l’intérieur. Car en nous, en cette Présence que nous sommes, se trouvent toutes les réponses, tout ce qu’il y a à savoir, tout ce qu’il y a à comprendre par le cœur. Tout ce qu’il y a à vivre et à aimer.

Comprendre par le cœur signifie que ce n’est plus la volonté personnelle ni le mental qui interprète, mais bien la Présence qui s’imprègne de cette Vie si immense et qui Sait, toujours.

Tout est appelé à passer par le cœur, tout sans exception. Le mental ne peut pas saisir cette nuance, lui qui veut toujours tout contrôler. C’est pourquoi on parle souvent ici de lâcher prise, de n’offrir aucune résistance, de se laisser traverser par les émotions, les événements, sans tenter de les retenir ou de s’y attacher. Même le mental dit « spirituel » ne peut comprendre ce que le cœur a déjà compris. Parfois, le mental qui s’investit trop dans la spiritualité nous éloigne de la réalité en nous maintenant dans l’illusion d’un vouloir toujours plus : plus de connaissances, plus de lectures, plus d’évènements dits spirituels, cherchant au-dehors ce qu’il y a déjà en-dedans, nous limitant ainsi dans cette Vie pourtant illimitée.

Pourtant, tout est là, en nous. Nous sommes déjà complets.

Il n’y a rien après quoi courir, il n’y a rien à rejeter, il n’y a rien à retenir, rien à apprendre de plus, rien de plus à comprendre avec le mental.

Il y a tout à accueillir par le cœur. Sa Volonté, et non celle de notre mental.

Vivons pleinement, aimons totalement.

 

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 08:53

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

L’humanité vit, semble-t-il, dans un enfermement depuis des milliers d’années, mais beaucoup de gens n’en sont pas conscients. Nos croyances sont programmées de longue haleine et nous y adhérons en étant persuadés que ce sont nos propres convictions. Le temps est venu de faire la lumière sur tout ce qui doit être dévoilé à grande échelle.

Mais à notre échelle "individuelle", nous ne réalisons pas toujours que nous nous enfermons nous-mêmes dans notre propre prison. Nous nous programmons à partir de ce que nous croyons et nous oublions souvent que nous sommes co-créateurs de ce qui « nous arrive ».

Notre manque de conscience, de présence à Soi, à la Vie, fait en sorte que nous ne voyons pas comment nous nous rendons esclaves de nos croyances, de nos possessions, de nos attachements, et même de nos relations.

Nous nous fabriquons une image publique que nous souhaitons la plus lisse possible et nous ne réalisons pas que nous sommes emprisonnées par cette image que nous devons maintenir coûte que coûte, croyons-nous, ce qui nous empêche d’être vrais, d’être authentiques, d’être nous-mêmes. Nous n’avons alors plus la latitude de dire vraiment ce que nous pensons ou de suivre les élans de notre cœur pour ne pas briser l’image que nous voulons projeter, que ce soit en amitié, en affaires, dans la famille, etc. Nous devenons esclave de l’image fausse de nous que nous avons créée.

Nous acquérons des biens qui, croyons-nous, semblent nous garantir le bien-être et nous nous étouffons avec notre endettement exagéré. Nous devons travailler plus pour payer ce « toujours plus » qui, dès que nous semblons l’atteindre, s’éloigne encore davantage, comme une cible perpétuellement inaccessible. Nous redoublons d'efforts malgré tout, croyant finir par y arriver. À ce moment-là, nous ne possédons pas nos biens : ce sont nos biens qui nous possèdent.

Nous nous engageons peut-être longtemps d’avance envers certaines personnes, certaines organisations et puis le moment venu, l’élan du cœur n’y est plus mais comme nous ne voulons pas briser notre engagement ou notre réputation, nous allons contre notre propre nature pour ne pas être jugés. Nous nous sommes enfermés dans un carcan dont nous n’osons pas nous défaire, même si toutes les fibres de notre corps sont en désaccord! Nous nous sommes bâtis une prison dont nous avons la clé mais que nous n’utilisons pas.

Nous nous fixons des objectifs sportifs, de carrière, de poids, de rendement, de revenus et pour les atteindre, nous devons fournir des efforts au-delà de nos capacités, de notre fatigue, du gros bon sens, de nos réels besoins. Mais nous ne lâchons pas parce que nous ne voulons pas mal paraître, être jugés, être déçus de nous ou décevoir les autres. Nous n’avons pas la maîtrise de nos objectifs mais nos objectifs ont la maîtrise de notre vie.

Nous étouffons sous le poids hallucinant que nous nous sommes imposés, oubliant qu’à tout moment, nous pouvons le déposer et nous en libérer.

Quand on prend la peine de réfléchir aux différents volets de notre vie où nous étouffons, où nous nous sentons obligés, où nous souffrons par impression de ne pas pouvoir lâcher, on peut réaliser que bien souvent nous réclamons nous-mêmes notre propre prison! Et malheur à celui ou celle qui voudrait nous aider à en sortir : beaucoup tiennent rigoureusement, souvent inconsciemment, à leur prison car cela semble donner un sens à leur vie.

Mais alors, qui possède qui?

Au final, tout cela ressemble fortement à de la maltraitance que nous avons envers nous-mêmes. Nous sommes parfois notre impitoyable bourreau, notre propre geôlier, notre pire ennemi. Il est grandement temps de nous affranchir de nos fausses croyances et de nous libérer des mauvais traitements que nous nous imposons. Il est temps de nous mettre à l’écoute de notre voix intérieure et de suivre les élans de notre cœur, et surtout de laisser tomber les besoins de notre ego de préserver notre image aux yeux des autres. L’Amour inconditionnel se construit avec nous, pas seulement en dehors de nous. On ne peut traiter les autres avec bienveillance mais se maltraiter avec dureté. Être bienveillants dans la douceur envers nous, c’est le premier pas de notre libération intérieure.

 

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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 09:13

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

Laissons tomber tous les rôles que nous jouons depuis tant d’années et qui nous éloignent de ce que nous sommes. Nous sommes bien plus que la somme de tous ces rôles.

Laissons tomber nos blessures d’orgueil : elles ne servent qu’à nous éloigner les uns des autres et nous isolent dans un ego campé sur ses positions.

Laissons tomber notre besoin d’avoir raison : cela nuit à toutes nos relations alors que ce n’est pas important d’avoir raison!

Laissons tomber tout ce qui n’est pas nous, tout ce que nous montrons qui est moins que la lumière et cessons de jouer à être ce que nous ne sommes pas.

Laissons tomber les combats pour gagner et avoir le dessus sur les autres : ils nous éloignent de notre paix intérieure et usent nos forces pour si peu de résultats.

Laissons tomber nos jugements sur nous-mêmes, sur les autres, sur les événements : ils nous éloignent de l’Amour, de la bienveillance, de la tendresse.

Laissons tomber notre besoin de prouver que nous méritons d’être aimés, que nous sommes une bonne personne, que nous sommes compétents et performants : ces besoins inassouvis nous épuisent depuis toujours et dès que nous les pensons comblés, ils se réactivent immédiatement, créant une roue sans fin où nous ne sommes plus vrais à cause de ce trop grand besoin d’être aimés.

Laissons tomber notre souci de perfectionnisme, l’antidote parfait au bonheur et à la joie de vivre : il nous prive de notre légèreté, de notre créativité et de notre joie.

Laissons tomber notre besoin de sécurité pour lequel nous érigeons tant de mécanismes de protection que nous gardons les autres à distance.

Laissons tomber nos résistances face aux événements et à la Vie elle-même : ces résistances nous font souffrir inutilement, créent des blessures en nous qui se réactivent continuellement. Accueillons la Vie dans tout ce qu’elle offre.

Laissons tomber ces discussions stériles, ces conflits incessants, ces divisions inutiles : que nous le voulions ou non, nous sommes tous UN et nous sommes condamnés à vivre dans l’Amour, tôt ou tard!

Laissons tomber tous ces bagages que nous portons depuis tant d’années; laissons tomber ces rancunes qui ne nous amènent que souffrances et divisions. Choisissons de vivre dans l’harmonie et la Paix, peu importe les histoires que nous nous racontons à propos de notre passé.

Laissons tomber tout ce qui est superflu dans notre vie, ce qui est inutile, ce qui ne vibre plus à la même fréquence que nous et délestons-nous du matériel en trop afin de vivre plus légers.

Laissons tomber le besoin de bien paraître car il n’est qu’un masque de plus sur notre personnage déjà bien encombré! Soyons vrais, authentiques, simples et montrons notre vrai visage.

Laissons tomber la surenchère d’obligations que nous nous créons : plus de choses, de projets, d’argent, de relations n’est pas mieux que moins! Plus nous nous dégageons de ce qui ne nous appartient pas et de ce qui pèse trop lourd dans notre vie, plus nous pouvons commencer à respirer librement.

Laissons tomber l’exigence d’être sérieux et amusons-nous! Retrouvons la candeur de notre enfance, la légèreté et la joie qui nous animaient alors. Retrouvons notre sens de l’humour et laissons le rire reprendre toute sa place dans notre vie.

Laissons tomber nos fausses croyances, nos vieux apprentissages, nos vieux comportements. Apprenons autrement, découvrons la face cachée de la réalité et soyons ouverts aux révélations et à d’autres connaissances.

Laissons tomber le besoin de faire plus pour juste Être. C’est quand même curieux que nous ayons plus de mal à juste Être qu’à faire encore plus, alors qu’être ne demande aucun effort!

Laissons tomber le bruit et retrouvons le silence. Laissons tomber les chiffres et redécouvrons la musique. Laissons tomber le ménage et retrouvons la nature. Laissons tomber les heures supplémentaires et retrouvons le plaisir d’être avec ceux qu’on aime. Laissons tomber la course à l’argent et retrouvons le bonheur d’admirer le paysage.

Laissons tomber ce qui nous éloigne de l’Amour et de la Vie. Accueillons tout ce qui vient mais ne nous accrochons pas. Tout est Amour, tout est Paix, tout est Joie. Cela emprunte parfois des déguisements qu’on apprécie moins, mais c’est là toute l’invitation à vivre dans l’accueil de tout ce qui est, à vivre dans l’Amour. Cela est la Joie, Cela est la Paix.

 

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