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14 décembre 2024 6 14 /12 /décembre /2024 10:22

 

 

Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

Toutes les limites que nous croyons avoir dans notre vie sont celles que nous nous mettons nous-mêmes. Elles sont créées à partir de nos vieilles peurs, de nos croyances, de l’ego qui veut protéger son image, des conditionnements que nous avons crus vrais.

Quand l’Éveil est vécu, nous voyons que nous sommes plus vastes que ce que nous croyons, plus libres : nous sommes l’infini, sans limites, sans contour, sans restrictions. Même si cela n’est perçu que quelques secondes, ces secondes suffisent à nous rappeler que nous sommes beaucoup plus libres que ce que nous croyons!

Dans tous les aspects de notre vie où il semble que cela ne soit pas optimal, quelle est la peur ou la croyance qui nous empêche d’être libres? Dans ces zones qui nous semblent souffrantes, quelles pensées sont crues vraies? Dans cette relation qui, paraît-il, nous semble pénible, quelle part de moi l’autre me montre-t-il, afin que je la transcende enfin? Quand nous avons l’impression de manquer de temps, que sommes-nous en train de fuir que nous ne voulons pas voir en nous?

Chaque fois que l’une de ces zones mal éclairée est vue, c’est une limite qui s’efface, une croyance qui disparaît, une souffrance qui se dissout. Nous n’avons besoin que de notre authenticité envers nous-mêmes pour voir enfin ce qui nous limite. De ce courage de voir s’élance notre liberté consciente. Car, de tout temps, même si nous n’en n’étions pas encore conscients, nous sommes déjà pleinement libres!

Diane Gagnon

 

P.S. Je suis très heureuse de vous retrouver enfin, il y a tellement longtemps que je vous avais écrit! Vous avez sans doute vu passer toutes les activités qui me tenaient occupée depuis plusieurs mois et qui me laissait peu de place à accueillir l’inspiration vivante que je retrouve avec Joie aujourd’hui. Retour au calme, donc, et à la Paix! Merci d’être encore là, vous tous qui m’accompagnez depuis 13 ans! Plein d’Amour vers vous !

 

 

 

 

 

Moine bouddhiste  Humanitaire

 

T Texte de : Matthieu Ricard

 

 

Demeurons simplement dans la fraîcheur inaltérée de l'instant présent dans la limpidité de la pure conscience éveillée

Dudjom Rinpoché

 

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2 novembre 2024 6 02 /11 /novembre /2024 12:07

 

 

Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

La qualité de nos relations interpersonnelles dépend toujours de notre degré de libération de notre relation avec nos parents. Si certaines blessures de notre histoire familiale n’ont pas encore été vues ou transcendées, nous attirerons constamment le genre de relations qui nous inviteront à voir ce qui n’a pas encore été éclairé. Bref, nous ne pouvons pas aller plus profondément dans nos relations que là où la relation avec nos parents est bloquée.

C’est pourquoi quand des blessures de notre enfance sont ravivées par des événements externes, certains peuvent avoir tendance à réagir comme un enfant de 5 ans, de 8 ans, de 10 ans, soit l’âge de la plus ancienne blessure non soldée avec les parents. C’est sans doute plus facile de l’observer chez les autres mais le but c’est de le déceler en soi et de le transcender afin de poursuivre la maturation émotionnelle. Quand toute la relation avec les parents est soldée, guérie, transcendée, alors toutes nos relations s’améliorent car nous sommes vraiment libérés de ce qui nous maintenait enfermé dans nos vieux schémas répétitifs de réaction d’enfant blessé.

Il arrive aussi parfois que nous puissions voir que toute l’histoire que nous maintenons depuis notre enfance (abandon, rejet, négligence, etc.) n’était en fait basée que sur notre interprétation d’enfant de la situation familiale. Une fois adulte, il est possible que nous comprenions que nos parents ne nous ont pas rejetés mais n’avaient pas la disposition, le temps ou l’énergie de s’occuper de nous; que ce qui semble avoir été un abandon a en fait été une bénédiction, nous protégeant ainsi d’un milieu toxique; que de la négligence apparente soit le résultat de circonstances trop prenantes pour les parents pour être en mesure de prendre soin adéquatement de leur enfant, etc. Bien entendu, s’il y a eu violence, abus ou mauvais traitement, ce sont les faits; mais comme toute chose, ces blessures doivent aussi être vues et transcendées un jour, afin de ne pas continuer à les traîner avec soi et à les revivre constamment.

Ainsi, lorsque nous sommes prêts à voir les comportements des autres envers nous comme étant le reflet de l’état de leur propre relation envers eux-mêmes et envers leur propre histoire, plutôt que d’un jugement de valeur envers nous, alors nous cessons de réagir aux comportements des autres et nous sommes en paix, quoi qu’ils fassent. Nous voyons la blessure au-delà du comportement.

Peu importe à quel point nous sommes ouverts, pacifiques et aimants, les gens nous rencontrent à partir du niveau d’ouverture, d’accueil et d’amour où ils se rencontrent eux-mêmes. Tant que leur histoire familiale n’est pas totalement soldée, il est difficile d’être complètement ouverts aux autres. L’inverse est évidemment aussi vrai : nous acceptons de rencontrer l’autre qu’à partir de notre niveau d’accueil et d’Amour et selon notre degré de libération de notre histoire familiale. Si nous n’avons pas réglé nos propres souffrances, nous ne pourrons pas être pleinement dans l’Amour dans la rencontre avec l’autre. Et nous attirerons ce qu’il faut pour en prendre conscience.

En fait, il n’y a pas d’autre! C’est toujours nous que nous croisons à travers les rencontres avec d’autres personnages. Nous rencontrons toujours ce que nous émettons. Tout ce qui nous arrive est fait pour nous amener à réaliser ce que nous sommes. Tout ce que nous vivons vise à nous éveiller, à nous libérer des vieux patterns, des vieilles rancunes, des vieilles blessures. À retrouver cette Paix que nous sommes. Et à y Vivre.

 

www.dianegagnon.com

 

 

 

 

 

 

Moine bouddhiste  Humanitaire

 

T Texte de : Matthieu Ricard

        

 

 

 

 

Soyez votre ami, ayez un lien d’amitié́ avec vous- même ; mais ne courez pas après l’admiration ou la promotion de votre image.

 

 

 

 

 

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19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 10:18

 

 

Diane Gagnon –

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

C’est une belle question d’introspection, qui nous amène à voir la situation qui est vécue à partir d’un autre point de vue, plus élevé, moins dans la souffrance et davantage dans l’ouverture du cœur.

Quand un événement malheureux survient, quelle est l’invitation? Qu’est-ce que cet événement nous appelle à faire, à être, à comprendre, à lâcher? Plutôt que de nous mettre tout de suite en mode recherche de solution, nous pouvons ainsi revenir au cœur de soi et entendre l’appel qui nous est lancé. À partir de cet appel, la réponse que nous y donnerons, la « solution » sera différente que celle qui aurait été trouvée par notre mental, bien limité.

Quand une maladie survient, quelle est l’invitation? Ce déséquilibre fait appel à notre attention afin que nous puissions voir où nous avons manqué d’amour, envers nous-mêmes, envers les autres, envers la Vie.

 

Même quand la peur se manifeste, quelle est l’invitation? Ce que nous sommes vraiment est toujours protégé, intouchable, immortel, en paix.

Tout est toujours une invitation à se rencontrer en Soi. Plutôt que de regarder à l’extérieur pour y chercher des réponses, c’est en nous que nous venons nous déposer, puisque toutes les réponses s’y trouvent déjà.

Un nouveau dialogue s’amorce alors avec notre cœur, avec notre corps, ce mal-aimé, ce grand oublié, afin de retrouver en soi l’unité de l’équilibre, l’équilibre de l’Unité. Chaque fois que nous demandons à l’extérieur une réponse à nos propres questionnements, nous nous coupons de nous-mêmes et de la Source que nous sommes où toute la Connaissance est disponible. Pas le savoir mental, qui n’est fait que d’accumulations compulsives d’idées et de concepts et qui nous éloigne de notre Sagesse, mais de la Connaissance Universelle, innée, sage, infinie et silencieuse.

 

Au vu de tous les bouleversements extérieurs, n’est-il pas plus sage de revenir en Soi pour y trouver la Paix, la Joie, l’Amour que nous sommes? Face à ces illusions que nous chérissons depuis longtemps, il est temps de voir clair et de faire le ménage de ce qui nous encombre pour privilégier l’essentiel, le Vivant, la Beauté.
www.dianegagnon.com

 

 

 

 

Pensée de la semaine

 

    Matthieu Ricard 

    Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

 

Soyez votre ami, ayez un lien d’amitié́ avec vous- même ; mais ne courez pas après l’admiration ou la promotion de votre image.

 

 

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5 octobre 2024 6 05 /10 /octobre /2024 09:58

 

Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

C’est quand la dernière fois que vous vous êtes permis de ne rien faire, de VRAIMENT rien faire?

Dans notre société où le faire et l’avoir sont encore tellement valorisés, peu de gens mesurent l’importance du « rien faire ». Pire, plusieurs ont même tendance à traiter de paresseux quelqu’un qui semble ne rien faire.

En fait, comme l’énonce si bien Pierre Leré Guillemet : « En Occident, quelqu’un assis à ne rien faire est vu comme un paresseux. En Inde, quelqu’un assis à ne rien faire est un grand Sage! »

Ou comme le dit Gregory Mutombo : « Celui qui est assis dans sa paix intérieure fait souvent plus pour le bien de l’humanité que celui qui s’agite en tous sens. »

Ne nous trompons pas, ce n’est pas parce qu’une personne ne semble pas dans l’action qu’il ne se passe rien! C’est dans le silence de ne rien faire que viennent les plus belles inspirations. C’est dans cette Paix que nous nous reconnectons à ce que nous sommes. C’est souvent dans le vide de ce rien que Tout se vit, que la Vie se manifeste avec le plus d’intensité et que nous la vivons avec le plus d’acuité.

Ne rien faire, souvent mal perçu par les autres, est souvent même vécu par nous-mêmes avec un sentiment de culpabilité, d’inaction, d’incomplétude, voire même d’inutilité.

Et pourtant, c’est dans ce temps d’arrêt VITAL pour chacun d’entre nous que nous pouvons enfin entendre la voix de notre cœur, que nous pouvons mettre au repos, parfois même à l’arrêt, notre mental hyperactif.

Il s’agit du principal déconditionnement à accueillir dans notre vie, celui d’être toujours dans l’action, de faire, de penser, de planifier, d’agir, de réagir. C’est l’un de nos plus grands défis, car nous avons appris à forcer, lutter, persévérer, se dépasser sans arrêt, faire plus, faire mieux, tellement que nous avons perdu de vue la véritable nature de notre être : être! Nous sommes pourtant des êtres humains, pas des faire humains!

Les premières fois que nous nous permettons de ne rien faire, malgré la liste interminable et perpétuelle de choses à faire qui nous attend, nous nous sentons coupables, pas adéquats, pas en paix, avec un sentiment de malaise diffus de perdre notre temps. Mais en continuant de s’accorder ces moments de grâce, quotidiennement, de plus en plus longs, nous découvrons toute la richesse qu’il y a dans le rien faire.

Petit à petit, nous renouons contact avec la Vie en nous, avec la Vie autour. Nous nous mettons à voir ce que nous ne voyions plus, trop occupés à faire. Nous redécouvrons la joie de s’asseoir en silence et de savourer ce moment béni. Et nous y prenons tellement goût que nous avons de moins en moins envie de liste de « faire » et de plus en plus envie… de rien! Mais de ce rien riche de sens, qui nous remet en contact avec la vraie nature des choses, qui nous permet de nous déposer dans le moment présent, qui nous fait apprécier chaque petit détail autour de nous, comme autant de petits miracles qui se déroulent tout à coup sous nos yeux.

C’est dans ce rien faire qu’émergent des prises de conscience importantes, que des voiles tombent pour nous permettre de voir avec plus de clarté la réalité, que d’immenses élans d’Amour nous submergent pour tout ce qui vit autour de nous. C’est dans ce silence qu’apparaissent les solutions attendues, que les pardons s’accomplissent, que le lien aux autres se montre avec moins de dualité, plus de tendresse. C’est dans ce repos que le corps peut se ressourcer, que le mental peut se calmer, que les tensions peuvent disparaître, que les décisions les plus éclairées surgissent spontanément, amenant l’impulsion de l’action juste au moment opportun.

S’accorder ces moments de vide est l’un des plus précieux cadeaux que nous puissions nous faire. Ce vide apparent est rempli de Vie, de Présence, de Paix et de Joie. Il est notre autel personnel pour nous ressourcer en nous reconnectant, justement, à la Source. Il est notre havre de Paix, notre cocon personnel, notre Source de Joie. C’est dans ce vide que nous pouvons sentir battre notre cœur, que nous pouvons toucher notre âme du bout des doigts.

Ne rien faire est une grande richesse. Car quand il n’y a plus le faire, il y a l’Être.

Avec Amour,

 

www.dianegagnon.com

 

 

 

Pensée de la semaine

 

    Matthieu Ricard 

    Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe.

 

 

Un des aspects importants de l’amour altruiste est le courage. Un vrai altruiste est prêt à se déplacer sans hésitation et sans peur vers les autres. Les sentiments d’insécurité et de peur sont des obstacles majeurs à l’altruisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 09:36

 

Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Bonjour mes chers abonnées et abonnés.

Je suis navrée mais un oubli de ma part pour mettre le texte samedi dernier, un oubli de ma part, ma mémoire est faible à 83 ans le mois prochain, c’est normal, et plus beaucoup de textes ...

Je pense que je vous mettrai un texte tous les 15 jours si je n’en ai pas beaucoup.

Je vous souhaite u très bon week-end.

 

 

Le texte de Diane Gagnon ;

 

cette superbe phrase de Pierre Leré Guillemet dans l’un de ses récents satsangs est porteuse de toutes les Vérités.

En effet, que pourrait-il y avoir de plus important que Maintenant?

Le bonheur ne se trouve que Maintenant. La Paix habite tout Maintenant. La Joie, l’Amour, tout ne se trouve que dans le Maintenant.

Et pourtant, on passe « notre temps » (comme si le temps nous appartenait!) à nous projeter dans le futur : on a hâte d’avoir un amoureux, on sera heureux quand on pourra acheter une maison, quand on aura des enfants, quand on aura cette promotion, quand on prendra notre retraite. La Vie sera plus simple quand la maison sera payée, quand les enfants auront grandi, quand les guerres seront finies, quand la matrice s’effondrera, quand les gens seront éveillés, quand nous serons guéris…

Et pendant « ce temps » que nous passons à attendre, à espérer, à désespérer, nous oublions de vivre Maintenant car nous ne sommes pas présents à Ce qui est, là, Maintenant. Nous résistons à ce que la Vie nous offre maintenant car nous voulons autre chose, quelque chose de mieux, croyons-nous, quelque chose qui répondra à nos besoins, qui seront conforme à nos attentes, qui marcheront à notre goût. Nous croyons encore pouvoir contrôler ce qui se passera!

Il n’y a qu’ici, Maintenant, que tout se vit. Attendre que ça aille mieux, c’est se priver du meilleur de la Vie. Qui nous dit que ce que nous vivons actuellement, qui ne fait peut-être pas notre affaire, n’est pas exactement ce dont nous avons besoin en ce moment? En fait, évidemment, si c’est ce que nous vivons, c’est ce que nous avons besoin.

Plus nous attendons après quelque chose, plus nous passons à côté de la Vie, à côté du seul Maintenant que nous ayons.

Tout, absolument Tout, est contenu dans ce Maintenant.

Toute attente de quelque chose d’autre est un refus de la Vie Maintenant. Tout espoir de changer les choses démontre que nous nous croyons supérieurs à Ce qui est. Est-ce que cela veut dire de ne rien faire? Bien sûr que non! Mais toute action juste doit être posée sans attente du résultat.

Suivre les élans de son cœur à chaque instant, c’est vivre pleinement. Suivre la Joie en toute chose, c’est être totalement présent Maintenant. Toutes les autres voies sont des détours. Et bien que ceux-ci puissent être nécessaires pour nous ramener finalement exactement à la Joie, n’est-il pas plus simple de suivre ce qui nous met en Joie Maintenant? N’est-il pas plus simple d’être présent à ce qui est et d’en goûter toutes les saveurs?

Ce Maintenant est tout ce que nous avons : savourons-le.

 

 

 

 

Pensée de la semaine

Matthieu Ricard 
Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

La croissance est en elle-même secondaire par rapport à  l'établissement d'un équilibre entre les aspirations de tous et d'une "harmonie durable" qui tienne compte du sort des générations à venir et n'est concevable que dans le contexte de la coopération et de l'altruisme.

 

 

 

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7 septembre 2024 6 07 /09 /septembre /2024 08:47

 

 

 

Chers abonnées ès.

 

Après cette agréable pause estivale, je suis ravie de vous retrouver avec de nouveaux bulletins. J'espère que vous avez passé un bel été et que vous vous portez bien. Bien que ce message soit un peu long et plutôt formel, il est important,...

 

 

 

Une amie très proche m’a envoyé ce texte et je le trouve tellement vrai que j’ai le désire de le partager avec vous.

 

 

LA DOUCEUR DE L’AMITIÉ

 

Le philosophe italien Giorgio Agamben définit l’ami comme « un autre soi avec lequel on partage la douceur même d’exister ».Cette définition de l’amitié est au premier abord surprenante. Dans l’Ethique à Nicomaque, Aristote définit avant tout l’ami comme celui qui nous permet de réaliser nos potentialités, de progresser, de devenir meilleur. Agamben ne contredit pas cette définition, mais il trouve dans le chef d’œuvre d’Aristote une idée selon lui plus importante et passée inaperçue : un ami, c’est quelqu’un qui nous rend la vie plus douce. Voilà pourquoi nous pouvons rester silencieux en sa compagnie sans ressentir de gêne, discuter des heures en oubliant le temps qui passe, se laisser aller à des confidences.L’ami, par sa présence, nous permet d’éprouver la douceur de vivre même dans les moments les plus difficiles. L’expérience est universelle : nous ne nous sentons pas bien, appelons un ami et marchons vers le lieu de rendez-vous, l’esprit pesant de ce que nous avons sur le cœur et qui nous absorbe tout entier. À peine l’avons nous retrouvé, à peine sommes-nous assis en face de lui, que la vie semble soudain plus légère, plus douce.Le problème n’est pas résolu, mais quelque chose a changé. Il n’a pas encore parlé, mais il est là, sa présence suffit.  Avant même que le dialogue s’engage, nous retrouvons la chaleur de ce lien, quelque chose qui est à nous, entre nous, et qui nous réconforte : une douceur de vivre qui ne peut s’éprouver dans la solitude.

 

Charles Pépin, La Rencontre, une philosophie, Allary Éditions.

 

 

 

Moine bouddhiste  Humanitaire

 

T Texte de : Matthieu Ricard

 

 

Pardonner, ce n’est pas dire : « Ce n’est rien, je te pardonne. »

C’est dire : « J’ai souffert, mais je te pardonne. »

 

 

 

 

 

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22 juin 2024 6 22 /06 /juin /2024 10:04

 

 

 

Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencièr

 

 

 

 

 

 

Si vous croyez que la véritable spiritualité c’est sérieux, détrompez-vous!

C’est le mental qui veut du sérieux. Il veut que tout soit fait correctement, avec rigueur, sans déroger des lignes directrices établies par d’autres.

S’il est bien un indice d’Éveil, de « maturité spirituelle », à défaut de mots plus justes, c’est bien celui de ne plus se prendre au sérieux et surtout d’Être dans la Joie! Tout est spirituel, alors pourquoi devenir sérieux sur le chemin?

Plus Ce qui est se dévoile, plus la Joie s’installe. Plus nous réalisons Ce que nous sommes, plus les événements, les choses, les gens perdent de leur caractère sérieux. Nous en arrivons même à rire de beaucoup de choses qui autrefois nous préoccupaient. Nos pensées angoissantes sont tout de suite vues pour des pensées mensongères, ce qui fait que nous les laissons passer en souriant.

Ce qui nous semblait dramatique autrefois est maintenant vu sous un nouvel angle, sans histoire, sans jugement, sans drame, sans souffrance, ou si peu.

Tout ce que l’on prenait tant au sérieux auparavant, le travail, les promotions, l’argent, les voyages, les relations, l’éducation des enfants, notre image, nos avoirs, notre histoire, tout cela nous fait sourire quand les voiles sont tombés et qu’il y a eu retournement de la Conscience vers Soi. Nous réalisons que tout cela n’a pas vraiment d’importance, puisque ce que nous avons tant cherché à travers toutes ces choses, la Joie, le Bonheur, la Paix, l’Amour, sont là en permanence. C’est juste que nous ne regardions pas au bon endroit.

Le rire spontané s’installe, l’émerveillement de la moindre petite chose nous semble permanent, le regard s’adoucit. Même le traitement que nous nous réservions quand nous voulions nous dépasser, devenir meilleurs, progresser, tout cela n’a plus de sens puisque nous sommes déjà heureux! Nous nous traitons désormais avec plus de douceur, de bienveillance, de simplicité, de tendresse même. Nos attentes diminuent, s’effacent car tout est déjà là.

Alors pourquoi se prendre au sérieux? Pourquoi tout prendre au sérieux puisque la VIE elle-même est Pure Joie. Délectons-nous de tout ce qui est là, savourons tout ce qui nous met en Joie, rions de bon cœur et de grâce, cessons de nous prendre au sérieux!

 

 

 

 

J

 

 

 

e suis navrée mais c’est le dernier article que je mets sur le blog.

Je viens de le trouver ce matin.

 

De tout cœur, je vous souhaite de bonnes vacances, même si vous ne partez pas.

Profitez bien ce ces vacances, surtout si vous travaillez.

On se retrouve en septembre, avec toute mon amitié.

Harmonie et gros bisous.

 

 

 

 

 

 

 

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1 juin 2024 6 01 /06 /juin /2024 09:23

 

 

 

Texte de Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

L’être humain est tout de même un curieux phénomène! Bien qu’il possède en lui toutes les réponses et toutes les solutions, quand quelque chose va mal dans sa vie, il est très souvent porté à blâmer les autres, sa mauvaise étoile, un karma difficile ou une passe souffrante qui s’éternise.

Pourtant, si seulement nous pouvions voir que tout ce qui arrive (nous disons souvent ce qui NOUS arrive, mais c’est juste la Vie qui se vit ainsi, jamais contre nous, toujours pour nous), si nous pouvions voir donc, que ce qui arrive n’est toujours que le reflet de notre état d’esprit, de notre niveau de conscience, de notre courage à aller voir en nous ce qui crée cela même que nous déplorons, tout serait réglé assez facilement et assez rapidement.

Au lieu de cela, quand surgit un inconfort ou une souffrance, plutôt que d’aller voir en nous ce qu’il y a en dessous comme croyances, comme peurs, comme besoin inconscient, nous rajoutons des couches par-dessus en nous croyant victime, en nous décourageant, en faisant encore plus de ce qui ne marche pas.

Être en Conscience nous invite à prendre un moment en soi pour laisser monter, humblement et sans attente, sans pensée et sans analyse, ce qui cherche à s’exprimer comme source fondamentale de notre situation. Souvent c’est une fausse croyance tellement incrustée en nous que nous croyons qu’elle fait partie de nous : « je dois mériter ma place, je suis en survie, je dois prouver que je vaux quelque chose, je dois performer, je ne dois pas lâcher et me montrer fort/e, etc. ».

Parfois, c’est une peur d’enfance qui est à l’origine de notre comportement qui crée les situations douloureuses : « je dois être à la hauteur de ce que papa/maman attend de moi sinon je ne serai plus aimée, si je ne suis pas assez aimable, on me rejettera, je dois me montrer compréhensif/ve même si on me bafoue car je crois que la spiritualité doit toujours viser la perfection, sinon je n’en suis pas digne, » etc.

Souvent, c’est une fuite par en avant pour ne pas nous rencontrer dans nos profondeurs, comme si un monstre s’y cachait, alors que nous ne sommes qu’Amour, intrinsèquement.

Enfin, d’autres fois, c’est un rejet fondamental, mais inconscient, de ce que nous croyons être de peur de ce que ce sur quoi nous sommes bâtis, ne s’effondre et que nous perdions nos repères. Et pourtant, c’est à ce moment-là, dans cette grande vulnérabilité, que nous pourrons nous rencontrer vraiment et découvrir Ce que nous sommes, de tout temps et pour toute éternité.

Ça bouscule fort dans notre vie? Et bien bravo! Cela signifie que Ce que nous sommes vraiment, cette Présence, cette Paix que nous sommes, nous appelle afin que tout ce qui est faux, tout ce qui n’est pas nous, soit vu vraiment et s’effondre pour ne laisser la place, toute la place, qu’à ÊTRE, enfin. Sans artifices, sans croyances, sans peurs et sans souffrance.

 

 

 

 

Pensée de la semaine

 Matthieu Ricard 

Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

 

 

Le voyage spirituel revient à voyager d'une vallée à l'autre : le passage de chaque col dévoile un paysage plus magnifique que le précédent. [...] Au sein de l'Eveil, au-delà de l'espoir et du doute, le mot "bonheur" lui-même n'a plus aucun sens. Les ombres des concepts se sont évanouies au lever du jour de la non-dualité. [...] Celui qui a réalisé la nature ultime des choses est comme le navigateur qui aborde une île entièrement faite d'or fin : même s'il cherche des cailloux ordinaires, il n'en trouvera pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2024 6 18 /05 /mai /2024 09:20

 

 

 

Texte de Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

Depuis plus de 13 ans que je vous écris ici et que je lis tous vos commentaires. C’est magnifique et touchant d’observer comment nous tous évoluons ensemble vers toujours plus de conscience, de responsabilisation, d’ouverture du cœur et d’Amour.

Mais ce qui est encore plus merveilleux, c’est de constater que de plus en plus de gens s’ouvrent à leur véritable Nature, s’intéressent à l’Éveil, touchent à la Réalisation du Soi.

Un grand tournant semble se dessiner de plus en plus clairement : le monde change (même s’il est illusion!) et l’Éveil collectif en cours n’est plus un souhait mais une Réalité. Bien entendu, tout n’est pas encore visible dans la matière, mais dans l’Absolu, c’est déjà réalisé.

Nous sommes partis de loin, chers amis, laissant peu à peu tomber ce qui était inutile pour nous tourner vers Soi, vers ce qui est là de toute éternité et qui ne bouge pas. Les souffrances que nous avons connues ont fini par avoir raison de nos résistances et ont accéléré notre « lâcher prise » car nous avons constaté que nous n’avons justement pas de prise sur quoi que ce soit!

Les nombreux questionnements font peu à peu place à une grande clarté, les tourments s’effacent devant la Paix intérieure et les difficultés ne font pas le poids face à une Joie profonde immuable et tellement pure.

Nos prises de conscience créent des moments extraordinaires et modifient nos parcours de façon souvent spectaculaire. Notre accueil de la Vie devient plus large, plus doux, plus simple.

De plus en plus de gens s’éveillent, réalisent le Soi ou sont en chemin. C’est d’une telle Beauté!

Merci à toutes celles et tous ceux qui partagent généreusement pour offrir leur vécu au monde. Et j’ai une immense gratitude pour vous tous qui suivez vos élans du cœur qui vous ramènent à la Maison. Vous êtes inspirants! La Conscience que nous sommes n’est qu’Une, mais il n’en demeure pas moins que de voir s’allumer toutes ces petites étincelles est un spectacle merveilleux.

Plein d’Amour vers vous tous!

Diane

 

 

 

 

 

Pensée de la semaine

 

Matthieu Ricard 
Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

 

 

Telle la brume argentée

Qui se lève dans le vide du ciel,

La forme du gracieux maître

Apparaîtra dans l'immensité omniprésente.

 

Telle la douce ondée qui drape lentement

Le cintre de l'arc-en-ciel,

Le maître fera pleuvoir ses instructions profondes

Sous un dais de lumières iris

 

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11 mai 2024 6 11 /05 /mai /2024 09:06

 

 

 

Texte de Diane Gagnon –

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

Beaucoup de gens n’osent pas faire face aux situations difficiles, aux discussions inconfortables, aux désagréments importants. Souvent, on préfère nier, fuir, faire semblant que ça n’existe pas ou provoquer un autre conflit qui sert de diversion pour ne pas avoir à affronter ce qui nous rend si inconfortables, vulnérables, dépourvus.

Avez-vous déjà remarqué comment se tiennent les oiseaux les jours de grands vents? Ils se mettent face au vent car c’est ainsi qu’ils sont le plus solides.

C’est ainsi que nous pourrions être face à ce qui est mis sur notre chemin.  Car chaque fois que nous nous voilons le visage pour ne pas regarder en face une situation difficile, quelle qu’elle soit, nous maintenons la souffrance active, même si nous faisons semblant de ne pas la voir. Chaque fois que nous fuyons une situation, nous la laissons perdurer.

La clarté peut se faire seulement quand nous abordons franchement une situation et que nous osons une communication sincère. La résolution de bien des difficultés peut se faire lorsque nous la regardons bien en face et que nous laissons monter l’élan du cœur qui nous indique l’action juste à faire, que ce soit dans le non-faire conscient ou dans le geste concret permettant de dénouer l’impasse ou d’avancer vers sa résolution.

Derrière toute situation qui nous fait peur se trouve un espace de paix qui nous libère des voiles qui cachent notre vraie Nature. Et puis on se rend compte qu’il devient de plus en plus facile de faire face aux choses difficiles. Car au lieu de les fuir ou de les combattre, nous les accueillons et leur permettons de nous enseigner ce qui a besoin d’être vu en nous.

 

 

 

 

 

Pensée de la semaine

 

Matthieu Ricard 
Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

Il ne faut pas sous estimer le pouvoir des idées et ceux qui les mettent en action ! En transformant notre propre esprit et notre vision du monde, peu à peu nous pouvons activement contribuer a changer nos priorités et transformer nos cultures. Bien des changements majeurs qui se sont produits dans les sociétés paraissaient improbables à première vue. ''Satyagraha'', le principe qui inspira la résistante non violente instaurée par Gandhi, signifie ''la force de la vérité''. C’est elle qui agit et déplace des montagnes.

 

 

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Ce blog a été créé le 22-08-2010 par mon adorable petit-fils Maxime


 

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