Il est difficile de trouver le bon dosage entre s'informer pour savoir ce qui se passe sur la planète en ce moment, et faire abstraction de tout ça pour vibrer plus haut et se réaliser à travers nos élans créateurs.
Nous pataugeons dans le plus grand défi de l’humanité : celui de s’éveiller à notre nature véritable tout en traversant les grands bouleversements qui sont en cours. À travers tout cela, nous tentons de démêler le vrai du faux, inondés par des quantités d’informations fausses et la dissimulation de la vérité par beaucoup de ceux en qui nous avions mis notre confiance.
La Vérité existe pourtant, elle est le cœur de l’Univers et sa manifestation tout à la fois. Elle est en nous et elle n’attend que notre attention totale pour se révéler.
Plutôt que de nous perdre dans ce tourbillon continuel d’illusions et de désillusions, nous devons restés centrés sur ce qui est stable et éternel : notre vérité, la Conscience absolue, cette paix que nous sommes, dès que nous revenons à l’essentiel. C’est non seulement notre refuge, mais c’est aussi le cœur de l’Univers.
Même si nous voulons connaître à l’avance tout ce qui s’en vient, nous ne pouvons être sûrs de rien. Nous n’avons pas besoin de tout savoir d’avance : tout nous sera révélé au moment opportun. Bien que nous tentions de nous informer, et qu’il soit sans doute sage de le faire jusqu’à un certain point, il faut trouver le bon dosage et savoir reconnaître quand notre être en a assez : quand notre bien-être est perturbé par ce que nous apprenons, quand nous devenons anxieux, quand nous perdons notre Joie, alors ce sont les signes indéniables qu’il nous faut sortir de cet état d’illusion. Nous avons dépassé nos limites. Nous devons alors revenir à plus de paix en faisant ce qui nous fait le plus de bien, ce qui nous apaise, ce qui nous remet en Joie, ce qui fait appel à notre créativité, notre détente totale, notre sérénité dans tout notre être.
Il est facile de voir que le tourbillon externe va en s’accélérant : les révélations, les dénouements, les événements vont se succéder de plus en plus rapidement. Ne restons pas dans ce tourbillon. Sortons-en dès que nous nous sentons aspirés par ces folies actuelles. Apprenons à revenir dans notre sanctuaire intérieur, là où rien ne peut nous atteindre. Jusqu’à ce que nous incarnions complétement et consciemment cette Paix intérieure.
Beaucoup d’entre nous passons une bonne partie de notre vie à chercher la paix, le bonheur, la Joie profonde, l’éveil, l’illumination. Mais parallèlement, nous continuons aussi de courir à travers nos nombreuses prétendues obligations, nous laissant bien peu de temps pour prendre soin de ce qui, pourtant, hurle, là en nous.
Nous voulons l’éveil mais nous ne voulons rien lâcher de ce que nous avons! Nous voulons l’illumination, la paix éternelle, mais nous ne sommes pas prêts à laisser tomber notre confort, nos possessions, notre emploi, nos activités.
Pourtant, certaines parties de nous doivent mourir pour que nous puissions vivre pleinement.
Toutes ces parties fausses de nous, alimentées par notre ego qui cherche à se faire aimer, à être reconnu, à être vu comme une bonne personne, à donner l’image d’une personne compétente sont ces parties de nous qui grugent le plus notre énergie. Car non seulement les projetons-nous constamment à l’extérieur pour aller chercher ce dont nous croyons avoir besoin, mais nous dépensons beaucoup d’énergie et de temps à entretenir ces images de nous, une fois que nous les croyons confirmées.
Ainsi, nous nous retrouvons souvent enfermés dans des carcans que nous avons nous-mêmes créés, comme celui de la bonne personne, de la personne compétente ou serviable, ou de celle digne d’être aimée. Nous renions ainsi toute une partie de ce que nous sommes, lorsque nous perpétuons ces rôles.
Pour sortir et se libérer de ces carcans, nous devons trouver la porte à l’intérieur de nous, celle qui nous donne accès à toute notre être, notre humanité, notre lumière, notre Conscience, à l’être unique que nous sommes.
Pour vivre avec plus d’amplitude, nous devons laisser tomber toutes ces règles qui nous enferment, ces obligations, conventions, principes qui nous étouffent, ces images que nous voulons projeter et cette quête de la reconnaissance et de l’amour des autres. Ce n’est qu’à ce prix que nous trouverons notre porte intérieure qui mène à la véritable Paix, la Joie Pure, l’Amour inconditionnel.
Ce n’est que dans notre propre regard d’abord que nous pourrons trouver l’Amour que nous cherchons tant à l’extérieur de nous. La porte est en nous. Nous ne pouvons avancer sur le chemin lumineux qu’à partir du moment où nous lâchons le lien qui nous relie à la noirceur.
Et le plus beau, c’est que dès que nous faisons ce pas essentiel vers notre propre lumière, ce n’est pas un simple pas que nous faisons : c’est un saut quantique dans un nouvel Univers où tout est possible.
Quel désastre que de maintenir des émotions refoulées depuis longtemps! Tellement longtemps que parfois nous ne sommes même plus conscients que ce sont ces émotions refoulées qui nous font réagir fortement à des événements qui pourraient paraître anodins aux yeux d’autres personnes.
Toute notre vie, depuis notre tendre enfance, nous avons appris à refouler nos émotions, à les réprimer, à les étouffer lorsque celles-ci dérangeaient nos parents, nos professeurs, nos amis, nos collègues de travail, notre conjoint, ou nous-mêmes. Mais tout ce que nous refoulons ne disparaît pas : cela demeure justement enfoui en nous, comme un fardeau que nous portons souvent sans nous en rendre compte et qui ne demande qu’à émerger à la moindre occasion.
Même lorsque nous jugeons autrui, une petite voix en nous nous indique que nous nous sentons coupable de mal agir ainsi mais nous refoulons aussi cette culpabilité, prétendant être dans notre droit de penser ce que nous voulons.
Nos pensées créent nos émotions et nos émotions créent nos pensées, comme dans un cercle vicieux duquel nous peinons à nous extraire. Si nous nous imaginons par exemple que notre amie nous ment, alors nous nous faisons vivre plein d’émotions de trahison, de rejet, de peine, de colère, de déception. D’autre part, si nous nous sentons triste, nous nous mettons à penser à toutes les situations qui peuvent justifier notre tristesse, intensifiant à la fois nos émotions et nos pensées; nous pouvons même aller jusqu’à retourner loin derrière pour prouver que notre vie a toujours été difficile et que nous avons donc souffert.
Mais tout ça brime notre liberté et nous prive de notre bonheur. Toutes ces émotions refoulées ne demandent qu’à ressurgir dans notre quotidien, souvent pour notre plus grand dam, ou celui des autres. Alors comment en sortir?
La solution est simple, mais pas toujours facile. Il faut d’abord identifier l’émotion qui ressurgit : est-ce de la colère, de la tristesse, un sentiment d’abandon, de rejet, de trahison? Est-ce notre image qui est affectée, notre réputation, notre besoin d’être perçue comme une bonne personne, compétente, aimable? Attention au piège de ne pas creuser suffisamment cette étape car souvent une émotion superficielle peut en cacher une autre plus profonde. Plus nous irons à la source de notre mal-être, plus nous pourrons nous libérer.
Une fois l’émotion identifiée, accueillons-la. Donnons-lui le droit d’exister, reconnaissons sa présence dans notre vie en ce moment et laissons-la nous traverser. Pour cela, ouvrons-notre cœur sans résistance et acceptons de vivre dans ce moment précis cette émotion si inconfortable. C’est toute notre résistance face à cette émotion refoulée depuis si longtemps qui crée notre souffrance, souvent même nos maux physiques. En la reconnaissant, en cessant de lui résister et en la laissant traverser notre cœur, nous lui permettons de s’en aller… et de nous libérer.
C’est comme un petit enfant qui cherche notre attention en faisant plein de bruit près de nous. Si nous le regardons et lui disons « voilà, fais du bruit autant que tu veux, je te regarde » il finira bien vite par se fatiguer de faire tout ce boucan et détournera son attention sur une autre activité plus tranquille. Il en est de même avec nos émotions : elles font du bruit jusqu’à ce qu’elles attirent notre attention consciente. Une fois que nous leur accordons notre attention, sans résistance et sans attachement, au bout d’un moment elle a fini son boulot avec nous, qui est de nous rendre conscients, et s’éloigne. Et nous voilà libérer de ce qui nous étouffait depuis des années!
Tant que nous refoulons nos émotions, c’est comme si nous tentions d’endiguer le courant de la mer en essayant de retenir les flots au moyen d’un barrage rudimentaire : tôt ou tard les vagues passent par-dessus notre barrage insignifiant et nous voilà submergés, inondés, brisés. Tandis qu’en laissant passer la Vie à travers nous, les émotions à travers notre cœur, sans tenter de retenir quoi que ce soit, tout devient fluide dans notre vie, la mer redevient calme. Chaque évènement qui nous fait réagir est un enseignant pour nous permettre de nous libérer. Laissons la Vie circuler librement en nous plutôt que de tenter de la refouler.
« Nous n’avons besoin de rien pour être heureux. Mais nous avons besoin de quelque chose pour être malheureux. » Cette formidable citation de Mooji nous ramène à l’essentiel de ce que nous sommes.
Nous n’avons en effet besoin de rien pour être heureux : pas besoin d’une grosse maison, pas besoin de beaucoup d’amis, pas besoin de beaucoup d’argent, pas besoin du succès, pas besoin de biens matériels, de l’emploi idéal, de voyages, d’activités diverses. Il ne s’agit pas de renier tout ça : il s’agit simplement de réaliser que nous n’avons besoin de rien de tout ça pour être heureux car notre bonheur est intérieur. S’asseoir dans le calme, faire le vide en nous, laisser nos soucis du passé, du futur et du présent à l’extérieur de nous et trouver la Source en nous, cette Présence que nous sommes, cette Conscience absolue qui se suffit à elle-même parce qu’elle englobe tout et nous unit à tout : voilà où nous pouvons retrouver le Bonheur. Pas besoin de quoi que ce soit.
Par contre, pour être malheureux, nous avons besoin de problèmes, de manques, de relations compliquées, de conflits, de peurs, de restrictions, de trop d’occupations, de manque de temps, d’efforts soutenus trop longtemps, de soucis, de regrets, d’anxiété.
L’ego a tellement peur de ne plus être utile si nous découvrons notre propre bonheur intérieur qu’il nous crée sans cesse de nouveaux problèmes. Il crée la confusion autour de nous et nous croyons qu’elle se trouve en nous. Mais en nous, c’est toujours le calme, dès que nous mettons l’ego et le mental de côté. Le mental tente constamment de nous distraire et de nous éloigner de notre centre. Et chaque fois que nous tombons dans son piège et que nous nous mettons à la recherche du bonheur à l’extérieur de nous, il n’y a personne en nous pour vivre notre bonheur permanent.
Seul l’ego a des problèmes. Seul le mental peut nous raconter l’histoire que nous sommes malheureux, parce que nous regardons le chaos à l’extérieur plutôt que de regarder la paix et le calme à l’intérieur. La Conscience-Présence n’a jamais de problème : elle est la Paix absolue, la Joie éternelle, la Bonheur serein infini.
Nous vivons actuellement la période la plus importante de notre évolution spirituelle collective et individuelle sur terre. C’est le moment de tous nous connecter à notre Puissance intérieure inouïe et de resplendir ensemble de cette Lumière éblouissante et infinie qui absorbera toute l’ombre qui s’y trouve encore. C’est ça le Bonheur. C’est ça la victoire de la Lumière, c’est ça notre grand réveil : s’éveiller à notre pure Conscience, découvrir notre secret le mieux gardé et briller de tous nos feux, tous ensemble, debout et invincibles. Heureux.
Ce petit mot pour vous dire que je prends des vacances.
Je reprendrai le 6 mars.
Pensée du Jour de
TEXTES DE MIKAEL AIVANOF
Les humains ne sont pas habitués à s’arrêter sur des occupations qui pourraient changer leur vie. La méditation, la contemplation, la prière, toutes ces activités susceptibles d’améliorer leur existence parce qu’elles déclenchent en eux des forces capables de transformer et neutraliser leurs états négatifs, ils les négligent.
Et pourtant, même pour la santé, c’est beaucoup mieux de vivre la vie spirituelle.
Enlevez la vie spirituelle à un être, il ne lui reste plus qu’une vie végétative : il mange, il dort, il s’agite… Sans cette vibration intense au-dedans qui stimule, qui vivifie, peu à peu, même les fonctions physiques commencent à marcher au ralenti ; et ce ralentissement produit des dépôts qui encombrent l’organisme de déchets.
Donc, ne serait-ce que pour rester en bonne santé, tâchez de vivre la vie spirituelle.
Rien ne sera plus pareil, préparons-nous à être dépouillés de tout ?
Cette phrase en dit long sur ce qui se passe dans ce monde en mutation, quand on parle du monde, elle peut aussi inclure tout ce qui est, sans oublier que cela se passe au fond de soi. De plus en plus, nous nous libérons de toute identification avec ce monde et avec tout ce qui se manifeste sur l’écran de l’éternel présent, ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est qu’il y a une force invisible à nos yeux humains, qui orchestre un changement d’une telle importance, que rien ne sera plus pareil. Ce que nous avions comme habitude n’a plus sa raison d’être, n’a plus le même intérêt. En fait, nous sommes des observateurs de ce que nous vivons et expérimentons, avant cela nous motivait, maintenant ce n’est plus comme si notre attention était concentrée ailleurs, mais pas sur ce qui se passe sur l’écran de l’éternel présent, tout devient obsolète.
Cela me fait penser, assis confortablement devant l’écran de l’éternel présent, rien de ce qui se passe n’attire plus l’attention, sachant que tout ce qui est manifesté veut solliciter l’attention pour être nourri de ces illusions, continuer ainsi cette dépendance illusoire, croire que cela est essentiel. Il y a cette force en nous, une intelligence absolue, qui en fait nous fait prendre conscience que tout ce qui est présenté sur l’écran de la vie, n’a plus sa raison d’être, on passe à autre chose, mais cela ne se trouve pas dans l’identification, dans ce qui nourrit l’intellect, l’esprit, c’est autre chose. Un dépouillement qui affecte tout sur l’écran de l’éternel présent, et ce que l’on regarde sur l’écran de la vie, de cet éternel présent, n’a plus d’intérêt, on prend conscience de ce qui est présenté, changeant continuellement de forme, reste toujours le même fond, qu’une illusion, une projection éphémère afin d’en tirer des enseignements.
Ce n’est pas l’homme qui décide, ni personne d’autre, de mettre un terme à tout cela, mais l’intelligence absolue de la lumière éternelle de la Vie. Un dépouillement d’une telle importance qu’il redonne la vue pour faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Il ne peut en être autrement, ce monde définit bien ce qui se passe, ce qui représente l’infiniment petit et l’infiniment grand, il y a un tel chaos, on ne sait plus où mettre la tête, heureusement l’intelligence absolue de la lumière a la réponse à tout. Lorsque l’on vit ce dépouillent, c’est que le rêve de la création éphémère qui prend fin, tout ce qui se passe sur l’écran de l’éternel présent, ces dimensions, ces autres plans de conscience, d’autres mondes, des univers, quelle que soit la manifestation, tout s’y passe. Et ce que l’on croit être et qui sert de véhicule d’ancrage, cette forme humaine n’a plus sa raison d’être comme tout le reste, qui n’est qu’une projection de lumière.
En fait, nous nous rendons compte que nous sommes à la fois dans ce monde et en même temps plus de ce monde, ni dans cet écran de l’éternel présent, que nous nous libérons de tout, à être ce qui a toujours été la réalité ultime, où tout est lumière et amour. Il n’y a plus besoin d’expérimenter, d’apprendre à travers l’écran de la vie qui nous sommes et qui est antérieur à tout ce qui est projection éphémère. En fait, nous sommes cette force, cette intelligence absolue qui met fin aux illusions, en nous dépouillant de ce qui n’est pas essentiel, en faisant le changement.
Il n’y a rien que l’on puisse faire, puisque tout est orchestré par l’intelligence absolue de la lumière, peu importe ce qui se manifeste sur l’écran de la vie, il est normal que le dépouillement apporte un tel chaos, à tout, ceux qui ne lâchent pas leurs identifications, ne savent pas où mettre leur tête. Ils se rendront compte le moment venu, qu’il n’y a pas d’identification à faire, puisqu’on est antérieur et ce qu’on croit être la réalité n’est qu’un rêve, un film, orchestré par l’intelligence absolue de la lumière de la Vie et que cela met fin au rêve. C’est ce qui se passe en chacun, trouver la réalité ultime où tout est amour. Lorsque l’on met fin au rêve éphémère, tout est lumière, il n’y a plus aucune identification à qui ou à quoi que ce soit.
Quand on vit ce dépouillement, on comprend que tout ce qui est dans ce monde, ou tout ce qui est sur l’écran de l’éternel Présent, n’est qu’une projection éphémère, une illusion, qui met fin au rêve, puisque tout a été dépouillé de ce qu’on croit et pense être, le basculement du réel de ce qui ne l’est pas. Quoi qu’on fasse, quoi qu’on pense ou croit être, tout est aimé, accueilli, accepté, respecté et accompagné, car on n’est pas ce qui se passe sur l’écran de la vie mais la lumière éternelle de la vie qui consume tout par le feu sacré de l’amour. Quelle que soit l’angoisse, la peur ou autre, rien n’est réel sauf ce que l’on est, ce qui est à l’origine de toute animation, car sans la lumière éternelle de la vie, rien ne peut être.
Nous sommes ici sur terre pour vivre des expériences, pas nécessairement pour souffrir. Mais la souffrance vient souvent avec notre résistance face à l’expérience qui nous est présentée. Elle est parfois importante pour notre éveil, mais pas obligatoire.
Certains d’entre nous sont fatigués d’expérimenter la souffrance alors qu’en fait ils souffrent de faire l’expérience. Quand nous avons une préférence pour un certain type d’expérience, nous souffrons, car nous ne contrôlons pas ce que nous avons à vivre. Quand nous avons une préférence pour la sorte d’apprentissage que nous avons à faire, nous souffrons, car nous ne savons pas d’avance ce que nous sommes venus apprendre. Quand nous interprétons continuellement comment les choses devraient se passer, nous souffrons, car nous n’avons pas le dernier mot sur ce qui est, ce qui devrait, c qui aurait dû. Quand nous sommes attachés, identifiés à certaines choses, certains états, nous souffrons, car nous avons peur de perdre ce que nous croyons posséder, alors qu’au final, nous ne possédons rien.
Ces expériences sont essentielles à notre éveil. Tout nous est utile, tout est là pour nous, tout nous rappelle à nous. Ainsi, c’est souvent la souffrance qui nous amènera à faire une introspection, à regarder ce qui doit être vu, à ouvrir notre cœur à ce qui doit être compris, intégré, soldé, aimé. Dès que nous sommes conscients de ce qui nous est demandé, nous acceptons que le tout ne se déroule pas comme nous le voudrions.
Toute souffrance est passagère : elle cesse quand nous cessons de résister. Malgré la souffrance ressentie, nous pouvons éprouver une profonde gratitude envers la Vie de nous guider si patiemment vers l’éveil de notre conscience, car dès lors, nous ne résistons plus à ces expériences. Nous les prenons pour ce qu’elles sont : des balises qui nous indiquent le chemin du retour à la maison.
Nous sommes sans doute à l’aube de grands changements dans la conscience humaine. Tant de choses se passent en même temps dans notre monde. Tout est en place pour l’éveil de l’humanité, pour la redécouverte de ce que nous sommes vraiment, pour le changement de niveau de conscience, d’élévation de fréquences, de dimension. Nous avons été secoués comme de vieux pommiers au cours de la dernière année, afin de nous permettre de remettre en question nos vieilles habitudes, nos vieilles croyances.
Il n’y a plus de temps à perdre en tergiversations maintenant. Nous devons MANIFESTER pleinement ce que nous sommes et INCARNER exactement ce que nous voulons voir émerger dans notre monde. Toute la cohérence, l’authenticité, l’impeccabilité, la liberté, la bonté, la compassion, l’entraide, la droiture que nous voulons voir dans ce monde, c’est à nous qu’il revient de l’incarner dans chaque cellule de notre corps. Le monde d’Amour que nous voulons, nous devons d’abord l’incarner en nous, dans la paix de notre cœur, puis avec nos proches, dans notre famille, notre voisinage, notre travail et dans la société dans laquelle nous vivons.
Le monde d’amour dont nous rêvons, nous devons d’abord le créer en nous. Accueillons TOUT ce que nous vivons. Accueillons nos émotions, acceptons de les ressentir, de les exprimer afin de les libérer, puis agissons. Accordons-nous la première place dans notre vie pour pouvoir faire le grand ménage en nous. Il y a un proverbe qui dit « si chacun balaie le seuil de sa maison, alors toute la ville sera propre ». C’est pourquoi ce grand ménage doit commencer par notre libération intérieure : nous libérer de nos peurs, de nos fausses croyances, de nos fausses obligations.
Acceptons de remettre en questions ce que nous avons pris pour vrai, nos habitudes, ce que nous faisons sur le pilote automatique. Revoyons ce qui compte vraiment pour nous. Accordons-nous du temps, arrêtons-nous, allons marcher dans le silence de la nature et laissons monter ce qui demande à s’exprimer, là en nous, ce que nous avons réprimé depuis bien trop longtemps. Pardonnons, libérons, exprimons ce que nous sommes. Explorons les différentes facettes de ce diamant qui vibre en nous et qui demande à briller au grand jour de tous ses reflets.
Manifestons toutes les couleurs de ce que nous sommes, incarnons ce que nous voulons vivre dans notre monde, n’attendons pas que les autres le fassent d’abord : donnons l’exemple. Soyons notre propre sauveur. Le reste suivra.
L’image qui illustre le texte d’aujourd’hui est une photo du ciel prise à Vérone en Italie le 4 janvier 2021. Elle m’a inspiré ce texte en me rappelant que nous avons tous près de nous, autour de nous, sur le plan physique et sur le plan spirituel, céleste, une famille d’âmes à laquelle nous pouvons toujours nous relier consciemment.
Plusieurs d’entre nous ont le bonheur de vivre avec un ou des membres de leur famille d’âmes terrestre ou d’être en contact avec eux. Il s’agit là d’une grande joie car ces contacts nous maintiennent en haute énergie et nous apaisent lorsque nous en avons besoin. Les échanges avec ces personnes sont faciles, stimulants et favorisent notre élévation mutuelle.
Mais si vous vous sentez seul, qu’il semble que personne ne vous comprenne ou que vous avez l’impression d’être à contre-courant, il y a toujours votre famille d’âmes spirituelle qui vous attend. Nous avons tous notre famille d’âmes : ce sont nos guides qui se relaient à tour de rôle pour nous accompagner dans les moments difficiles selon nos besoins du moment.
Nos familles d’âmes sont empreintes de bienveillance, de douceur et de compassion. Jamais elles ne nous laissent tomber. Souvent, elles nous guident en utilisant notre intuition, nous permettant d’éviter certains problèmes ou nous orientant vers un chemin plus lumineux.
Elles sont toujours prêtes à nous répondre, à nous réconforter, à prendre soin de nous, à éclairer notre chemin, à nous maintenir dans la Foi. Nous n’avons pas besoin de faire de longues prières pour être en contact avec elles. Simplement prendre le temps de s’arrêter, de faire quelques bonnes respirations abdominales et de les inviter à se manifester à nous. En restant ouverts aux images et aux paroles qui nous seront proposées, nous pourrons ressentir tout leur Amour et recevoir ainsi leur guidance pour notre prochaine étape.
Comme plusieurs d’entre nous avons besoin de support ces temps-ci, nous pouvons nous rapprocher de nos frères et sœurs d’âmes afin de réaliser que nous ne sommes jamais seuls.
Nous pouvons aussi nous relier en esprit et en conscience avec tous les êtres du plan physique que nous aimons ou qui nous inspirent. Plus nous nous unirons en conscience et avec Amour avec les autres, plus grande sera notre puissance de créer un monde lumineux et bienveillant. Même si nous ne pouvons pas nous regrouper physiquement, nous pouvons tous nous rejoindre spirituellement et nous connecter à l’immense aura d’Amour qui entoure la terre, malgré ce que l’on y voit à la surface pour le moment. Cet égrégore d’Amour chasse l’égrégore de peur que nous avons nourri trop longtemps.
En toute conscience, chaque jour, plusieurs fois par jour même, rejoignons nos familles d’âmes physiques et spirituelles afin d’amplifier l’Amour dans le cœur de toute l’humanité.
Il y a tant d’instabilité dans l’air en ce moment qu’il est facile pour notre mental de se prendre pour un cheval fou et de devenir hors de contrôle.
Nous nous mettons à penser à tout ce qui se passe, ce qui s’est passé, ce qui devrait se passer et ce qui pourrait se passer. Nous passons constamment du passé au futur, au conditionnel, à l’imparfait. Et tout ce temps que notre mental passe dans ces zones de temps illusoires qui n’existent plus ou qui n’existent pas encore, nous ne sommes pas dans le présent.
Quand nous laissons notre mental se perdre à lire les nouvelles ou les réseaux sociaux, à anticiper, à juger, à condamner, à avoir peur, à être en colère, à rejeter, à s’irriter, nous ne trouvons plus la paix car nous sommes partout sauf en nous.
Quand nous tentons de contrôler l’extérieur, nous vivons dans l’anxiété, dans la peur, dans la désillusion, dans la colère, dans le jugement et nous connaissons peut-être des accès de rage comme nous ne pensions pas en être capables. Ou alors, nous sommes tellement effrayés par ce que l’on nous dit qui se passe (mais est-ce vraiment la réalité?) que nous nous terrons, pétris de peur et d’angoisse et incapables de nous rebrancher à notre source intérieure.
Devant tant de chaos extérieur, nous devons pourtant et absolument sortir de notre mental, arrêter de lui accorder la priorité, cesser de l’écouter et de suivre ses conseils non avisés car imbibés de peur ou de colère. En ce moment, notre mental contrôle nos émotions et laisse bien peu de place à notre vraie Conscience, à notre âme, à notre cœur.
Il semble que chaque jour qui passe, alors que les situations paraissent dégénérer, devient un rappel de plus en plus pressant pour que nous mettions « la switch à off » de notre mental et que nous revenions dans notre cœur, au sein de notre essence, là où rien ne bouge, là où la paix nous attends patiemment si nous faisons silence en nous et autour de nous.
Tout ce qui se passe nous invite, nous exhorte à nous rapprocher de nous, à redécouvrir notre propre puissance individuelle, spirituelle, pacifique, aimante, calme et sage.
Plus le temps passe et moins nous devons laisser le mental nous diriger. Il nous faut plutôt confier les rênes de notre vie à notre Conscience, notre intuition, notre âme, les seules aptes à nous guider à travers ces tremblements, ces désordres et ces désinformations de toutes sortes.
De ce fait, toutes les activités qui nous permettent de sortir de notre mental seront les bienvenues. Tout ce qui nous invite au calme, au silence, à la contemplation, à la respiration, la méditation, l’attention focalisée sur une activité nourrissante pour l’âme devrait être priorisé par-dessus tout.
Il ne s’agit pas de ne plus penser : il s’agit de ne plus laisser le mental nous emporter dans ses circonvolutions insatiables et infinies et de reprendre possession de notre capacité de fonctionner, d’agir, d’aimer, de poser l’action juste et de préserver notre énergie.
Ici au Québec, quand il y a une grosse tempête de neige, on reste au chaud à la maison et on se fait un bon bouillon de poulet ou un chocolat chaud et on regarde passer la tempête. C’est sans doute ce que nous sommes appelés à faire pour les prochaines semaines : rester au chaud en soi, prendre soin de notre âme et regarder passer la tempête. Gardons la tête froide et restons au-dessus de la mêlée! Le Grand Plan de la Vie sait ce qu’il fait : laissons-le se déployer en restant solides dans notre Foi d’un monde meilleur.