Son nom de couronnement était : Menkheperrê.
Il semble avoir été le premier pharaon à atteindre
l'Euphrate en faisant transporter ses bateaux sur chariots.
Thoutmosis III a eu le règne le plus long de la XVIIIe dynastie (53 ans).
Sa personnalité et ses succès à l'extérieur de l'Égypte
ont marqué durablement la mémoire des anciens égyptiens.
Un roi modèle
Ce n'est qu'à partir de l'an 22 que Thoutmosis III jouit seul du pouvoir.
Son activité constructrice est relativement importante.
A Karnak, dans L'ancienne « cour du Moyen-Empire »,
il édifie l'Akhmenou, salle Jubilaire.
Les VIe et VIIe pylônes, plusieurs obélisques,
un édifice près du lac Sacré,
et les « piliers héraldiques » datent aussi de son époque.
Il fait également construire en Nubie
(Bouhen, Gebel Barkal, Saï, Amada, Ellessiya,
Ouronarti, Gebel Dosha, Pnoubs, Qasr Ibrim,
Semna, Koumma, Kouban),
à eléphantine, Assiout, Kom Ombo, Edfou, Elkab,
Tôd, Hermopolis Magna, Akhmîm et héliopolis.
Un certain nombre de ses travaux (au moins 19),
tout comme le premier héraut Iamounedjeh
et le grand prêtre d'Amon Menkheperrêséneb.
Un esprit cultivé
De plus, le roi se pose aussi en lettré,
et les documents permettent de reconstruire l'image
d'un homme épris de culture et d'histoire.
A Karnak, il fait édifier une salle des Ancêtres,
avec une Liste de rois commençant avec
Ménes. A côté de l'Akhménou, il entreprend
le « jardin botanique », espace orné de bas-reliefs
représentant toute sorte de faune et de flore,
avec une vocation quasi encyclopédique,
sorte d'onomasticon figuré.
Lorsque son expédition capture un rhinocéros en nubie,
il en fait consigner les mensurations précises.
Thoutmosis III pratique
également la calligraphie,
comme en témoigne son vizir Rekhmirê.