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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 10:52

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

Jour après jour, depuis notre adolescence, nous dépensons une quantité phénoménale d’énergie pour des choses sans importance. Gaspiller serait plutôt le mot juste. Nous nous épuisons à courir après des chimères, à lutter contre moulins à vents, à entreprendre des batailles inutiles… et nous nous étonnons d’être épuisés!

Nous gaspillons notre énergie à ressasser le passé, à y repenser, à entretenir dans notre tête un vieux scénario d’un film déjà vu 1000 fois, revisitant sans cesse les mêmes scènes, jouant tous les personnages à la fois, avec des finales différentes où notre ego jubile de se voir attribuer le meilleur rôle.

Nous gaspillons notre énergie à nous inquiéter pour le futur, pour ce qui risque d’arriver à la planète, à notre pays, à notre famille, à nous. Nous nous inquiétons parce que notre mental adore les scénarios catastrophes où il y a toujours des gros méchants et des gentilles personnes, catégorie dans laquelle il se place toujours.

Nous gaspillons notre énergie à tenter de prévoir ou même de savoir ce qui va se passer lors de l’inversion des pôles tout comme du bulletin scolaire de notre enfant. Nous pensons que nous devons tout savoir d’avance pour nous préparer à toute éventualité, comme si cela changeait quoi que ce soit.

Nous gaspillons ainsi notre énergie à lire et à regarder tout ce qui nous tombe sous la main ou les yeux nous rapportant- en faux ou en vrai, on ne le sait plus! – ce qui se passe ici ou ailleurs. Nous perdons un temps précieux, surtout en cette période charnière, devant la télé, l’ordinateur, ou pire encore sur notre portable, pratiquement greffé à notre main du matin au soir, en oubliant de vivre.

Nous gaspillons notre énergie à regarder ce que les autres font, disent, pensent et sont, jugeant, interprétant, prêtant intentions et attention à ce qui ne nous concerne pas.

Nous gaspillons notre énergie à nous plaindre de nos problèmes, réels ou imaginaires, à résister à ce qui est, à vouloir que les choses soient autrement, à tenter d’imposer notre volonté aux autres ou même à la Vie elle-même, à espérer que demain sera mieux qu’aujourd’hui sans réaliser qu’aujourd’hui est toujours tout ce que nous avons.

Nous gaspillons notre énergie à tenter de comprendre ce qui se passe à l’extérieur, à petite et grande échelle, alors que nous ne comprenons même pas ce qui se passe à l’intérieur de nous et que nous y consacrons vraiment peu ou pas d’énergie.

Que d’énergies gaspillées à nous forcer à faire ce que nous n’aimons pas vraiment et à consacrer si peu de temps à faire de ce que nous aimons, ce qui nous fait vibrer, ce qui nous donne de l’énergie!

Nous gaspillons notre énergie à vouloir faire mieux, être plus, changer les autres, projeter une image lisse de notre personnage, ce qui demande des efforts et de l’attention constante pour ne pas que notre « jupon dépasse », pour ne pas que nos zones d’ombre soient apparents aux yeux des autres. Nous mettons tant d’énergie à préserver notre personnage, même si souvent nous ne l’aimons pas vraiment, que nous finissons de gaspiller nos dernières réserves d’énergie pour quelque chose qui n’est même pas le vrai Nous!

Et nous nous étonnons d’être fatigués, épuisés, écœurés ! De ne plus avoir envie de rien faire, de ne plus nous forcer, de ne plus avoir le goût de faire de plans, ni même de maintenir cet Atlas que nous portons à bout de bras depuis trop longtemps.

Et vous savez quoi? C’est parfait ainsi!

Ne forçons plus! Ne dépensons plus notre énergie à vouloir maintenir notre fausse façade, à protéger cette image de nous qui nous fait tant souffrir par son besoin infini de protection, à nous croire en état de survie permanent.

Ce que nous sommes vraiment n’est jamais en état de survie, mais notre mental lui l’est.

Nous sommes de plus en plus nombreux ces temps-ci à vouloir nous arrêter, à faire silence, à créer du vide en nous et autour de nous, non pas pour exclure les autres mais pour nous inclure, nous… peut-être même pour nous rencontrer, pour la première fois de notre vie.

Lorsque l’on s’arrête, qu’on fait silence en soi, qu’on cesse de s’étourdir avec toutes sortes de choses à faire ou de gens à voir, qu’on devient de plus en plus présent à Soi, à Ça qui est là, depuis toujours, on retrouve cette Paix immense que nous sommes, cette Joie infinie que nous sommes…

Et on réalise qu’il n’y a rien à faire, rien à prévoir, rien à protéger, rien à regretter. La Vie s’occupe de tout. La Vie est Tout.

Évidemment, dans ce monde, on doit se nourrir, se vêtir et se loger, cela va de soi qu’un minimum d’actions doivent être faites pour fonctionner dans le quotidien.

Mais on se trompe quand on croit qu’on doit tout prévoir, tout assurer, tout protéger.

Pour beaucoup, la peur de s’arrêter et de faire silence est immense et beaucoup chercheront à se fuir toute leur vie, trouvant toutes sortes de moyens et de justifications pour ne pas se rencontrer.

Et pourtant, c’est la plus belle rencontre que nous puissions faire, c’est la plus importante de notre vie, la seule qui compte : dans ce silence, ce ralentissement presque complet d’activités, cette mise à l’arrêt du mental, se crée tout l’espace en nous pour découvrir que ce que nous sommes vraiment n’a ni début ni fin, que rien ne peut l’altérer ni le blesser, que l’Amour est notre véritable Nature.

Alors, il n’y a plus de gaspillage d’énergie, ni d’épuisement.

Il n’y a que la Vie qui bat, éternellement.

 

www.dianegagnon.net.

 

 

 

 

 

 

La petite voix... Attends-toi au meilleur

 

 

"Vois toujours le bon côté de la vie ! Attends-toi seulement au meilleur, et vois-le advenir ! Ne t'en prends jamais à quelqu'un d'autre pour l'état négatif dans lequel tu te trouves. Tu es ton propre maître ; il ne dépend que de toi de retourner le tableau et de voir ce qu'il y a de l'autre côté. Si tu choisis de voir le côté sombre de la vie, ne t'attends pas à attirer à toi les âmes qui connaissent la joie de la vraie liberté, car qui se ressemble s'assemble. Tu n'attireras à toi que les âmes qui sont dans le même état. Lorsque tu seras en pleine forme et que l'amour coulera de toi librement, tu attireras tout à toi, car tout le monde apprécie une âme joyeuse.

Apprends à élever une personne ou une situation, et ne te laisse jamais engloutir dans les profondeurs du désespoir par l'attitude de quelqu'un d'autre. Tu es ici pour créer la paix, l'harmonie, la beauté et la perfection, et le meilleur de la vie, alors vas-y et fais quelque chose dans ce sens!"

 

Extrait de "La petite voix, méditation quotidienne" d'Eileen Caddy

 

 

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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 09:57

 

 

Diane Gagnon –

 

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

   

 

 

ous voulez vous libérer? Lâchez prise! Lâchez prise sur votre histoire, sur vos souffrances, sur vos conflits, vos rancœurs, votre désir d’avoir raison, votre soif de contrôle, vos peurs, votre enfance blessée, vos relations difficiles, vos parents, vos enfants, vos amis, votre patron, vos collègues, vos employés. Tout ce qu’on retient nous retient!

Tant que nous sommes accrochés à nos vieilles blessures et que nous les traînons comme un boulet ou une fatalité, nous ne sommes pas libres et nous rejouons sans cesse des scénarios qui nous ramènent en plein visage cela même que nous tentons de fuir… jusqu’à ce que nous fassions la paix avec ces blessures en voyant ce qu’elles nous ont permis de développer en nous, ou de lâcher en nous.

Tant que nous en voulons à nos parents de ce qu’ils semblent nous avoir fait ou ne pas nous avoir fait, nous restons bloqués à ce stade de notre cheminement émotionnel, l’enfant en nous attendant patiemment que nous revisitions notre histoire afin de finalement comprendre que tout ce qui a été orchestré par la grande sagesse de la Vie a toujours été juste et nécessaire à notre éveil de conscience. Il convient alors de nous offrir nous-mêmes ce que nous estimons ne pas avoir reçu de nos parents ou de prendre soin de ce qui semble avoir été reçu « en trop ».

Tant que nous ne pardonnons pas (et je sais qu’ici beaucoup auront des résistances!), nous restons prostrés dans notre rôle apparent de victime de la personne qui semble nous avoir fait du mal et nous lui donnons du pouvoir sur nos émotions et notre bonheur. Nous ne pouvons avancer sur le chemin de la Paix et de la Joie tant que nous en voulons à d’autres. Et ironiquement, c’est en pardonnant que la Paix et la Joie émergent à nouveau. On ne peut pas vivre notre mission si on blâme les autres : nous devons assumer tout ce que nous vivons. Ce n’est pas se sentir coupable, c’est assumer la leçon qui cherche à être enseignée. Le refus de pardonner est un boulet pire que la blessure qui l’a causé qui ralentit toute votre évolution et qui nous prive d’être heureux.

Tant que nous restons campés sur nos positions, nos idées, nos opinions, notre manière de faire, nous nous privons de toute la richesse de la Vie et de la créativité des autres qui peuvent offrir bien davantage que les petits moules dans lesquels nous recueillons leurs contribution. S’ouvrir aux autres c’est aussi s’ouvrir à la Vie. L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne!

Tant que nous exerçons nos jugements sur les autres, que nous les blâmons pour tout et son contraire, que nous les tenons responsables pour les émotions que nous vivons, nous n’assumons pas pleinement ce que nous sommes et tentons de refiler la facture à la table d’à côté! Tout ce que nous vivons sert notre évolution, sans exception. L’autre est toujours notre partenaire de liberté.

Tant que nous résistons à nos élans intérieurs, nous qui sommes toujours prompts à inventer 1000 excuses pour ne pas suivre ces élans, nous qui rationnalisons, analysons, synthétisons et réfléchissons tant que nous passons à côté du plus important de la Vie, nous manquons d’authenticité envers nous-mêmes car nous renions une partie de nous, soi-disant pour convenir à des normes sociales que d’autres ont créées. Mais quand donc nous mettrons-nous vraiment à l’écoute de ce qui vit en nous, de ce qui vibre en nous et à laisser toute cette abondance d’amour s’exprimer librement à travers ce que nous sommes vraiment, sans avoir peur de déranger ou de déplaire?

Tant que nous résistons à la Vie, nous vivons souffrance après souffrance, oubliant que c’est précisément notre résistance à ce qui est là qui est la cause de nos souffrances. Tant que nous ne disons pas un grand et inconditionnel Oui à la Vie, nous demeurons prostrés dans notre petite vie et exerçons tous les contrôles possibles pour que cela marche à notre façon, oubliant de réaliser que cela ne fonctionne jamais! La Vie a toujours le dernier mot.

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

Pensée de la semaine de

 

 

Matthieu Ricard


Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

 

 

Avant de cultiver l'amour et la compassion, il importe de bien comprendre ce que recouvrent ces deux termes. Dans la tradition bouddhiste, on les considère comme deux aspects d'un même sentiment de bienveillance : l'amour est le désir que tous les êtres soient heureux, et la compassion, le souhait qu'ils soient libérés de la souffrance.

 

 

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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 10:15

 

 

Texte de Pierre Pradervand

 

 

Au réveil, bénissez votre journée, car elle déborde déjà d’une abondance de biens que vos bénédictions font apparaître. Car bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait partie intégrante de la trame même de l’univers. Il n’attend qu’un signe de nous pour se manifester.

 

En croisant les gens dans la rue, dans le bus, sur votre lieu de travail, bénissez-les tous. La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, et l’aura de son discret parfum une lumière sur leur route. Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé, dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres. Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances. Bénissez-les de toutes les façons concevables, car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences de la guérison, mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie dans les espaces arides de votre propre vie.

 

En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité, ceux qui la gouvernent et ses enseignants, ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées. A l’instant même où quelqu’un exprime la moindre agressivité, colère ou manque de bonté à votre égard, répondez avec une bénédiction silencieuse. Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement, car de telles bénédictions sont un bouclier qui vous protège de l’ignorance de leurs méfaits, et détourne la flèche qui vous est adressée.

 

Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, totalement et sans réserve aucune le bien illimité – pour les autres et les événements de la vie – en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total ce qui est toujours un don du Créateur et cela quelles que soient les apparences. Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier.

 

Bénir tout et tous, sans discrimination aucune, constitue la forme ultime du don, car ceux que vous bénissez ne sauront jamais d’où vient ce rayon de soleil qui soudain perça les nuages de leur ciel, et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie.

 

Quand, dans votre journée, quelque événement inattendu vous bouleverse vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions, car la vie est en train de vous apprendre une leçon, même si sa coupe peut vous sembler amère. Car cet événement que vous pensez être si indésirable, vous l’avez en fait suscité, afin d’apprendre la leçon qui vous échapperait si vous hésitiez à le bénir. Les épreuves sont des bénédictions cachées, et des cohortes d’anges suivent leur traces.

 

Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente cachée aux yeux matériels. C’est activer la loi universelle de l’attraction qui, du fond de l’univers, amènera dans votre vie exactement ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir, progresser, et remplir la coupe de votre joie.

 

Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants dans leur innocence et leur liberté, leur bonté, la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel. Car on ne peut qu’être prisonnier de l’image qu’on a de soi-même, et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour d’une prison, tout comme les citoyens d’un pays libre peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée.

 

Quand vous passez devant un hôpital, bénissez ses patients dans la plénitude de leur santé, car même dans leur souffrance et leur maladie, cette plénitude attend simplement d’être découverte. Et quand vous voyez une personne en pleurs ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie: car les sens ne présentent que l’inverse de la splendeur et de la perfection ultimes que seul l’œil intérieur peut percevoir.

 

Il est impossible de bénir et de juger en même temps. Alors maintenez en vous ce désir de bénir comme une incessante résonance intérieure et comme une perpétuelle prière silencieuse, car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix, et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu.

 

Texte de

Pierre Pradervand

 

P.S. Et par dessus tout, n’oubliez-pas de bénir cette personne merveilleuse, totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d’amour que VOUS êtes.

 

http://www.gentleartofblessing.org/fr/le-texte

 

 

 

 Pensée de Matthieu Ricard

 

 

Moine bouddhiste

 

Un jour, je contemplais longuement un papillon posé sur une fleur qui oscillait doucement sous la brise. Il butinait, puis, sans raison apparente, s’envolait, voletait de-ci de-là̀ et revenait déployer ses belles ailes bleues sur le pistil orange. Ce manège, ré́pété à plusieurs reprises, évoqua en moi les instructions sur la façon de stabiliser l’esprit : « Lorsque tu t’aperçois que tu es distrait par des pensées nouvelles, reviens encore et encore vers l’objet de ta concentration. Si ton esprit se fatigue et que ta concentration se relâche, laisse-le simplement reposer dans son état naturel, préservant cette liberté́ intérieure, sans encourager les pensées ni tenter de les supprimer. Contemple la nature même de l’esprit. A-t-il une forme, une couleur, une localisation ? N’y trouvant rien, demeure à l’aise, détendu, dans cet “introuvable”. Laisse les pensées se défaire à mesure qu’elles se forment, comme un dessin tracé du doigt à la surface de l’eau.1»

 

Je ne suis guère poète, mais un jour j’écrivis ces lignes reflétant les divagations de mon esprit :

 

Las de combattre mes pensées, je leur demandai :

« N’allez-vous pas me laisser tranquille ? »

Comme une bande de gamines gouailleuses.

 

Elles éclatèrent de rire.

J’essayai de m’enfuir,

Elles me poursuivirent en se moquant de plus belle.

 

Fatigué, je m’assis au flanc d’une colline. «Vais-je jamais leur échapper ? »

Je regardai pensivement le ciel.

Soudain une idée me vint :

« Il suffirait que je devienne invisible :

Un morceau de ciel par exemple ! »

Mais je ne trouvai nulle part où accrocher

Mon petit bout de ciel dans le grand ciel.

 

À mesure, que, désarmé, je contemplais l’espace,

Mon esprit commença à se fondre en lui.

« Nous y sommes ! » me dis-je,

Riant de bon cœur à l’idée de la tête de mes pensées déconfites. Mais, bientôt, je ne riais plus,

Car je n’étais plus là.

 

[…]

 

L’une des grandes leçons que je tirai de ces années passées en retraite dans des ermitages de montagne, à méditer et à contempler la nature sauvage et, à l’opposé, plongé dans le chaos de la vie moderne, est celle de la simplicité.

 

Un jour, alors que j’étais assis sur le balcon de mon ermitage, je me fis cette réflexion : « Si une fée me proposait de prononcer trois vœux, uniquement sur le plan matériel, qu’est-ce que je pourrais bien lui demander ? » Vu la taille de mon ermitage, les possibilités étaient limitées : impossible d’y caser une chaîne hi-fi, ni même un ordinateur grand écran. J’ai un autel où sont disposées des statues, une vingtaine de livres, quelques vêtements et objets utiles. Au bout d’un moment, j’éclatai de rire : je ne trouvais rien à souhaiter qui présente un avantage et ne soit pas une simple source d’encombrement. Ainsi s’impose ce mantra qui me procure un immense sentiment de soulagement dès que je le récite une dizaine de fois: « Je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! je n’ai besoin de rien ! » Vive la simplicité́ heureuse !

 

J’aime beaucoup ces mots de Henry David Thoreau2 : « Simplifier, simplifier, simplifier...» Simplifier nos pensées, simplifier nos paroles et simplifier nos actes, ce n’est pas diminuer notre créativité́ ou rétrécir notre existence, c’est apprécier intensément la sérénité sans égale d’un esprit au repos dans son état naturel. C’est déposer le fardeau, si longtemps coltiné, des constructions artificielles et distordues qui ne cessent de foisonner dans notre esprit, de le troubler, de l’agiter en tous sens, de le fragmenter, de le comprimer, de l’enchainer – en un mot de le tourmenter.

 

La simplicité, c’est de laisser nos pensées reposer dans la nature de l’esprit, tout comme les feuilles qui se détachent de l’arbre et tombent naturellement sur le sol ; c’est le soleil qui se lève au-dessus d’une mer de nuages ; c’est le miroir d’un lac aux eaux transparentes ; c’est l’air vif et pur de la montagne ; c’est le regard qui se fond dans un ciel sans nuages, ou s’étend au loin sur un enchaînement de collines boisées ; c’est le regard intérieur qui se pose dans la simplicité́ naturelle de l’esprit.

 

1 Traduit du tibétain d’après un enseignement oral de Dilgo Khyentsé Rinpoché.

 

2 Henry David Thoreau (1817-1862) est un philosophe, artiste, écrivain, essayiste et poète américain. Il tenait à marcher tous les jours trois ou quatre heures dans la nature. Voir son ouvrage le plus connu sur la vie simple, Walden ou la vie dans les bois [1854], Gallimard, 1921.

 

 

 

Nous vous souhaitons une belle journée,

et vous remercions de votre présence à nos côtés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 09:21

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

 

Coach, Conférencière

 

 

Tant d’efforts sont longuement déployés pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés ou pire, ceux que d’autres ont fixés pour nous. Beaucoup croient qu’il est impossible « d’avancer » dans la Vie sans d’abord se fixer des objectifs qui, dit-on en management, se doivent d’être réalistes et réalisables, mesurables et quantifiables. Mais avancer pour aller où, puisque nous sommes déjà là, dans le moment présent!

Nous passons ainsi la majeure partie de notre vie à vouloir avoir plus, être reconnus, gravir les échelons, avoir du pouvoir et même changer le monde ou, comme il est courant de l’entendre dans les milieux de « croissance personnelle », devenir une meilleure version de soi-même.

Les objectifs que nous cherchons à atteindre au prix de tant d’efforts et de renoncements deviennent précisément les obstacles à notre bonheur. Ils nous éloignent de ce que nous sommes, ici et maintenant.

Beaucoup veulent changer les choses, améliorer ce monde, se « développer », faire une différence et pour cela, ils sont prêts à fournir tous les efforts nécessaires, omettant de voir à quel point on se renie souvent à force de forcer, de lutter, de « faire » plus, de viser un but jugé respectable par la société. On veut « changer le monde »! Rien que ça!

Vouloir que ça change n’est pas la voie.

Vouloir que ça change, vouloir changer le monde n’est pas la voie. Le monde n’a pas besoin d’être sauvé. Le monde a besoin d’être aimé. Tel qu’il est! Plus difficile, n’est-ce pas?

On passe notre vie à lutter contre la Vie, croyant présomptueusement que NOUS pouvons l’améliorer, niant ainsi que la Vie sait toujours ce qu’elle fait, même si cela nous paraît injuste, cruel, inacceptable. C’est justement dans ces collisions avec la Réalité Ultime que nous finissons par lâcher prise et accueillons ce qui est là. Sans chercher à le changer, sans vouloir l’améliorer, sans tenter d’imposer notre volonté par-dessus celle de la Vie.

Dès que l’on met notre orgueil de côté et que nous renonçons à vouloir que les choses fonctionnent à « notre » façon, une grande et douce Paix s’installe en nous : c’est la fin des luttes pour la survie, pour se protéger, pour courir après plus de choses vaines et inutiles. On comprend enfin que tout est déjà accompli et que c’est la Vie qui décide de tout, pas notre personnage.

L’arrêt des luttes et de la souffrance est dans l’acceptation, l’abandon total, car refuser la souffrance crée encore plus de souffrance. Ces luttes et cette souffrance ont leur origine dans les pensées que nous croyons vraies. Dès que nous cessons de croire nos pensées, nous revenons pleinement dans le moment présent, où tout est parfait, peu importe les apparences qui semblent prétendre le contraire.  Être avec la Vie, être la Vie même, c’est intégrer le fait que toute chose, que nous la jugions bonne ou mauvaise, a sa raison d’être et que tout événement ne vise qu’à nous rappeler Ce que nous sommes, à nous éveiller à Ça.

S’abandonner dans les bras bienveillants de la Vie, dire Oui à ce qui est là, est un point tournant dans notre existence, une révolution personnelle même. Essayez, vous verrez!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 


Matthieu Ricard

 

Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

Prends pour objet de méditation l'ensemble des êtres et applique-toi à mettre en œuvre les quatre attitudes immensurables : l'amour, ou le désir que tous les êtres soient heureux ; la compassion, ou le désir qu'ils soient affranchis de la souffrance ; la joie devant le bonheur d'autrui ; et l'impartialité qui consiste à traiter tous les êtres de manière égale, sans attachement ni rejet.

 

Nous vous souhaitons une belle journée,

 

 

 

 

 

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 09:55

Diane Gagnon - Auteur,

 

 Coach, Conférencière

 

 

Toute notre vie, la société a abondamment valorisé le mental, l’intellect, les connaissances. On nous a dit de nous « battre » pour surmonter les difficultés, de ne jamais lâcher, de tout faire pour atteindre nos objectifs. On a louangé la réussite, l’ego, le succès, les pensées réfléchies, les discours intellectuels. On nous a fait croire que le bonheur résidait dans l’atteinte de nos buts, dans la réussite matérielle, le succès populaire, le sommet de l’échelle. Qu’avec de la volonté, de la persévérance et de l’organisation on peut tout faire!

Mais on avait tout faux.

Beaucoup ont payé de leurs relations familiales, de leur santé, de leur vie de couple, de leur temps et de leurs rêves d’enfants cette fichue réussite. Pour finalement se rendre compte que non, le bonheur ne se trouve pas au sommet de l’échelle, ni dans le nombre de likes, ni dans la notoriété, ni dans la richesse matérielle.

On réalise ainsi un jour que notre mental, nourri trop longtemps, a pris le contrôle de notre vie, de notre créativité, de nos élans, de notre intuition. On finit par comprendre que nos pensées, lorsque nous les croyons, n’améliorent jamais les choses, elles les aggravent. Le mental ne peut pas comprendre la Vie, il est dépourvu de ce qu’il faut pour nous laisser vivre sereinement. Même le mental dit spirituel, qui s’enorgueillit trop souvent de sa prétention infinie, constitue la plupart du temps une fuite de notre réalité intérieure. On écoute ce qu’il y a au-dehors plutôt que de suivre ce qu’il y a à l’intérieur de nous.

Plus nous concédons de l’importance à notre mental et de la crédibilité à nos pensées, plus nous nous éloignons de ce que nous sommes vraiment. Nous ne sommes pas notre mental, nous ne sommes pas ce corps, nous ne sommes pas nos pensées : nous sommes bien plus que ça.

Nous n’avons pas à lutter : tout ce qui apparaît comme une lutte est une invitation à voir ce qui n’a pas encore été vu, ce qui n’a pas encore lâché. Toute cette structure mentale d’organisation, de planification, d’analyse, de jugement est souvent ce qui nous empêche de Réaliser le Soi, de connaitre l’Éveil. Nous sommes trop dans notre tête… et pas assez dans notre cœur.

La meilleure manière de faire taire le mental et de se déprogrammer de tout ce qui nous a été imposé, c’est d’apprendre à se connaître vraiment. Pas connaître notre personnalité. Mais nous rappeler Ce que nous sommes, cette Conscience infinie, éternelle, Unique. Pour cela, le Silence est nécessaire, l’humilité est un atout, le lâcher prise est essentiel et surtout, la Confiance en la Vie Absolue est la pierre angulaire de ce changement de regard.

Le mental ne comprendra jamais ce revirement vers Soi. Espérer une compréhension intellectuelle est le meilleur moyen de rester pris dans les mêmes ornières, les mêmes souffrances. Mais revenir en Soi et se connecter à Ce qui sait, à cette connaissance innée en soi, à cette intuition absolue, c’est déjà vivre plus pleinement que jamais. Moins de mental et plus de Vie! Moins de questions et plus de réponses! Moins de souffrance et plus de joie!

La plus grande guérison est de nous réveiller de ce que nous ne sommes pas. La plus grande Joie c’est de nous éveiller à Ce que nous sommes vraiment : l’Amour, la Paix lumineuse, la Joie Pure!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 09:58

 

 

texte du site: 

 

Le bistrotdelarosecroix.com  texte du site 

 

 

C'est une épreuve terrible que certaines personnes ont à subir dans leurs incarnations, de vivre de merveilleuses relations affectives ou amoureuses et que celles-ci soient interrompues par le décès inattendu du proche, de la compagne ou du compagnon.

 

Ce n'est naturellement pas imaginable de penser à intervenir directement lorsque la personne encore incarnée se laisse submerger par la tristesse, n'accepte pas de faire son deuil et de retourner à la vie pour s'enfermer dans la souffrance:

 

 Je t'aime mon amour, mon âme sœur et j'espère te rejoindre bientôt...

 

Difficile dans ce cas d'expliquer l'illusion des "âmes sœurs" que certains pseudos gourous théorisent, récupérant à leur sauce l'idée qu'il y a effectivement des familles incarnatives, ou des relations diverses, rassemblant des personnalités qui se retrouvent parfois régulièrement de vies en vies.

 

Difficile également d'amener la prise de conscience que la fréquentation affective de défunts dégénère souvent en maladies graves qui empoisonnent la vie du vivant.

 

Difficile enfin de faire comprendre qu'avec parfois de la bonne volonté, divers "rituels" de fréquentations "coincent" le défunt et l'empêchent de préparer correctement sa "suite" tandis que nous devons penser davantage à remplir de Vie les vivants.

 

Laissons les défunts poursuivre leur cheminement et profitons intensément des possibilités d'évolution qu'offre l'incarnation.

 

Pensons un instant aux efforts des Maîtres pour que dans chaque maison, il n'y ait non pas un lieu consacré aux défunts mais un sanctum consacré à la Vie.

 

 

   

 

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 08:42

 

Diane Gagnon –

 

 

 Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

Nous avons tous connu un jour ou l’autre cette peur du vide, comme l’impression que le tapis glisse sous nos pieds. La peur d’être seul, la peur du manque conditionne longtemps notre vie, jusqu’à ce qu’un jour, peut-être poussés par la Grâce, nous osons enfin regarder en face cette peur, toutes ces peurs qui relèvent de la peur de la mort, du néant, de l’anéantissement.

Si nous restons au niveau de notre personnage et que nous laissons le mental prendre les commandes, il est évident qu’une angoisse sourde peut émerger : le mental, l’ego a tellement peur de disparaître car il sait qu’un jour ou l’autre il n’exercera plus son influence tyrannique sur Ce que nous sommes. Alors il crée toutes sortes de scénarios de peur et nous plonge en mode protection et survie pendant des années.

Toutefois, si nous accueillons ces peurs, si nous nous laissons traverser par elles et les observons à partir du point de vue plus élevé de la Conscience, nous ne nous sentirons pas menacés, nous n’angoisserons pas car nous voyons que toutes les peurs ne sont que des pensées. Et toutes les pensées finissent par passer.

La peur de vivre d’autres épreuves disparaît car nous reconnaissons alors qu’au sens de la Conscience, il n’y a pas d’épreuves destinées à nous faire souffrir, il n’y a que des aiguillages pour nous ramener à Soi, toujours. Lorsque nous ne voyons pas que la Vie conspire constamment pour nous ramener vers Soi, nous avons parfois un plaisir coupable à raconter tout ce qui semble aller mal dans notre vie, attirant ainsi encore plus d’événements qui nous semblent fâcheux, désagréables, injustes. Mais dès que l’on prend conscience que tout fait partie de l’expérience que nous sommes invités à vivre pour nous rappeler qui nous sommes, nous portons une attention spéciale aux situations qui apparaissent sur notre route, puisqu’elles agissent toutes comme des panneaux indicateurs pour nous ramener sur le chemin de la maison.

La peur du vide vient sans doute du fait que nous ne savons pas encore à quel point le vide est plein de vie! La peur de disparaître est une chimère puisque la Conscience que nous sommes ne meurt jamais. Quand nous retournons notre attention en nous-mêmes, une paix de plus en plus grande s’installe, jusqu’à ce que nous y restions à demeure.

Accueillir ses peurs comme des enfants égarés nous permet de voir à quel point nous vivons dans l’illusion. Bien que nos peurs nous semblent bien réelles, et que les émotions les accompagnant sont vécues dans le corps, on finit un jour par voir que les peurs ne sont que des pensées, fausses, pour la majorité et on les laisse passer sans s’y accrocher.

Faire la paix avec la peur de la mort, sachant que l’on ne meurt pas, apporte un immense sentiment de plénitude. Être libéré de la peur de la mort, c’est l’une des plus grandes libertés qui soient.

Car une fois libéré de cette peur, il émerge un appétit de vivre inouï, effervescent, infini! Une envie de vivre toutes les expériences pour lesquelles l’élan intérieur se présente, sans se demander si cela se fait ou pas. C’est l’Amour de la Vie sous toutes ses formes qui prend le dessus, qui goûte tout de la Vie. La Vie devient à la fois incroyablement douce et immensément intense quand on n’a plus peur. C’est ça, vivre libre!

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 10:06

 

 

Diane Gagnon –

 

 

Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

Pendant de nombreuses années, comme la majorité des gens, j’ai travaillé beaucoup, beaucoup. Au point de ne pas avoir de temps pour les passe-temps! Mais depuis quelques années, encore plus depuis quelques mois, tout ce qui vibrait en moi dans mon enfance remonte à la surface avec tellement d’intensité que je ne peux qu’écouter et suivre ces élans du cœur : écriture bien sûr, et peinture, mais aussi harpe, piano, chant, violon, flûte, handpan et aussi culture de potager, de fleurs, etc. Et même comédienne, juste pour le plaisir de jouer! Sans oublier mon nouveau rôle de grand-mère qui fait fondre mon cœur! Tous ces nouveaux aspects dans ma vie étaient pourtant déjà en moi, mais enfouis bien loin sous les responsabilités, les rôles imposés, la survie.

Nous avons tous plein de facettes, plein de talents, plein d’aptitudes, plein de dons : comment se fait-il que nous les oublions pour ne polir qu’un seul ou deux côtés de ce que nous sommes venus incarner ici sur terre?

Plus que jamais, devant ce monde qui semble avoir envie de dériver, nous pouvons explorer avec encore plus d’amour toutes les facettes de la pierre précieuse que nous sommes pour que notre lumière brille encore davantage.

Chaque fois que nous laissons de côté l’une des facettes de ce que nous sommes, nous privons le monde d’une partie de notre lumière. Chaque déni de soi finit par nous rattraper et se manifester sous la forme de maladies, d’accidents, d’événements désagréables.

Nous nous sommes faits mettre dans des petites cases depuis que nous sommes tout-petits avec des étiquettes pour nous rappeler ce que les autres semblaient avoir décidé que nous étions. Pour la majorité d’entre nous, notre « identité » vient du feedback des autres face à nos élans spontanés. Nous sommes devenus sérieux, travaillants, logiques, intellectuels, habiles ou malhabiles, et même forts ou plutôt faibles en fonction de ce que les autres ont dit de nous ou nous ont dit à nous.

Mais ce temps est terminé maintenant. Un jour, tout le monde doit sortir du placard! Le placard dans lequel on nous a rangés, enfermés, définis, programmés. Il est temps d’être pleinement ce que nous sommes sans nous soucier le moins du monde de ce que les autres pensent ou disent de nous. Il est temps d’enlever nos propres chaînes. Depuis si longtemps nous avons cru les autres, il est temps maintenant de croire en soi!

Et si on exploitait toutes nos facettes? Si on (re)découvrait tous nos talents, ceux que nous avons mis de côté, ceux que nous n’avons pas encore explorés et qui attendent impatiemment d’être éclairés? La Vie est un Grand Jeu que nous avons pris trop au sérieux. Faisons le contrepoids à l’ombre en illuminant avantage ce monde avec chaque aspect lumineux de ce que nous sommes. Sans limite. Librement.

 

www.dianegagnon.net

 

 

 

 

 

Texte de Matthieu Ricard

 
Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe

 

 

 

La joie est le plaisir sincère qu'on éprouve à la vue

Des perfections d'autrui, accompagné de vœux pour le bonheur de tous.

Elle consiste à se réjouir de ce que chacun a obtenu par lui-même

Et à souhaiter qu'il n'en soit plus jamais privé.

 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:46

 

 

 

Diane Gagnon - Auteur,

 

Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

En ce moment charnière de l’humanité, nous sommes appelés plus que jamais à revenir dans notre cœur, à nous tourner vers l’intérieur, à rejoindre cette Paix en Soi que nous sommes.

Depuis presque 12 ans maintenant, je vous écris ici régulièrement, tous les jours les 10 premières années et maintenant plusieurs fois par mois. Ici, tous ces textes sont écrits avec le cœur, de manière totalement inspirée, sans que mon mental n’intervienne, sauf à la toute fin pour corriger les fautes de frappes! Ainsi, ces textes sont conçus pour rejoindre votre cœur et il vaut mieux ne pas les lire ou les analyser avec le mental. Laissez-vous toucher par ce qui vous rejoint et mettez le reste de côté.

Les temps ne sont plus à l’analyse, aux argumentations, aux discussions pour avoir raison. De plus en plus, en accéléré, tout ce qui se déroule constitue une invitation à se rencontrer, en Soi. Ce n’est plus le temps des jugements, des critiques, du mépris et des luttes. C’est le temps de se découvrir pleinement, de laisser tomber les tentatives de contrôle, de faire la paix avec ce qui est et de se laisser traverser par ce qui nous est proposé chaque jour.

Nous devons cesser de vouloir tout comprendre de l’extérieur, et commencer par nous comprendre nous-mêmes. Cessons de vouloir tout apprendre de l’extérieur et découvrons tout ce que nous pouvons apprendre de l’intérieur. Car en nous, en cette Présence que nous sommes, se trouvent toutes les réponses, tout ce qu’il y a à savoir, tout ce qu’il y a à comprendre par le cœur. Tout ce qu’il y a à vivre et à aimer.

Comprendre par le cœur signifie que ce n’est plus la volonté personnelle ni le mental qui interprète, mais bien la Présence qui s’imprègne de cette Vie si immense et qui Sait, toujours.

Tout est appelé à passer par le cœur, tout sans exception. Le mental ne peut pas saisir cette nuance, lui qui veut toujours tout contrôler. C’est pourquoi on parle souvent ici de lâcher prise, de n’offrir aucune résistance, de se laisser traverser par les émotions, les événements, sans tenter de les retenir ou de s’y attacher. Même le mental dit « spirituel » ne peut comprendre ce que le cœur a déjà compris. Parfois, le mental qui s’investit trop dans la spiritualité nous éloigne de la réalité en nous maintenant dans l’illusion d’un vouloir toujours plus : plus de connaissances, plus de lectures, plus d’évènements dits spirituels, cherchant au-dehors ce qu’il y a déjà en-dedans, nous limitant ainsi dans cette Vie pourtant illimitée.

Pourtant, tout est là, en nous. Nous sommes déjà complets.

Il n’y a rien après quoi courir, il n’y a rien à rejeter, il n’y a rien à retenir, rien à apprendre de plus, rien de plus à comprendre avec le mental.

Il y a tout à accueillir par le cœur. Sa Volonté, et non celle de notre mental.

Vivons pleinement, aimons totalement.

 

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15 octobre 2022 6 15 /10 /octobre /2022 08:36

 

 

 

Diane Gagnon

 

 Auteur, Coach, Conférencière

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout est terreau pour notre éveil. Tout est divinement orchestré pour que l’humanité s’éveille à sa vraie nature.

Il nous semble pourtant extrêmement difficile de s’accorder avec ces énoncés lorsque nous vivons personnellement quelque chose qui nous semble injuste, difficile, inacceptable, révoltant. Nous aurions envie de nous révolter justement et de crier que ces phrases sont creuses et bien naïves.

Et pourtant… Qu’on le veuille ou non, que cela fasse notre affaire ou pas, qu’on accueille ou qu’on résiste, rien de tout cela ne changera quoi que ce soit au Grand plan qui est en place pour que nous nous rappelions tous et chacun de Ce que nous sommes, en réalité.

Ce que nous appelons des drames peuvent s’avérer des bénédictions si nous avons la sagesse d’y voir le Grand Plan à l’œuvre. Si nous restons focalisés sur notre personnalité, sur ce qu’on appelle le personnage, nous perdons de vue l’invitation à voir plus Grand, à lâcher toute résistance, à se laisser traverser par ce que « la Vie » a prévu pour que nous nous réalisions le Soi.

Peu importe ce qui se passe à l’extérieur, rien n’est fait contre nous. Tout semble se produire pour que nous revenions à la Source, notre vraie Nature, et que nous voyions enfin l’illusion dans laquelle nous vivons depuis trop longtemps.

Tout ce que nous vivons, ce que nous semblons vivre, ce ne sont que des expériences. Que nous les qualifions de positives, de neutre ou d’extrêmement négatives, rien n’est le fruit du hasard et tout nous serre de terreau pour que nous puissions abandonner tous les voiles qui obscurcissent notre vision de la réalité. Tout n’est qu’expérience ici-bas, fut-elle difficile, voire inacceptable. Si nous pouvions prendre conscience que tout n’est expérience, créée par la Source pour nous ramener à Elle, nous pourrions plus aisément nous laisser traverser par ce qui arrive plutôt que d’en faire une histoire additionnelle à notre histoire personnelle. Rien ne nous arrive À nous, tout arrive POUR nous, pour notre Éveil. Comprendre cela nous relie à cette gratitude infinie que tout est toujours pour le mieux, même quand cela semble être le pire.

Certains sages affirment que la Conscience joue à se reconnaître. Mais peut-être aussi la Conscience met-elle tout en place pour que nous nous souvenions que l’Amour est fondamentalement Ce que nous sommes. Tout ce que nous agitons autour de notre personnage ne sert qu’à retarder le moment où nous redeviendrons, si tant est que nous l’avions oublié, cette Lumière-Amour que nous sommes.

Il est grandement temps de rentrer à la Maison.

 

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                       De Paul Ricard

 

"La Sagesse ne s'achète, ni se vend, car la Lumière vient d'en Haut et non d'en bas..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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