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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 08:21

Lettre ouverte aux animaux

 

 

 

Comme vous le savez, les animaux ont subi et subissent encore la bêtise, l’ignorance et la cruauté des hommes. Depuis les souffrances qui leur sont infligées dans le cadre de pratiques magico-religieuses fondées sur la superstition, jusqu’à celles qui leur sont imposées au nom d’une conception archaïque de la science, sans parler de ceux que l’on abat pour en consommer la chair ou faire de leur peau de luxueuses parures, ils sont des millions à mourir chaque jour dans des conditions plus barbares les unes que les autres. Et si j’admets que l’homme puisse s’impliquer dans la régulation du règne animal afin d’éviter que certaines espèces ne prolifèrent, je ne comprends pas que l’on puisse chasser par plaisir, au point d’élever du gibier destiné à être “lâché” dans la nature la veille de telle ou telle battue. Que dire également de la chasse à courre !

 

 

Les pratiques magico-religieuses auxquelles je viens de faire allusion concernent notamment les rites au cours desquels on égorge des animaux qu’on laisse se vider de leur sang, afin de conjurer un sort ou d’en jeter un, d’éloigner un mauvais esprit ou de se l’adjoindre, d’obtenir le soutien des forces du mal ou de les repousser, etc. Il y a également ceux que l’on sacrifie pour obtenir les faveurs de Dieu Lui-même. Pourtant, quelle que soit la conception que l’on ait de Lui, il devrait sembler évident à tout croyant qu’aucun sacrifice de ce genre ne peut Lui plaire, et qu’Il désapprouve toute souffrance infligée inutilement aux animaux.

 

 

Est-ce à dire que certaines souffrances subies par les animaux sont utiles ? Non. Disons plutôt qu’il y a des raisons qui justifient que l’on en tue et d’autres non. Au risque de vous étonner, je ne suis pas choqué par le fait que l’on en sacrifie pour se nourrir, car je pense que cela peut répondre à une nécessité et fait partie de l’ordre naturel des choses. À l’état sauvage, nombre d’animaux en tuent d’autres pour se nourrir. On peut le déplorer, mais c’est ainsi. C’est même une nécessité pour éviter la prolifération de certaines espèces, dont la survie serait alors menacée par manque de nourriture ou d’espace vital. La prédation fait donc partie des lois qui permettent à la nature de se réguler et de se régénérer. Dès lors, on peut comprendre que l’homme lui-même tue des animaux pour se nourrir.

 

 

Malheureusement, et comme vous le savez, les animaux que l’on tue à des fins alimentaires sont trop souvent abattus d’une manière cruelle, de sorte qu’ils souffrent “inutilement”. Le faire de telle manière qu’ils ne soient pas stressés et ressentent un minimum de souffrances, voire aucune, devrait être une obligation morale et légale. Par ailleurs, il faudrait impérativement que tous les animaux concernés soient élevés au plus près de la nature et, le moment venu, transportés dans les meilleures conditions possibles. Vous conviendrez certainement que s’il en était ainsi dans tous les pays du monde, un très grand pas serait franchi dans le respect de la vie animale. De même, comment ne pas être choqué lorsque l’on sait qu’environ 25 % des animaux abattus ne sont pas consommés, mais livrés à l’incinérateur ?

 

 

Précédemment, j’ai évoqué également les souffrances imposées aux animaux « au nom d’une conception archaïque de la science ». Cela concerne évidemment ce que l’on désigne sous le nom d’ « expérimentation animale » ou de « vivisection », sans parler des « tests en cosmétique ». De telles pratiques sont aussi inutiles que barbares : inutiles, parce que la manière dont l’animal martyrisé réagit est dans la très grande majorité des cas non transposable à l’homme ; barbares, parce que les expériences pratiquées lui causent un stress et des souffrances extrêmes dont nous devrions avoir infiniment honte. Mais là encore, il faut être réaliste : il est parfois nécessaire de faire certaines opérations sur des animaux avant de les pratiquer sur les êtres humains. Ce doit être tout à fait exceptionnel et, dans ce cas, il est impératif de veiller à ce qu’ils souffrent le moins possible, comme on est censé le faire lorsque l’on opère une personne dans un hôpital ou une clinique.

 

 

Que dire également des animaux que l’on tue ou mutile partout dans le monde, sous prétexte que leur chair, leurs nageoires, leurs cornes, leurs os, leur queue, leur bile ou toute autre partie de leur corps sont aphrodisiaques, augmentent la force physique, rendent plus intelligents, accroissent la durée de vie, guérissent le cancer ou le sida, et autres aberrations. Comme il est triste et affligeant de voir que des millions de personnes, et même des milliards, croient encore en de telles superstitions et participent ainsi au massacre et à la mise en captivité d’espèces animales souvent rares et vulnérables. Malheureusement, il faudra beaucoup de temps pour leur faire comprendre que ces croyances n’ont absolument aucun fondement et que leur caractère “traditionnel” est une imposture. Dans cet ordre d’idée, comment peut-on apprécier les corridas, les combats de coqs, et autres “traditions” barbares ?

 

 

Serge Toussaint

Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

 

 

 

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